Archive de mots clefs pour Géographie

Rhône-Alpes, une région attractive et ouverte sur l’Europe

OBJECTIFS de la séquence

  1. Je localise et situe les repères spatiaux de la région étudiée
  2. J’identifie les différentes collectivités territoriales et j’explique le processus de décentralisation 
  3. Je réalise un croquis de l’organisation de l’espace régional
  4. Je propose un nom pour la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes

DÉROULEMENT

1. Sur la fiche distribuée, localise et situe les grands repères de la région Rhône-Alpes (départements, fleuves, montagnes de + de 1000 mètres)

 

Pars à la découverte des paysages de Rhône-Alpes grâce à cette vidéo

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2. Grâce à une vidéo, j’identifie les différentes collectivités territoriales et j’explique le processus de décentralisation 

histoire région

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Avec la décentralisation, l’État a transféré des responsabilités aux collectivités locales (communes, départements, régions). Voyons les missions de la région dans notre vie quotidienne (pour en savoir plus un pdf sur les compétences de la région).

http://www.dailymotion.com/video/xx6ozr

 

décentralisation région

À quoi servent les fonds européens ?

http://www.dailymotion.com/video/x2aihw4

3. Je réalise le croquis à l’aide des pages 270 à 273 du manuel

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Pour comprendre la réforme territoriale qui entre en application en 2016

 

Infographie sur la modification du nombre de régions

Regards d’artistes sur Saint-Etienne : Jacques Prud’homme et Deloupy

Cet article est une contribution pour l‘excellent blog collectif Samarra qui a mis et mettra en ligne d’autres articles sur Saint-Etienne

Chez Georges par Deloupy


« Saint-Etienne, un territoire se réinvente » 
: derrière cette expression pleine d’allant se profile une formule de marketing urbain et une réalité que le récent ouvrage de Frédérique de Gravelaine expose en détails. Depuis les années 2000, la ville change pour se défaire de l’image de cité industrielle en déclin qui lui colle aux basques. Le projet (ré)créatif Manufacture Plaine Achille avec la Cité du design, le Zénith et une salle de musiques actuelles, la deuxième ligne de tram qui connecte le centre vers le quartier d’affaires naissant de Châteaucreux, le parc-musée du puits Couriot, l’opération Cœur de ville : la démarche urbanistique engagée à Saint-Etienne fait le pari de transformer la ville pour régénérer le tissu économique. La stratégie de sortie de crise a bel et bien changé de cap : après le soutien à l’industrie, Saint-Etienne mise sur l’urbanisme, l’architecture et la culture pour tendre vers un nouveau destin national. Le souhait des rédacteurs du nouveau projet de ville est d’en finir avec la morosité ambiante et le défaitisme. Gommer la ville noire et ses stéréotypes nécessite d’innover et de porter un regard neuf sur une ville qui se conjugue encore au passé.

Pendant que les urbanistes et les politiques transforment la cité, quel regard portent les artistes stéphanois sur leur ville et les mutations en cours ? Pour le savoir, nous nous sommes entretenus avec deux artistes nés à Saint-Etienne. Jacques et Serge Prud’homme sont de la même famille et tous deux sont passés par l’école des Beaux-Arts de Saint-Etienne. Aujourd’hui l’oncle (Jacques) et le neveu (Serge) partagent le même atelier et si 20 ans les séparent, ils puisent dans les rues de Saint-Etienne une inspiration commune. En 2011, ils exposaient ensemble, offrant un regard croisé sur Saint-Etienne, ses rues, ses vieilles façades. Les photos de Jacques et les croquis de Serge racontent la ville sans artifices, le Saint-Etienne du quotidien, celui que l’on trouve en flânant dans les ruelles.

crédit Alain Le Tirilly

Jacques Prud’homme, photographe

Jacques Prud’homme est graphiste de métier et photographe autodidacte. Après des études aux Beaux-arts de Saint-Etienne et une carrière dans la communication, il est revenu à ses premiers amours : les appareils jouets et surtout il a découvert le sténopé, qu’il a expérimenté pour la première fois en 2004. Son vrai plaisir, il le trouve avec les techniques les plus rudimentaires, qui lui permettent de s’éloigner du réel en le transfigurant. Dans la plupart de ses travaux, il aime laisser la part belle au hasard et à l’expérimentation (source).

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Deloupy, auteur de BD

Serge Prud’homme dit Deloupy est né en 1968 à Saint-Etienne, il est diplômé des Beaux-Arts d’Angoulême, section bande dessinée. Après un passage aux Pays-Bas, il revient dans le Forez comme illustrateur indépendant pour la publicité tout en publiant pour l’édition jeunesse et la bd. Il est co-fondateur des éditions Jarjille et a notamment sorti le livre de Jacques Prud’homme « Saint-Etienne autrement ».

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Entretien au Caracas café, place de l’Hôtel de Ville de Saint-Etienne, autour d’un café et quelques bugnes 

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  • Dans Saint-Etienne autrement, vos vues au sténopé transforment notre regard sur la ville. Avez-vous cherché à réenchanter la cité ?

Jacques Prud’homme : Quand j’ai vu ce que donnaient les photos à la canette, j’ai été vraiment surpris du résultat. J’ai quitté mon rebord de fenêtre pour aller explorer la ville. Le résultat final est toujours une surprise même si le hasard est relativement maîtrisé. J’ai d’abord photographié beaucoup de lieux emblématiques de Saint-Etienne comme le Puits Couriot ou l’Hôtel de ville pour qu’à partir d’un endroit très connu le lecteur puisse s’interroger sur cette vision déformée de la ville. 

  • Vous photographiez des coins et des façades délaissés de la ville qui viennent enrichir une série intitulée « Archéologie du futur ». Vous y montrez la ville telle qu’elle est, sans artifices. Pourquoi cette série ?

Jacques Prud’homme : Les plus vieilles photos de cette série datent de 1979. C’est souvent les photos les plus intéressantes pour les gens car Saint-Etienne a beaucoup changé depuis. Je m’aperçois aujourd’hui avec les retours sur le blog et sur Facebook que les gens sont nostalgiques de ce passé. Mais à l’époque, ces photos je ne les montrais pas car sur le plan photographique il n’y a rien d’exceptionnel. C’est comme les photos de Eugène Atget qui à la fin du 19ème siècle entreprend de photographier systématiquement les quartiers anciens de Paris appelés à disparaître ainsi que les petits métiers condamnés par l’essor des grands magasins. Il n’y a rien à ajouter. Tout est dans le sujet.

Quand on isole une façade de magasin et qu’on est bien frontal comme pour un dessin d’architecture, il y a une vraie poésie. Ma dernière photo montre un magasin avec trois rideaux différents, un avec des motifs, un bleu, un orange. Pas un seul est identique. Le carrelage est en damiers vert et jaune. Un charme que le plus souvent on passe sans voir. Pour ce genre de choses, il faut être un grand piéton.

Deloupy (à propos des photos de Jacques) : Ta photo du Paris (un cinéma de Saint-Etienne aujourd’hui disparu), on pouvait passer devant à l’époque et ne pas trouver cela très joli. Le fait de sublimer les couleurs lui confère une esthétique nouvelle et donne un caractère fort à tes photos.

Cinéma Le Paris, Saint-Etienne, 1979

Cinéma Le Paris, Saint-Etienne, 1979

 

  • Qu’est-ce qui fait le charme de Saint-Etienne ?

Jacques Prud’homme : Les pentes de Saint-Etienne et ses immeubles si particuliers. Ce charme populaire c’est aussi cette négligence que l’on a au détour des rues. Ces façades de magasin encore en activité où il y a quelque chose qui cloche, une vitre a été cassée et on y a collé un gros bout de scotch parce qu’on avait pas l’argent pour réparer la vitre. Pour capter la poésie d’un lieu, il faut y vivre. En voyage, on survole les choses. On essaie de faire des photos mais on a du mal à sortir de ce que les autres ont déjà fait avant.

Deloupy : On la chance d’avoir une ville qui n’a pas des bâtiments trop hauts. On peut l’appréhender facilement d’autant qu’en grimpant sur les collines on embrasse toute la ville du regard. La nature est à deux pas. Ma prochaine série de dessins sont des cul-de-sac, des impasses que je trouve très graphiques. Cette ville me renvoie à mon enfance. Elle a sa propre histoire qui n’est pas la mienne d’ailleurs. Je n’ai pas vécu l’époque de la mine, j’ai très peu regardé Saint-Etienne jusqu’à trente ans. Maintenant j’ai l’avantage de très bien connaître la ville. Dans des villes comme Istanbul, Le Caire, Paris, une vie ne suffit pas à en faire le tour. Tu ne verras pas forcément la rue qui te parlera le plus. Quand des gens viennent à Saint-Etienne, ils sont agréablement surpris et beaucoup de couples choisissent de s’y installer.

ville vague

Deloupy – « Voici un dessin que j’aime beaucoup. Ce n’est pas le plus marquant de ma production, ni le plus significatif sur Saint Etienne, c’est même le genre de dessin que je n’expose pas… »

terrain

« Un terrain vague, parce que ce sont des lieux en transit, en devenir, qui n’existe déjà plus. C’est aussi ce type de paysage que j’ai vu de ma fenêtre lorsque j’étais enfant, un immense terrain vague où je jouais. »

  • Est-ce la sensation de voir filer le Saint-Etienne de votre enfance qui vous motive à prendre ces clichés ?

Jacques Prud’homme : Non, c’est au fil de mes balades que je découvre des lieux intéressants. J’explore la ville comme un touriste et je fais un recyclage visuel. Du « moche », j’essaie de faire quelque chose. Mon enfance, je l’ai passée à la Ricamarie, une cité minière voisine de Saint-Etienne. Vers 18-20 ans, j’ai photographié le Puits Pigeot, les convoyeurs de charbon et je regrette de ne pas en avoir fait plus.

 

  • Cité du Design, Zénith : photographiez-vous ces bâtiments qui incarnent le Saint-Etienne nouveau ?

Jacques Prud’homme : Oui, la Maison de l’emploi, Saint-Etienne métropole m’intéressent. Au sténopé, les bâtiments sont méconnaissables. La Cité du design c’est moins évident à photographier, le bâtiment est bas. Mais j’ai le projet de monter sur la tour d’observation pour faire une photo.

 

La Cité du Design par Jacques Prud'homme

L’immeuble de Saint-Etienne métropole par Jacques Prud’homme

 

Deloupy : Le quartier Bergson m’intéresse beaucoup. C’est tellement moche qu’on doit pouvoir en faire quelque chose. Ce côté agglomérat d’immeubles sans grand intérêt architectural, ces cubes à habiter, c’est un côté de la ville assez fascinant. Si on collait au milieu de tout ça une sorte de tour Agbar comme à Barcelone, ça lui donnerait un côté beaucoup plus attractif. 

 

  • Puisqu’on parle de l’évolution de Saint-Etienne, gardez-vous en mémoire des projets urbanistiques ou artistiques particuliers ?

Jacques Prud’homme : Saint-Etienne a beaucoup changé. Dans certaines rues, la pauvreté se voit mais je trouve que le centre a pris une image de grande ville par rapport aux années 1960 où c’était encore la ville noire. La grosse erreur urbanistique c’était le parking des Ursules. À cette époque, personne ne parlait de patrimoine. On casse un jardin magnifique pour construire un parking et permettre aux automobilistes de garer leur voitures proches du centre. Lors des Transurbaines, j’ai beaucoup aimé cette idée de peindre les façades en jaune même si cela a été très critiqué. L’anamorphose de Varini place du Peuple c’était aussi quelque chose.

 

Deloupy : En 2005, l’artiste stéphanois Ghislain Bertholon avait projeté d’installer des taupes géantes sortant des crassiers. C’est dommage que ce projet ne se fasse pas. Voilà quelque chose qui donnerait une identité complètement différente à Saint-Etienne qui est en rapport avec la mine et qui est une œuvre artistique pure dans laquelle tout le monde peut se reconnaître. Tu ne peux pas dire, c’est moche et sans intérêt, ce projet renvoie à ta propre histoire par rapport à Saint-Etienne.

 

  • Dans votre série L’introuvable, Saint-Etienne est le décor des aventures de deux libraires. Pas de crassiers, pas de chevalement : c’est une ville provinciale sans les totems de l’identité stéphanoise. Pourquoi ce choix ?

Deloupy : Une fois que l’histoire a été écrite, on s’est dit que ce serait marrant qu’elle se passe à Saint-Etienne. Je n’ai pas cherché l’emblème stéphanois pour construire l’histoire. Pour dessiner la ville, ma démarche en BD est complètement différente de celle du croquis. Dans la BD, il faut que le décor se fonde dans l’histoire. Il ne faut surtout pas que le lecteur s’arrête sur le décor. Le Stéphanois s’arrête parce que cela le ramène à son vécu et à sa propre vision de la ville. Mais ça me poserait problème si à Strasbourg ou ailleurs, on me disait « tiens là je me suis arrêté de lire parce que je ne comprends pas le décor », « qu’est-ce que c’est ce truc derrière mais à quoi tu fais référence ?». Si c’était de la citation propre aux Stéphanois cela me gênerait. Il faut vraiment qu’un décor fonctionne comme un décor et rien d’autre. C’est l’histoire et les personnages qui priment. Pour les croquis, mon choix est absolument subjectif. Ce sont les lieux qui me parlent, des endroits que j’aime dessiner. J’ai démarré une série de dessins qui sont une confrontation entre le moderne et l’ancien. J’ai par exemple dessiner la Maison de l’emploi de Ricciotti et un immeuble des années 1930. J’ai fait ça aussi avec l’immeuble de Saint-Etienne Métropole dans le quartier de Châteaucreux.

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Droguerie parfumerie par Deloupy

  • Vos BD autobiographiques (Pour de vrai , pour de faux) baignent dans le quotidien de Saint-Etienne, son tram, ses places, ses bistrots. Quel plaisir trouvez-vous à baigner vos lecteurs dans la banalité de la vie stéphanoise ?

Deloupy : Je suis assez frappé dans les BD que je lis que les auteurs dessinent des villes lambda. Les auteurs américains dessinent souvent des sous-New-York ou des sous Los-Angeles, dans les histoires françaises on trouve des sous-Paris. C’est-à-dire qu’on ne voit jamais la tour Eiffel mais on sait que ça se passe dans la capitale parce qu’on voit les taxis parisiens. Tardi a une démarche dont je me rapproche car il considère qu’une histoire se passe dans un lieu et il s’informe pour le dessiner. Mais après le lieu doit s’effacer derrière l’histoire.

 

  • Un de vos prochains projets s’appelle Crotteman et présente un Saint-Etienne peu reluisant, celui des crottes de chien…

Deloupy : Il y a vraiment des crottes de chien partout à Sainté. Crotteman est ma réponse… mais pour le projet en cours je n’ai pas la volonté de situer l’histoire graphiquement à Saint-Etienne car cette plaie est partagée par bien d’autres villes. Mine de rien, j’ai fait pas mal d’histoires sur ce sujet-là, c’est un bel et bien sujet stéphanois.

 

  • Des ouvrages récents mettent l’accent sur le rebond stéphanois. Quelle image incarne pour vous ce renouveau à Saint-Etienne ?

Jacques Prud’homme : Les bâtiments où on a fait appel à des architectes connus comme la Maison de l’emploi de Ricciotti. Il est collectionneur de peintures de Viallat et a reproduit ses osselets sur le bâtiment.

 

Deloupy : La Maison de l’emploi est intéressante : la journée, ça ne ressemble à rien mais la nuit c’est très beau avec ses haricots qui s’illuminent et colorent l’ensemble. Le bâtiment de Saint-Etienne métropole donne une impression de lourdeur et n’est pas forcément bien intégré dans le paysage. Il écrase vraiment le reste. Dans cette partie de la ville (le quartier de Châteaucreux, quartier d’affaire naissant), le paysage change tous les jours.

Maison de l'emploi

La Maison de l’emploi par Jacques Prud’homme

 

  • En 2011, vous avez exposé ensemble. Qu’est-ce qui vous a réuni ?

Deloupy : Cela faisait quelques années que je dessinais et que je photographiais des vieilles boutiques et j’ai découvert que Jacques l’avait fait aussi. On avait des lieux en commun. C’était drôle de confronter nos travaux. Dans l’exposition, on avait mélangé les photos et les dessins. Comme les dessins à la gouache étaient assez réalistes, cela entretenait une ambiguité pour les visiteurs : « c’est un dessin, une photo ? »

Jacques Prud’homme : Bientôt, nous allons exposer de nouveau ensemble (mai 2014). On va pousser plus loin le concept en doublant le dessin et la photo sans forcément choisir le même angle mais en ciblant quelques lieux qui nous interpellent.

 

Café neuf par Deloupy

Café neuf par Deloupy

 

+ de liens


Afficher Saint-Etienne : un territoire se réinvente sur une carte plus grande

  • Un pearltrees et une playlist vidéos « Saint-Etienne, un territoire se réinvente »

 

 

 

Rhône-Alpes, une région attractive et ouverte sur l’Europe

OBJECTIFS de la séquence

  1. Je localise et situe les repères spatiaux de la région étudiée
  2. J’explique un enjeu d’aménagement du territoire régional : la LGV Lyon-Turin
  3. Je réalise un croquis de l’organisation de l’espace régional

DÉROULEMENT

1. Sur la fiche distribuée, localise et situe les grands repères de la région Rhône-Alpes (départements, fleuves, montagnes de + de 1000 mètres)

 

Pars à la découverte des paysages de Rhône-Alpes grâce à cette vidéo

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Découvre l’infographie « La région : qui ? quoi ? comment ? » sur le site http://www.rhonealpes.fr/

 

2. La LGV Lyon-Turin, un aménagement en perte de vitesse ?

A consulter, le site du Réseau Ferré de France sur la LGV Lyon-Turin

– Complète la fiche sur la place de la région Rhône-Alpes en France et dans le monde. Le rôle de carrefour de la région Rhône Alpes implique d’accorder une place centrale aux transports dans l’optique d’échanges à l’échelle européenne.

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Réponds aux questions 1 à 4 p 269

– 7 questions pour un tunnel, d’après le Dauphiné Libéré (juillet 2008)

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– Lyon-Turin : un projet qui tient bon

« 14 nouvelles lignes à grande vitesse à travers la France en 2020, pensait-on en 2007. Mais la crise est passée par là. Et le nouveau ministre du Budget a laissé entendre que tous les chantiers n’iraient pas à leur terme. L’Express dresse la carte des projets, dont peut-être le vôtre.« 

D’après un article de L’Express de juillet 2012

– LGV Lyon-Turin : la commission d’enquête rend un avis positif sous réserve

« La commission en charge d’une enquête publique sur la ligne à grande vitesse Lyon-Turin, contestée, a rendu un avis positif sur le projet, avec des réserves, pointant notamment son impact « important » sur l’agriculture. « Les avantages apportés par le projet l’emportent largement sur les inconvénients (…)« ,

D’après un article du Monde d’août 2012

– La LGV Lyon-Turin, point fort du Sommet franco-italien en décembre 2012

« Le projet de TGV, discuté depuis plus de vingt ans et dont la mise en service est prévue en 2023, a donné lieu à de nombreuses manifestations, particulièrement côté italien, parfois ponctuées de heurts entre opposants et forces de l’ordre. La ligne permettra de diminuer de moitié le trajet Lyon-Turin qui se fera en 2 heures et mettra Paris à un peu plus de 4 heures de Milan contre 7 actuellement.

La France a continué à affirmer le caractère majeur de ce projet. »

D’après un article du Nouvel Observateur de septembre 2012

 3. Je réalise le croquis à l’aide des pages 270 à 273 du manuel

Petite leçon de géographie à destination de Technikart

« Enterrée dans le Limousin, Guéret est une ville quasi-morte où il n’y a pas de fac, ni de FNAC, ni de Frac mais des ploucs, des viocs, des bovins en surnombre et… des jeunes, qui malgré tout, n’ont pas toujours mauvais goût. Reportage au milieu de nulle part« .

 

Ainsi commence l’article de Technikart de mai 2012 intitulé « Manuel de survie pour branchés de la campagne : La bouse ou la vie« . Magazine branché art et cultures, Technikart dépêche à Guéret (préfecture de la Creuse) un journaliste qui connaît les lieux (ses grands-parents sont originaires de ce département). L’idée est louable : faire un état des lieux de l’offre culturelle d’un territoire rural. Évidemment, le choix de Guéret et de la Creuse n’est pas anodin. Guéret est une ville de 15 000 habitants, chef-lieu du 2ème département le moins peuplé de France (123 000 habitants en 2009), juste devant la Lozère. Les données statistiques de l’INSEE montrent les fragilités de ce territoire : un taux de chômage fort, une population vieillissante, un équipement culturel limité, bref un manque d’attractivité.

 

Avec son vécu et cette carte d’identité de la Creuse en tête, ce journaliste ne peut s’attendre à trouver dans cet espace rural un « petit Paris ». Offrir une vie culturelle riche aux publics de la Creuse demande opiniâtreté, engagement, inventivité et aussi une bonne dose de bénévolat. Sachant cela, quel angle choisir pour traiter le sujet ? Pour rapporter son enquête, le journaliste dit avoir joué sur l’exagération et le sarcasme, marque de fabrique de Technikart. Exagéré, le chapeau de l’article l’est. (« pas de fac, ni de FNAC, ni de Frac mais des ploucs, des viocs, des bovins en surnombre« ). Mais, de l’exagération on bascule facilement à l’outrance. Le billet est émaillé d’une collection de clichés sur le territoire rural, décrédibilisant sa part de vérité : on n’accède pas de la même façon à la culture dans les grandes villes qu’à Guéret (moins d’offres, plus d’ennui chez les jeunes, recours au Net prédominant). La posture journalistique se voulait sarcastique, elle se révèle pleine de condescendance et de mépris (voir l’encart « Vachement pas top » ci-dessous).

 

Au regard des cartes sur les salles de spectacles en France, on voit bien que l’épicentre culturel le proche de Guéret est Limoges. Un palais des sports et un Zénith permettent d’accueillir les têtes d’affiche nationale. Sous la plume du journaliste, Limoges devient donc « LA métropole du Limousin, seul endroit où ça bouge un peu dans le coin niveau sorties et culture. Une sorte de New York à l’échelon régional« . Quand on la regarde de si haut, il est bien normal que la France d’en bas vous en veule.

 

La carte des Zénith en France

 

Finalement, cet article a le mérite de poser deux questions : Nous laisserons de côté la première « C’est quoi la culture ? » pour creuser la seconde « C’est quoi la campagne au XXI°s ? ».  Définir la campagne d’aujourd’hui demande à s’écarter des poncifs habituels. Le géographe Robert Chapuis a récemment montré dans son livre « Vers des campagnes citadines, le Doubs, 1975-2005 » que les territoires ruraux ont connu des mutations spectaculaires au cours du XX°s. Désagricolisation, tertiarisation, citadinisation et réinvention de la nature, tels sont les chamboulements apportés par l’après-guerre.

 

Aujourd’hui, 18% de la population française habitent dans des espace ruraux qui sont sous influence urbaine. La société rurale n’est plus une société agricole (désagricolisation) et les habitants ont adopté le mode de vie urbain (citadinisation). L’INSEE note que 95% de la population française vit sous l’influence des villes. Le genre de chiffres qui fait dire à Robert Chapuis que «d’un point de vue économique, social et culturel, il n’y aura bientôt plus de ruraux, et encore moins de campagnards. Il n’y aura bientôt plus que des citadins vivant à la campagne !». On peut considérer ce constat comme exagéré mais la campagne d’aujourd’hui n’est clairement plus celle d’hier. La façon dont on perçoit cet espace a aussi changé, certains mythifient un Eden perdu, d’autres caricaturent « le trou du cul du monde ».


Une chose est sûre, le déterminisme n’est pas le bon conseiller quand on veut étudier l’espace rural. À la campagne, il existe des industries porteuses d’emplois et de grands festivals s’y sont épanouis. Les Vieilles charrues, le 1er festival de rock de France (268 000 spectateurs en 2011), est organisé à Carhaix, une commune bretonne de 8000 habitants (deux fois moins peuplé que Guéret). Il est certain que la Bretagne est plus touristique que le Limousin mais rien n’est figé quand on veut faire bouger les choses. A Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire), il y a 250 habitants, « six restaurants dont un trois-étoiles au guide Michelin (Régis Marcon), des entreprises, des hôtels, des gîtes, une foire aux champignons, un projet de centre spa et un taux de chômage proche de zéro. » A une époque, on y organisait même un festival de rock « Rock’n’bock »…

 

Bien sûr, les espaces ruraux souffrent d’une inégalité d’accès aux soins, aux transports en commun, à la culture ou à l’ADSL. Même si c’est plus difficile qu’ailleurs, ce n’est pas une situation géographique qui empêche les initiatives culturelles, bien au contraire. Campagne ou ville, c’est par l’engagement, l’envie et l’imagination des populations que les projets prennent vie. La « Diagonale du vide » n’est pas un désert culturel vide d’hommes et de projets. La Creuse regagne des habitants après en avoir longtemps perdu, des gens s’activent pour initier des rendez-vous culturels. Après avoir célébré le parisianisme avec sarcasmes et exagération, Technikart se penchera peut-être sur les réussites culturelles de ceux qui agitent la campagne française. Et pourquoi pas en y mettant son grain de sel plutôt que son grain de sable…

 

PS : A la question, comment peut-on vivre sa branchitude dans un « trou paumé » ou une « ville morte » comme Guéret ? Réponse : oui. En allant par exemple aux Nuits d’été de Guéret (concert gratuit) qui programment le 7 juillet 2012 l’excellent groupe rock’n’soul The Bellrays.

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