Natura 2000 et le droit de chasse en France

En France, il existe une hiérarchie du droit. Le droit international est supérieur au droit national. Ainsi, puisque notre pays fait partie des 27 pays membres de l’UE, les directives européennes doivent être respectées en France. L’exemple de la directive européenne Natura 2000 montre que la mise en conformité du droit français avec le droit communautaire soulève parfois des polémiques. C’est ce que nous allons voir en étudiant l’adaptation du droit de chasse français à la législation européenne.

OBJECTIFS

  • Expliquer les rapports entre le droit européen et le droit français
  • Comprendre que la mise en application d’une directive européenne nécessite une concertation entre tous les acteurs

La directive Natura 2000 : les objectifs

« En 1992, au « sommet de la Terre » de Rio de Janeiro, en réponse aux inquiétudes croissantes concernant la diminution de notre patrimoine naturel, l’Union européenne s’est engagée à enrayer la perte de la biodiversité sur ses territoires en créant un réseau de sites écologiques nommé Natura 2000. Avec près de 25 000 sites terrestres et marins, il s’agit du plus vaste maillage de sites protégés au monde.

Ce réseau mis en place en application de la Directive « Oiseaux » de 1979 et de la Directive « Habitats »de 1992 vise à assurer la survie à long terme des espèces et des habitats particulièrement menacés, à forts enjeux de conservation en Europe. Il est constitué d’un ensemble de sites naturels, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces de la flore et de la faune sauvage et des milieux naturels qu’ils abritent. »

sources : Ministère de l’Ecologie et du Développement durable

Natura 2000, l’historique du projet, ses enjeux et ses perspectives

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 2001, l’inquiétude des chasseurs français par rapport à la directive Natura 2000

Voir la vidéo de l’INA

« Activité sociale et culturelle toujours vivante en Bretagne, la chasse s’affirme parfois comme une forme d’attachement à un territoire. Plus qu’une tradition ou qu’un art de vivre, c’est pour les chasseurs un moyen d’être en contact direct avec la nature. Les chasseurs en Bretagne sentent leur activité de plus en plus menacée dans le contexte social et environnemental actuel, au-delà de la réglementation à laquelle elle est soumise. Les contestations au sujet des dates d’ouverture et de fermeture de la chasse ne sont qu’un pan des divergences existant avec les associations de protection de la nature, et une partie du grand public.

En 2001, l’inquiétude des chasseurs est renforcée au moment de la promulgation des premiers décrets qui dotent la France d’outils réglementaires pour la désignation des sites « Natura 2000 » (…). Une partie des chasseurs estiment qu’ils participent par leur activité au maintien de la biodiversité. Concrètement, les chasseurs remplissent une fonction écologique, aidant à la reconstitution de la population de la faune sauvage, à l’exemple du gibier. La loi chasse de 2001 définit d’ailleurs l’activité comme un mode de gestion durable de la faune sauvage. »

Natura 2000 en débat à l’Assemblée nationale

« Pourrons-nous continuer à pêcher et à chasser dans les zones Natura 2000 ?« . Le 5 mai 2010, le ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo est interpellé à l’Assemblée nationale par le député Jérôme Bignon.

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La réponse de Jean-Louis Borloo

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Histoire des arts : le dessin animé de propagande

Dès que l’on évoque le dessin animé, nos regards se portent presque immédiatement de l’autre côté de l’Atlantique. Pourtant, Walt Disney n’a que 7 ans lorsque le cartoon fait son apparition. C’est en 1908 que le Français Emile Courtet (dit Emile Cohl)
invente le dessin animé cinématographique en peignant sur des cartons transparents des personnages qui se déplacent sur des fonds de décor. Cet artiste complet âgé de 51 ans met ses talents de caricaturiste au service du cinéma d’animation et marche ainsi dans les pas de George Méliès, « l’inventeur du spectacle cinématographique » en 1896. Fantasmagorie, son premier dessin animé projeté à Paris, est un petit bijou de candeur et de poésie. En France, le cinéma d’animation prendra son essor avec des dessinateurs attirés par le 7ème art comme Paul Grimault.

Le cinéma d’animation est utilisé à des fins publicitaires, pédagogique et pour mettre en mouvement les bandes dessinées comme Les aventures des Pieds Nickelés (1917). Durant la Première Guerre mondiale, il est utilisé à des fins de propagande. En 1918, l’Américain Winsor McKay réalise The Sinking of the Lusitania. Le Lusitania est le paquebot britannique torpillé par les Allemands en 1915 qui fut une des causes de l’entrée en guerre des États-Unis aux cotés de la Triple Entente.

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Comme le note Sébastien Roffat, auteur d’un livre de référence (« Animation et propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale », L’Harmattan, 2005), The Sinking of the Lusitania est bien un film de propagande :

« Pour renforcer la cruauté allemande, la dernière image est celle d’une mère qui maintient son enfant à la surface avant de couler tous les deux. Le texte de conclusion déclame : ‘L’homme qui a déclenché le tir a été décoré pour cela par le Kaiser ! Et ils nous disent qu’il ne faut pas haïr le Boche !‘ ».

Le dessin animé, une arme psychologique

La guerre joue un rôle décisif dans le développement du dessin animé de propagande. En 1934, Goebbels, ministre de la Propagande et de la culture populaire de l’Allemagne nazie,  estime que le cinéma est « l’un des moyens de manipulation des masses les plus modernes» et il veut rivaliser avec la force de frappe des studios américains. En Allemagne, Mickey et les dessins animés Disney ont la cote. Même si la montée du nazisme et de ses principes sont parfois la cible des productions américaines, il semblerait qu’Hitler et Goebbels affectionnaient particulièrement les cartoons américains.

Entre 1939 et 1945, les Etats-Unis produisent à Hollywood 125 cartoons par an. En 1943, 65% des dessins animés font référence à la guerre. L’attaque de Pearl Harbor (7 décembre 1941) marque un tournant dans l’utilisation faite par les Américains de cette arme psychologique qu’est le cinéma. Le gouvernement encourage les studios hollywoodiens à participer à l’effort de guerre et à mobiliser l’arrière. Le dessin animé fait vibrer la fibre patriotique et contribue à forger une représentation du bien et du mal dont le message politique est aisément assimilable.

Dans « The Thrifty Pig », le Grand Méchant Loup porte l’uniforme nazi. Il en est de même dans le pastiche des Trois petits de cochons réalisé par Tex Avery (Bliz Wolf, 1942) où le loup est directement associé à Hitler. C’est sous l’apparence d’un canard qu’Hitler est représenté dans « The Ducktators ». A peine sorti de l’œuf, ce canard déjà fanatique s’exclame « Heil ! ». L’endoctrinement des jeunes allemands est dénoncé avec force et dramaturgie dans « Education for Death » (1943). Au vu de la richesse et de la diversité de ces réalisations, la Seconde Guerre mondiale constitue un âge d’or pour le cinéma d’animation. Instrument au service du politique et du militaire, le dessin animé a eu un impact tout relatif durant ce conflit. Comme le note Sébastien Roffat « les dessins animés ne peuvent intégrer l’actualité immédiate et ils n’ont été que très peu projetés ». Reste que ce programme de persuasion par l’image est exceptionnellement riche pour comprendre cette période de l’Histoire. Le dessin animé a permis de caricaturer ou ridiculiser l’ennemi tout en alertant les civils sur la nécessité de se mobiliser. Une arme psychologique dans une guerre intégrale où l’art est convié à faire sa part du travail.

Dans cette playlist Youtube, j’ai sélectionné plusieurs dessins animés sur la Deuxième Guerre mondiale. Cette source de documents est particulièrement intéressante à exploiter avec les élèves dans le cadre de l’Histoire des arts en 3ème.

Aller plus loin :

Ressources pédagogiques

Brevet des collèges 2011 : dernière ligne droite

Dernière ligne droite pour les élèves de 3ème qui préparent le Brevet des collèges. Afin d’aborder au mieux le sprint final, voici quelques conseils et quelques liens pour réviser sereinement. A la fin de l’année, votre cahier et votre manuel de 3ème sont vos meilleurs alliés pour mémoriser :  vous connaissez ces cours et ces documents, il ne reste plus qu’à vous rafraichir la mémoire.  Cependant, pour réviser autrement, pour comprendre l’épreuve et les attentes du correcteur, vous pouvez utiliser les ressources d’Internet. Une sélection de liens pour réviser malin :

Une bonne méthode de travail

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  1. Une bonne copie commence par un bon brouillon : avec les élèves, nous avons beaucoup travaillé la carte mentale, moyen efficace pour organiser rapidement ses idées au brouillon.
  2. L’objectif final de l’analyse de documents est de vous aiguiller pour réussir un bon paragraphe argumenté. Cet article vous explique la démarche à suivre pour exploiter au mieux les documents et répondre avec méthode aux questions posées.
  3. Un bon paragraphe argumenté : relisez quelques corrigés réalisés par les élèves du collège Waldeck Rousseau. Certifiés conformes !
  4. Les sujets des années précédentes sont archivés sur le site France examen pour l’Histoire-Géographie et l’Education civique : jetez-y un œil sans y passer trop de temps.
  5. Les attentes au Brevet : un exemple de corrigé (Brevet blanc) avec le barème fixé par le professeur.


Revoir l’essentiel en quelques clics

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  1. Révisez les repères spatiaux et historiques grâce aux articles de la p@sserelle
  2. Une sélections de liens pour revoir une partie du programme d’Histoire-Géographie de façon chronologique.
  3. Les révisions de dernière minute du Web pédagogique : des quizz, des cartes et quelques synthèses pour revoir l’essentiel



Révisions Brevet des collèges

[Facebook] Sur le groupe la p@sserelle Histoire-Géographie, des vidéos et d’autres liens pour réviser malin !

Les décodeurs de l’info : prochainement sur les écrans…

collège idd projet vidéoQuelques aléas ont retardé le montage de la vidéo sur les décodeurs de l’information. Ce projet d’IDD devrait être finalisé pendant les vacances et présenté pour la rentrée.

Ici, Romain explique la désinformation lors de la guerre en Irak de 1991 et le traitement fait par la chaîne américaine CNN.

Ci-dessous, Nicolas explique que l’on peut facilement manipuler une image en utilisant un fond vert. Il illustre cela à partir de la pochette d’album du groupe No one is innocent étudiée en Education civique.

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Je viens de regarder une nouvelle fois quelques rushes (= les prises de vue avant le montage), c’est assez drôle ;) On les garde et on vous les donnera en fin d’année…

Pour finir, je vous signale que votre travail de manipulation de l’image mené avec M. Valette a été repris par une collègue niçoise, S. Rambour, qui a « trouvé excellents ces travaux d’Arts Plastiques » et invite ses élèves à se lancer dans des créations. Son article est intitulé « Quand la manipulation devient de l’art… ».

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Débat argumenté : le président de séance

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Deux élèves présideront le débat argumenté de vendredi sur le thème :
« Faut-il interdire le téléphone portable au collège ?« 

Votre rôle

  1. se renseigner pour bien connaître le sujet
  2. parler lentement et clairement
  3. introduire le sujet du débat
  4. poser les bonnes questions (simples et courtes)
  5. faire participer tous les élèves
  6. être capable de rebondir sur ce que disent vos camarades

Les erreurs à ne pas commettre

  • Ne faites pas un exposé : votre rôle est de rendre le débat dynamique et de faire entendre toutes les opinions.
  • Ne prenez pas parti : ce n’est pas votre rôle, c’est celui des débatteurs.

Pour vous guider

Je vous propose une façon de mener le débat, de l’introduction à la conclusion. Vous êtes libres de rajouter ou de remplacer certaines questions mais n’oubliez pas : vous devez être clair.

  • Tout le monde est installé.
  • Attends le silence pour commencer.
  • Tu peux maintenant présenter le sujet

Aujourd’hui, nous allons débattre sur le sujet suivant :

« Faut-il interdire le téléphone portable au collège ? »

Cette année, un projet de loi voté par les sénateurs veut interdire l’utilisation du téléphone portable dans les collèges. Cette mesure n’a pas encore été acceptée par l’Assemblée nationale. Certains Français trouvent que c’est une bonne mesure, d’autres la jugent excessive. Au cours de ce débat, chacun va pouvoir exprimer des arguments pour ou contre cette loi.

Pour commencer, qui peut nous dire pourquoi cette loi a été proposée ? Quels sont ses objectifs ?

Tes camarades vont répondre. Attends que chacun lève la main. Donne la parole à quelqu’un…

Le débat commence…

Ensuite, demande leur…

  • Les arguments pour la loi
  • Les arguments contre la loi
  • Leur opinion personnelle

Voici quelques questions te permettant de relancer le débat…

(à poser à la fin ou pendant si tes camarades abordent le sujet)

  • Certains élèves disent qu’on nous supprime une liberté. Qu’en pensez-vous ?
  • Certains disent que cela permettra d’éviter des dérives comme le « happy slapping ». Qui peut expliquer ce qu’est le « happy slapping » ? Cette loi serai t-elle vraiment utile ?
  • Pourquoi certains ados sont autant accros au portable ?
  • Cette loi ne permettrait-elle pas de limiter pour leur bien leur utilisation ?
  • N’est-ce pas aussi une question de savoir-vivre ?

Pour conclure

L’article IV de la Déclaration des droits de l’Homme dit :

« La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

Est-ce valable pour la loi sur le portable ?


Maintenant, c’est à vous de préparer le débat. Contactez-moi en cas de doute(s). Bon travail !

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