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Débat argumenté : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?

En quelques années, Facebook a conquis l’Hexagone. En 2011, 25 millions d’utilisateurs français disposaient d’un profil sur le réseau social crée par Mark Zuckerberg. Encensé ou critiqué, Facebook ne laisse pas indifférent et soulève régulièrement des débats dans notre société.

 

OBJECTIFS :

 

  • Travailler en groupe et en autonomie
  • Formuler son opinion par écrit et à l’oral
  • Participer à un débat argumenté ayant pour thème : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?
  • Construire son identité numérique

 

GROUPES 1 et 2 : Facebook, un espace de libre expression

 

DOCUMENT 1 : Un article de Libération et deux dessins de presse expliquant le rôle des réseaux sociaux lors du printemps arabe.

 

DOCUMENT 2 : Des jeunes s’expriment librement

 

Une capture d’écran de la page « La dernière lettre » où une jeune internaute met régulièrement en ligne un chapitre de son livre.

 


 

DOCUMENT 3 : Facebook et les limites de la liberté d’expression

 

Un article du journal Le Monde, Facebook coopère avec la justice pour identifier un néonazi, le 30 décembre 2011.

 

DOCUMENT 4 : Qu’est-ce qu’on peut pas écrire ou dire sur Facebook ?

 

Une capture d’écran du site Facebook sur les abus et les infractions aux règlements

 

GROUPES 3 et 4 : Facebook, un réseau social en questions

 

DOCUMENT 1 : Qui dois-je accepter comme ami sur Facebook ? 

 

Un article de la p@sserelle, « Qui doit entrer dans la toile de mon réseau ? », 15 novembre 2012

 

DOCUMENT 2 : La cyber-intimidation : quelles solutions ?


Un article de France soir, Harcèlement sur Facebook : « nous avons été traumatisées », 6 mai 2011

 

Un article des Inrocks sur « le troll, c’est le double démoniaque, le bourreau de l’internaute qui se “lamente en public” « 

 

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DOCUMENT 3 : Facebook, espace de vie privée ou publique ?

 

Un article du Monde, « Pourra t-on bientôt insulter son patron sur Facebook ? »,10 janvier 2012

 

http://www.dailymotion.com/video/xfozh2

 

DOCUMENT 4 : La relation profs-élèves sur Facebook

 

Deux avis d’enseignants sur la question publiés dans le journal Libération du 7 février 2011

 

 

D’autres pistes à creuser

 

Source images

 

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La mondialisation en images : la carte des amitiés Facebook

Après l’étude des relations nouées à l’échelle mondiale, nous allons nous intéresser aux effets de la mondialisation sur trois types de territoires :

  • une puissance mondiale : les Etats-Unis
  • les puissances émergentes à travers l’exemple de la Chine
  • les pays pauvres à travers l’exemple du Niger

Pour commencer cette partie, nous allons partir de l’exemple de la société américaine Facebook fondée en 2004 par Mark Zuckerberg. En avril 2012, Facebook annonce qu’il compte plus de 900 millions d’utilisateurs.

OBJECTIFS

  • Mettre en image la mondialisation à l’aide de cartes
  • Etudier la puissance technologique des Etats-Unis et son influence dans le monde
  • Visualiser et expliquer des inégalités spatiales à l’échelle du monde

UNE CARTE pour mettre la mondialisation et ses effets en images

En 2010, Paul Butler effectue un stage chez Facebook. Il réalise une carte permettant de visualiser et de matérialiser le réseau des utilisateurs de Facebook. Cette carte remporte un franc succès sur Internet. « On s’extasie sur la précision de la carte, sur sa beauté, sur la clarté et la précision des structures géographiques qu’elle fait apparaitre » mais comme le note Thierry Joliveau (l’auteur du site Monde géonumérique) c’est aussi un « objet idéologique« .

En effet, le document présente l’emprise du réseau social dans le monde et constitue une formidable publicité pour le groupe. Avec cette carte, Paul Butler veut montrer que « la compagnie Facebook relie les hommes du monde entier par-delà les frontières, les montagnes et les océans. Elle prend soin de toutes les amitiés qu’elle aide à éclore.« 

http://mondegeonumerique.files.wordpress.com/2011/01/facebook.png

UNE VIDEO PUBLICITAIRE : 2004-2009, comment Facebook s’est-il diffusé dans le monde ?

Image de prévisualisation YouTube

LA CARTE des amitiés Facebook comparée à la carte de la densité de population

http://mondegeonumerique.files.wordpress.com/2011/02/post2carte11.jpg
Après avoir répondu aux questions de la fiche, nous nous rendrons à Palo Alto (Californie), là où Facebook pilote ses activités. Le siège social de l’entreprise est installé au cœur de la Silicon valley (« la vallée du silicium »), la première technopole au monde.
Pour aller + loin
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Tunisie : la révolution vue par des élèves

En Education civique, la révolution de jasmin a été étudiée par deux classes de 4ème du collège Waldeck Rousseau. Les élèves devaient se tenir informés de l’actualité tunisienne pour comprendre ce combat pour la démocratie et la liberté. A la fin de la séance, ils avaient à réaliser un dessin, écrire un texte ou une chanson sur la lutte menée par les Tunisiens. Cet événement les touche et certains ont voulu faire passer un message. Cet épisode de l’histoire tunisienne montre que la liberté est un droit à défendre partout et pour tous. Le sang versé, le combat d’un peuple (drapeau) pour la démocratie (poing levé, « Liberté ! ») la révolution numérique (ordinateur, @, Facebook, Twitter) ou la fuite en avion de Ben Ali sont les thèmes qui reviennent dans leur dessins et leurs textes.

 

Bilel, 6°1

« Voici mon message adressé à la Tunisie:

Cher amis tunisiens

Il faut tenir car vous avez réussi à avoir votre liberté.Vous allez avoir un nouveau président. J’espère que vous aurez une démocratie, plus de liberté. Vous avez eu beaucoup de courage de vous être révoltés.Vos efforts ont payé. Chez moi en France, je suis triste pour vos morts mais content pour la liberté du peuple.« 

Stella, 6°1

« Chers Tunisiens,

Je m’appelle Stella, j’ai 11 ans. Je sais que c’est dur de se révolter mais vous avez gagné votre liberté. Vous allez avoir un nouveau président et vous allez le choisir. Je suis désolée pour les morts qu’il y a eu.« 

Elif et Céline, 4°1

« Ben Ali dégage
On a tous la rage
On dort tous dans les garages .
La Tunisie
Quand il y a Ben Ali
On part tous d’ici
Avec le pouvoir
On perd tous nos espoirs
On a plus à boire
Le peuple crie sa colère
A force de vivre dans la misère
Ben Ali menteur, Ben Ali voleur !
Toutes tes promesses
Que tu nous a faites
N’ont fait que ton bien être
Tu es partis sans soucis

Comme on quitte la vie… »

D’autres productions d’élèves sont disponibles sur le groupe Facebook de la p@sserelle.

 



Les supports de travail sur la p@sserelle
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Tunisie : le combat pour la liberté


"Liberté !". La Tunisie en route pour la démocratie (dessin de Sondron, 17.01.11)


Depuis vendredi 14 janvier, le combat pour la liberté mené par le peuple tunisien fait les gros titres des médias français et internationaux. Ce soulèvement populaire contre le régime du président Ben Ali est historique. D’abord, parce que la révolte s’est transformée en révolution, chose rare dans le monde arabe. Elle est appelée « révolution du jasmin » car cette fleur blanche et parfumée symbolise la Tunisie, « la pureté, la douceur de vivre et la tolérance« . C’est aussi une révolution numérique : l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux (Facebook, Twitter) a joué un rôle essentiel pour amplifier la révolte et mener les Tunisiens sur le chemin de la démocratie.

L’étude de « la révolution du jasmin » en Tunisie présente plusieurs intérêts pour l’étude du chapitre d’Education civique « Etre libre ». Vendredi, vous travaillerez à l’aide de cet article et d’une fiche pour atteindre les objectifs suivants.

Objectifs de la séance :

  • Comprendre le combat pour la liberté mené en Tunisie
  • Repérer les symboles de la lutte et de la liberté
  • Croiser des documents de nature différente
  • Rédiger un texte/réaliser un dessin sur le combat mené par les Tunisiens




1. Un article « d’1 jour, 1 actu » résume simplement les raisons et les revendications de la révolte tunisienne

« Après un mois de révolte, les jeunes Tunisiens ont obtenu le départ du président Ben Ali. Ce dernier a quitté le pouvoir après vingt-trois ans passés à la tête du pays, et s’est enfui de Tunisie vendredi dernier avec toute sa famille.

À l’origine de cette révolte tunisienne : le suicide d’un jeune de 26 ans, qui vendait des fruits et légumes pour survivre. Mais en décembre 2010, la police a détruit son stand, le privant ainsi de travail et donc d’argent. De nombreux Tunisiens se sont reconnus en lui. En Tunisie, un jeune sur trois est au chômage, malgré les diplômes obtenus. La population doit en plus faire face à un autre problème : la vie coûte de plus en plus cher et les gens n’ont pas les moyens de s’acheter les produits de base, comme le pain et la farine.

Ils réclament de meilleures conditions de vie. Pour cela ils veulent du travail et la baisse du prix des aliments. Ils souhaitent aussi pouvoir s’exprimer librement, ce qui n’était pas le cas quand Ben Ali était au pouvoir. D’autres pays d’Afrique, comme l’Algérie par exemple, prennent exemple sur la Tunisie et commencent eux aussi à se révolter contre la vie chère et leurs mauvaises conditions de vie.« 

2. Deux dessins de presse, deux raisons de se révolter


1987-2011 : Ben Ali est resté plus de 23 ans à la tête de la Tunisie. En 2009, il est élu pour la 5ème fois consécutive avec 89,6% des voix. (dessin de Hic, 2009)

 

Les émeutes de la faim en Tunisie (dessin de Haddad, 2011)


3. Les moyens de se faire entendre

- La manifestation

 


La Une du journal Libération du samedi 15 janvier 2011


- La musique

Un article du Monde intitulé « Le rap est le porte-parole de la jeunesse tunisienne«  montre le rôle et l’impact de la musique sur le mouvement tunisien. « Style musical populaire chez les jeunes et largement implanté dans le pays, le rap est par essence contestataire, (…). Diffusée sur les réseaux sociaux comme Facebook, cette musique se partage rapidement et parvient à contourner les canaux de la parole officielle. (…) Jeudi 6 janvier, Hamada Ben Amor, 22 ans, est arrêté puis relâché trois jours après. Dans un clip diffusé sur Internet, il interpellait le chef de l’Etat Ben Ali : « Président, ton peuple est mort.« 

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- Internet et les réseaux sociaux

Un récent article de Libération explique que les réseaux sociaux ont été une pièce maîtresse de la révolution tunisienne. Extraits :

« Plus que Twitter, c’est sur Facebook que s’est faite la cyberrévolution. Ce réseau est utilisé par 1,5 à 2 millions de Tunisiens soit un habitant sur cinq. «Twitter sert exclusivement pour diffuser des informations en temps réel, des chiffres, alors que Facebook permet surtout de partager des photos et des vidéos» (…). Et si le régime a bien tenté une censure par piratage et fermeture de comptes, Facebook restait difficile à museler complètement. (…) «C’est grâce aux gens qui sont descendus dans la rue, dans tout le pays, qui ont pris des vidéos, les ont postées sur leur compte Facebook, que nous avons pu relayer l’information. Ce sont eux les véritables soldats sur le front», souligne un informaticien de métier, âgé de 34 ans. (…) «Comme les journalistes étaient empêchés de faire leur travail, ce sont les citoyens qui sont devenus journalistes et qui ont couvert l’événement», analyse Selim Ben Hassen. «Il y avait un besoin très fort d’informations. »

Autre exemple : le mot d’ordre « Dégage », que l’on retrouve en Une de Libération, est passé d’Internet à la rue.

4. Une révolution contagieuse ?

 

Dessin de Hic paru dans El Watan (01.2011)

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5. Quelques symboles de la révolte tunisienne

Les "Marianne tunisiennes" (Une du journal L'Humanité du 17 janvier)

Twitter, les gazouillis de la révolution

Informations, vidéos, flash-mobs ont été diffusés sur le réseau social Facebook

Le poing levé et le rouge de la révolution tunisienne


Sources :


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Facebook : qui doit entrer dans la toile de mon réseau ?

Sur la p@sserelle, le réseau social préféré des internautes français a déjà été questionné. Suite à l’article « Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur », où je faisais part de mes interrogations et de mes certitudes, des commentaires d’élèves et d’internautes sont venus enrichir ma réflexion initiale. Depuis ce billet, j’accepte comme « amis » certains anciens élèves. Comme arrière-boutique du blog, j’ai ouvert le groupe [La p@sserelle HG] sur Facebook parce qu’on ne peut pas tout partager entre les murs d’une salle de classe ou dans un billet de blog. Les réseaux (Facebook, Twitter, Espaces numériques de travail) tiennent aujourd’hui le haut du pavé et il paraît essentiel que les enseignants s’emparent de ces outils : pour sensibiliser leurs élèves à une pratique futée des réseaux sociaux et repenser les espaces du savoir.

Qui doit entrer dans la toile de mon réseau ? Il est important de savoir à qui vous ouvrez la porte. Est-ce vraiment utile d’ajouter un ami avec qui vous n’avez aucun lien, ni à l’école, ni en dehors ? Construire son identité numérique demande des précautions : c’est ce que rappelle « Ma vie en numérique », un document réalisé par la mission TICE et le CLEMI.

« Tout ce que je mets en ligne constitue mon « identité numérique » : c’est l’image que je donne de moi au monde extérieur. Elle est constituée par les informations que je remplis dans mon profil mais aussi par tout ce que je publie. C’est un instantané de moi à un moment précis qui restera en ligne car tout ce qui est publié sur internet est indexé et archivé.(…)

Tous mes amis ? On se retrouve facilement avec des centaines de contacts, dans des dizaines de groupes… mais peut-on vraiment parler d’amis ? ou même de proches ? Les sites communautaires mettent tout le monde sur le même plan. A toi de faire le tri entre tes vrais amis, tes connaissances, les copains de copains et les gens croisés dans une soirée et que tu ne vas jamais revoir !

Avec qui partager ? Créer des groupes, accepter des contacts… ne se fait pas au hasard. Tu peux aussi paramétrer le degré de confidentialité de certaines informations et choisir les personnes à qui tu t’adresses.« 

Facebook est un espace de liberté et certains dépassent les limites sans vraiment s’en rendre compte. Ces abus portent un nom : le harcèlement virtuel ou cyberbullying. La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a publié au début du mois quelques conseils pour expliquer et contrer ces pratiques. Ce spot de prévention « Cyberbullying, think before you click » montre bien les dégâts que peuvent causer insultes et intimidations sur Internet.

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La confidentialité sur Facebook est aussi un sujet incontournable. Un site propose même un test pour voir si votre compte Facebook est bien protégé. Sur  profilewatch.org, il vous suffit de coller l’adresse URL de votre profil Facebook pour vérifier si votre compte est bien sécurisé. Bien que gadget, ce site a l’air crédible. J’ai obtenu 10/10 parce que mon mur est seulement ouvert à mes « amis ». J’ai créé trois listes d’amis (cercle proche, réseau professionnel, anciens élèves) ce qui me permet d’ouvrir mes albums photos seulement à certaines personnes. Pour créer des listes d’amis, il suffit d’aller dans :

  • [Compte]
  • [Gérer la liste d'amis]
  • [Créer une liste]
  • Reste à placer  les « amis » dans la liste adéquate

Pour régler tes critères de confidentialité,clique sur l’image ci-dessous qui te dirigera vers un tutoriel simple pour protéger des données.


Bertrand Cantat chantait « Qui veut entrer dans la toile de mon réseau ?« , mieux vaut se demander « Qui doit »… Quelques clics suffisent pour que vos données restent confidentielles sur Facebook.  Etre futé, c’est ne pas accepter n’importe qui comme ami et savoir régler ses critères de confidentialité.

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Blocus des lycées à Firminy : vous bloquez, ils débloquent

Depuis jeudi 7 octobre, les blocus de lycée agitent quelques rédactions en France. Dans la Loire, la Une du quotidien La Tribune-Le Progrès (édition Ondaine) est occupée depuis deux jours par l’action lycéenne :

  • « Les lycéens de la Loire à leur tour dans la rue » (8 octobre)
  • « Manifestation des lycéens : dérapages à Firminy » (9 octobre)

L’enchaînement des événements paraissait couru d’avance : les jeunes bloquent leurs lycées, des incidents éclatent, le mouvement est en grande partie décrédibilisé. Alors que l’histoire commence, on a l’impression d’avoir déjà lu la fin.

Les jeunes dans la rue :  les médias sont friands de ce type d’information. Dans l’inconscient collectif, cela rappelle Mai 68, les barricades, les pavés, une jeunesse rebelle qui a soif de libertés. Jeudi, à Saint-Etienne, Firminy et Feurs, près de 1400 lycéens assistaient/participaient au mouvement de contestation de la réforme des retraites et du lycée. Empressé de diffuser l’information, Le Progrès commet une erreur dans un article diffusé jeudi sur son site internet en écrivant que ces actions dénonçaient « non pas la réforme des retraites mais celle du lycée ». Dans l’emballement, seule la contestation de la réforme du lycée était évoquée. Une erreur corrigée dans l’édition de vendredi mais très révélatrice. L’empressement à traiter l’événement montre que les raisons de la mobilisation sont vite dépassées par les possibles conséquences sur l’ordre public. Dans l’article du Progrès de jeudi sur Firminy, il n’est pas question de slogans, de banderoles qui indiqueraient la nature des revendications, seuls les troubles à l’ordre public sont mentionnés. C’est un mouvement d’humeur désorganisé, une sorte de grande récréation qui est décrite (lire ici).

D’après le journal, le mouvement est « initié par les jeunes communistes de la Loire, aucun syndicat n’étant associé au mouvement. » En discutant avec des anciens élèves aujourd’hui à Albert Camus ou à Jacob Holtzer, j’ai l’impression que les instigateurs du mouvement ne sont pas clairement identifiés. Si la manifestation a effectivement au départ une coloration politique, tout semble se diluer par les canaux d’information utilisés par les jeunes. Avertis par SMS, MSN ou Facebook, ils relaient souvent l’information sans trop se demander qui en est à l’origine. L’avantage des réseaux, c’est que l’information passe vite. Le risque, c’est d’être instrumentalisé ou d’agir sans réfléchir aux conséquences que peut avoir un mode d’action tel que le blocus.

Le mode d’action : blocus, malus

En 2006, la lutte contre le CPE est marquée par de nombreux blocus en milieu scolaire (lycées, universités). Si à l’origine, « le blocage est une décision collective que les étudiants les plus mobilisés prennent au cours d’assemblées générales, en ayant soin de mettre cette décision au vote à la majorité absolue des personnes présentes« , on connaît aussi les limites de ce type d’action (le vote à main levée par exemple). Les blocus qui s’éternisent ont donné une très mauvaise image à ce type d’action. Priver les autres de la liberté d’étudier est aussi très problématique…

Pourquoi bloquer ? D’abord, parce qu’un blocus se monte à la vitesse d’internet. Il ne demande pas une longue réflexion : un appel est lancé (« AVIS A TOUS LES CAMUSIENS ! Demain blocus a camus, si vous aussi vous ne voulez pas bosser jusqu’a 70 ans, alors rejoignez nous ! ») et s’il est relayé massivement, c’est gagné. Le blocus doit servir de déclencheur à un mouvement de protestation, de signal d’alerte pour les médias et l’opinion publique. Souvent improvisé, le mouvement semble se construire au fur et à mesure : la justification du mouvement s’échafaude souvent en même temps que l’événement.

Si les lycéens ont évidemment leur mot à dire, le blocus est-il le bon ? Avec un blocus, tout va trop vite. Ce mode d’action s’impose aux jeunes et séduit un bon nombre : mais sans véritable organisation, on crée les conditions du désordre et nombreux sont les lycéens déçus de la tournure que prennent les événements. Il faut préparer son coup pour rendre lisible la manifestation… Si jeudi le journaliste de la Tribune se trompe sur les raisons du blocus à Firminy :

  • soit il s’est précipité pour rendre compte le plus vite possible de l’information
  • soit les motivations du blocus n’étaient pas assez lisibles : mettre des poubelles tête bêche ne suffit pas à faire passer un message.

Le côté spontané de l’action à Firminy (manque de porte-paroles identifiés, mouvement peu organisé) peut laisser penser que pour certains le blocus est une fin en soi. On s’aligne sur quelques mots d’ordre, on participe à un grand charivari, on s’époumone, on existe. Rite initiatique, séchage de cours et vraie mobilisation se mêlent : qu’en restera t-il ? Je pense  qu’un blocus n’est jamais une bonne solution, il faut débattre, libérer la parole, chercher des actions alternatives pour faire entendre sa voix. Fermer des portes, monter une barricade et empêcher le bon déroulement des cours font basculer l’action dans quelque chose de négatif, qui laisse la place au débordement et à la bêtise. Surtout quand on a rien fait avant. Pour réussir une action, il faut gagner l’opinion publique. Surtout pour des lycéens en quête de crédibilité. Deux anciennes élèves me disaient hier après-midi qu’elles avaient vu applaudir une dame, très émue par l’action de ses jeunes compatriotes. Mais les propriétaires de véhicules stationnés près de Jacob Holtzer n’auront pas la larme à l’œil en voyant leur rétro cassé ou leur pare-brise abîmé. De plus, dans des villes comme Firminy où il y a eu récemment des flambées de « violences urbaines »,  il faut réfléchir sérieusement à la portée d’une telle action. Un mouvement peut vite se faire déborder : c’est ce qui ressort des derniers articles en date dans le Progrès :

« La manifestation de 400 lycéens contre la réforme des retraites, ce matin à Firminy, a tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Cinq manifestants ont été interpellés pour avoir lancé des projectiles sur les policiers.« 


Le reste de l’article de vendredi décrit une journée de heurts et le champ lexical utilisé laisse facilement imaginer la réaction des lecteurs :

  • « forces de l’ordre »
  • « gazer »
  • « dégradations’
  • « casseurs »
  • « gaz lacrimogènes »
  • « projectiles »
  • « dissimulation du visage »
  • « contrôle d’identité »
  • « meneurs violents »
  • « gardes à vue »

Les raisons de la colère disparaissent complètement de l’article, ne reste que le côté sombre. Les participants peuvent s’estimer léser par le journal mais le jeu médiatique est ainsi. Le blocus alerte les médias mais le traitement de l’information tourne rarement en la faveur des bloqueurs à moins de l’avoir organisé et jugulé. Dans l’édition d’aujourd’hui (samedi 9 octobre), il y a plus de recul dans le contenu des articles, des lycéens ont la parole et certains font entendre leur déception :

« Les casseurs nous empêchent de faire ce que l’on souhaite et donne une image négative de notre mouvement. Nous ne nous faisons pas entendre comme il faut, c’est dommage. »

Des propos sensés comme celui-ci, il doit y en avoir beacuoup. Mais comme toujours ne restera que : « Vous bloquez, ils débloquent ».  Puisqu’ils n’ont pas le bulletin de vote, comment les jeunes peuvent-ils se faire entendre sans systématiser le recours au blocus ? Cela pourra être l’objet de commentaires de votre part dans cet article. Une chose est sûre, il faut débattre de ces sujets d’actualité en cours et réfléchir aux armes que possèdent le citoyen pour faire entendre sa voix. Réfléchir avant d’agir. Aux professeurs de faire de la compréhension de l’actualité et de la citoyenneté des raisons d’être à l’école, au collège et au lycée.  L’ECJS (Education civique juridique et sociale) est faite pour ça. Que le blocus et ses répercussions deviennent un thème d’étude dans les lycées de Firminy : en voilà une revendication claire, utile et citoyenne.

Sources :

Les images viennent du site internet de La Tribune-Le Progrès (copyright Damien Nore, Yves Salvat) et la copie d’écran vient du site de l’UNL.

Les articles de la Tribune-Le Progrès

Jeudi 7 octobre : 600 jeunes dans la rue et quelques débordements

Vendredi 8 octobre : Firminy : affrontements entre lycéens et policiers

Samedi 9 octobre : Manifestations à Firminy : des casseurs se mêlent aux lycéens


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Retrouvez la p@sserelle HG sur Facebook !

La p@sserelle HG

La p@sserelle HG débarque sur Facebook ! Aboutissement d’une réflexion engagée après l’article « Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur ». Soyez les bienvenus et surtout… partageons !

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Les décodeurs de l’info, Facebook, on en parle…

… sur le blog d’une enseignante de technologie « La souris curieuse ». Dans son billet intitulé « Quand les élèves se prennent pour des journalistes », Sylvie Rambour parle de notre travail en IDD (que nous sommes ravis de voir ainsi partagé). Elle évoque aussi tout l’intérêt de mener des projets interdisciplinaires et innovants avec les élèves, avis auquel nous souscrivons à 100% M. Florin et moi-même.

Capture d’écran 2010-05-15 à 09.27.10

Profitez de votre passage sur « La souris curieuse » pour continuer la réflexion menée récemment autour de l’utilisation de Facebook. En effet, la souris tient un journal de bord et un mode d’emploi depuis son inscription sur Facebook. Comment ça marche ? A quoi ça sert ? Des questions posées dans un reportage d’Envoyé spécial (France 2) que je partage ici. Les sujets abordés dans ce reportage sont d’actualité notamment les manifestations publiques lancées depuis Facebook. Dans des villes de France, des avis « d’apéros géants » sont lancés depuis le réseau social. Cette semaine, un jeune est mort à Nantes à l’occasion d’un « apéro Facebook »et la question de la réglementation de ces événements d’un nouveau type est posée…

  • Qui a créé Facebook ?
  • S’inscrire sur Facebook
  • Les événements : du virtuel au réel
  • Le Facebook-miroir, le Facebook meetic

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Copie d’écran : La souris curieuse

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Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur

Cette semaine un dossier du Web Pédagogique est con
La véritable question étantsurtout : qu’est-ce que Facebook ? Pour certains, c’est un espace intime et il faut le sécuriser. Pour d’autres, un espace personnel ce qui change la donne. Du coup, je m’interroge sur la possibilité d’ouvrir mon espace à d’anciens élèves.
Une vraie réflexion s’ouvre sur l’outil Facebook le rapport prof/élèves. La réponse diffère selon les niveaux et des questions se posent suivant l’usage qui est fait de Facebook (personnel ou  intime). Si pour l’élè
Voir et être vu

Cette semaine, un dossier du Web Pédagogique est consacré au « phénomène Facebook ». J’y suis, vous y êtes… et nous ne sommes pas seuls car un Français sur quatre a déjà investi ce réseau social.  Les ados auraient même relegué aux oubliettes leur(s) blogs pour Facebook. Mon sujet n’est pas de disserter sur le « pourquoi nous y sommes ».  Ce qui m’intéresse en tant qu’enseignant, c’est la nouveauté qu’instaure Facebook entre les professeurs et leurs élèves. Nous nous retrouvons dans un espace commun qui n’est pas la salle de classe. Nous avons tous choisi d’y être. C’est la première fois dans l’histoire qu’un contact de ce type est possible entre le maître et l’élève. La rencontre est à un clic. Faut-il « Confirmer » ou « Ignorer » ? Par une touche bleue qui attire l’internaute, Facebook encourage à accepter la requête. Le professeur se transforme alors en garde frontière et se demande s’il doit ouvrir, filtrer ou fermer l’accès ? La relation profs-élèves est au pied du mur…

Facebook relations prof élève

Voir et être vu

J’ai ouvert un profil Facebook il y a environ deux ans. Très rapidement, la question de la relation professeur/élève a surgi sur mon écran sous la forme d’un carton d’invitation. Un élève voulait m’épingler comme « ami ». J‘imagine avec quelle jubilation il s’était lancé à la recherche de ses profs et sa traque aboutissant, je le voyais s’écrier devant son écran « Il y est ! » … Ma souris s’était alors dirigée vers la case « Ignorer« , j’avais cliqué.  Non, par principe je ne veux pas d’élèves sur mon Facebook. Accepter un « ami » revient à tisser un lien particulier avec quelqu’un. Pour un enseignant, c’est instaurer avec l’élève un rapport qui sort de l’ordinaire, de la routine du collège … et surtout, s’exposer. Dans l’enseignement, il est naturel de découvrir l’individu qui est derrière le maître ou l’élève mais Internet ne remplacera jamais le contact quotidien. Refuser l’invitation, c’est aussi séparer sa vie scolaire de sa vie privée. Un professeur a un rapport d’autorité avec ses élèves, Facebook brouillerait les cartes. Mon refus signifiait que je n’avais pas envie qu’il entre sur mon territoire et que je ne voulais pas entrer sur le sien…

Facebook professeurFacebook, c’est voir et être vu. Avec son carton d’invitation envoyé en un clic, cet élève avait-il conscience qu’il m’ouvrait son espace personnel et/ou intime ? L’invitation partie à la vitesse de l’ADSL ne sera-elle pas regrettée quelques instants plus tard ? Pour beaucoup, je le pense sincèrement. Seriez-vous tout à fait libres de vous exprimer en sachant que votre professeur d’Histoire-Géo a accès à tout ce que vous partagez sur votre mur ?


Depuis le premier carton d’invitation, j’ai dû en recevoir une vingtaine d’autres dont certains patientent vainement dans la file d’attente… Je note d’ailleurs ici que pour la plupart des élèves, il ne viendrait pas à l’idée d’ajouter un de leur professeur à leur liste « d’amis ». Vous êtes une majorité à savoir régler vos critères de confidentialité, à ne pas laisser votre mur visible par un quelconque internaute. Vous n’êtes pas aussi naïfs que certains articles de presse vous présentent. Beaucoup ont compris que « l’ami de Facebook » sonne creux, que l’amitié s’épanouit ailleurs.

Pour les curieux qui se demandent ce qu’on peut bien trouver sur mon Facebook, voici la réponse :

  • beaucoup de musique
  • des liens vers des articles que je juge intéressants
  • des photos de vacances, de randonnées (très peu de photos de moi, je préfère montrer des paysages, des sites, des objets, de jolis cèpes, des vélos ou des illusions …)
  • des réflexions
  • quelques créations (une orchidée fanée m’a inspiré récemment de drôles de cavaliers)

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Savoir ce qu’on fait là

Un jour, j’ai reçu une invitation d’un ancien élève à présent en Terminale, accompagné d’un message sympa… Il y a deux ans, tout était clair dans mon esprit. Mon principe « pas d’élèves sur Facebook » était extensible aux anciens élèves. Même sympathiques. Si j’accepte, une déferlante va arriver. Just do it : « Ignorer ». Je dis « était » car cette règle pour les anciens élèves m’interroge aujourd’hui.  Mon utilisation de l’outil Facebook est rodée. Je sais ce que je fais là. Et surtout, ce que je ne fais pas.

  • Certains voient Facebook comme un tableau de chasse où les « amis » sont autant de trophées et leur nombre une marque indélébile de popularité. Je ne me suis jamais lancé dans un tel safari…
  • Pour certains, c’est un espace intime. Ils racontent leur vie, livre une émotion ou une banalité. J’évite.
  • Il y aussi le Facebook-miroir (« Miroir, mon beau miroir, dis moi que je suis narcissique…« ). L’important, c’est la pose…
  • Il y a ceux qui jouent toute la journée à PAF le chien ou qui consultent de drôles d’horoscopes. Niet.
  • Enfin, il y le partage d’idées, d’articles, de musique, de bons mots, de créations. C’est pour cela que je suis sur Facebook.

photo-3Chaque fois que je demande ou accepte une invitation, je le fais dans l’optique du partage. Je sais que la personne m’apportera quelque chose. Des nouvelles de la famille, une idée pour faire mes cours, des réactions sur l’actualité, une opinion pour débattre ou sensibiliser, des photos pour voyager, de la musique à découvrir… Le réseau permet de trier les informations dans le flot d’internet, d’interagir. Mon Facebook n’est pas un espace intime, c’est un espace personnel, nuance importante… J’y retrouve des amis et des contacts. Je ne déballe pas ma vie, je réfléchis à ce que je poste comme message. Si je mets la photo de ma fille, c’est pour partager un bonheur avec d’autres mais sans un étalage de sentiments que je juge hors-propos.

Avec un code de conduite et une bonne compréhension du site, chacun est maître à bord de son Facebook. Du coup, je me laisse la liberté d’ouvrir une brèche concernant des anciens élèves. Pourquoi se priver d’un contact sympathique et enrichissant si le courant passait avec un(e) élève ? Ils trouveraient sur mon Facebook ce qui fait ma pratique professionnelle et un espace d’échanges. Derrière, il y a ma conviction que la mission d’un enseignant ne s’arrête pas aux quatre murs d’une salle de classe. Si la parole du professeur trouve un écho auprès des élèves, pourquoi s’arrêter une fois que celui-ci a cessé de l’être ? Au pied du mur de Facebook, je laisse donc une ouverture. Par contre, ceux qui m’ont en cours trouveront toujours portes closes : pas de confusion des genres.

Facebook est un instrument de partage et d’ouverture mais tout dépend de ce que l’on en fait. Sur son piano, Mozart a composé les plus beaux airs de musique. Beaucoup ne jouent que des fausses notes.  D’autres, s’y essaient et laissent la poussière se déposer sur les touches. Sur Facebook,  chacun joue sa mélodie.  Mais pensez quand même à accorder votre instrument, les notes restent…

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