Paragraphe argumenté : 1914-1918, tous mobilisés pour la victoire

Sarah, élève de 3°1, a très bien réussi l’évaluation sur la Première Guerre mondiale. Le cours est maîtrisé, les mots-clés sont compris, les exemples sont pertinents. Bref, les connaissances et la méthode de travail sont solides : le paragraphe argumenté est très bien organisé (l’introduction et la conclusion sont intéressantes). Sarah a tapé son corrigé, à vous de le lire pour progresser ! Elle valide par la même occasion quelques compétences du socle commun, avis aux amateurs !

Lors de la Première Guerre mondiale, tout le monde est mobilisé pour la victoire : c’est la guerre totale. Mais les conditions de guerre sont-elles comme le prétend le gouvernement ?

En 1914, des soldats français sont appelés à se battre ayant pour but de prendre leur revanche contre l’ Allemagne : récupérer l’ Alsace-Lorraine. Les civils et les soldats croyaient à une guerre courte mais celle-ci s’avère longue (quatre ans de combats). Ils n’auraient pas pensé à de telles conditions de vie : les soldats ont faim, froid. Ils vivent dans des conditions effroyables, à côté des cadavres de leurs frères d’armes : c’est une guerre de tranchée. Tandis que d’autre ne font rien pour contribuer à la guerre (« les gros » comme le dit la chanson de Craonne). En 1914, la Première Guerre mondiale instaure une nouvelle façon de se battre : c’est une guerre longue, une guerre mondiale, meurtrière et traumatisante avec un nouvel armement (obus, explosifs, gaz toxiques, notamment le gaz moutarde).

La guerre mobilisera tout le monde, d’où le nom guerre totale. Les femmes contribueront à la guerre en remplaçant les hommes dans les usines d’armement, elles seront alors appelées munitionnettes. Quant aux civils, ils donneront de l’argent pour financer la guerre : c’est l’emprunt national, pour qu’ensuite les scientifiques puissent inventer de nouvelles armes, les ouvriers les fabriqueront et les soldats se battront avec sur le front pour la patrie et les civils. A l’arrière, une paysanne française (Emilie Carles) parle de « fin de tout », de peur … Tandis qu’un politique français s’exprime en parlant d’élan patriotisme, d’unité nationale.

Le gouvernement va utiliser la propagande, notamment par la presse, comme le cite un extrait du Petit journal en disant par exemple, que « les balles allemandes ne tuent pas« , dans le but d’influencer l’opinion publique dans un but précis (ici : la victoire). Il va aussi utiliser le mensonge en disant que tout va bien et mettre en place le contrôle postal qui consiste à ne pas envoyer les lettre des soldats qui dénoncent l’atrocité de la guerre.

L’ Allemagne signe l’armistice (la fin des combats) le 11 novembre 1918. Le 28 juin 1919, cinq gueules cassées sont invités à Versailles pour la signature du traité de paix. Georges Clémenceau leur dira : « Vous avez souffert mais voici votre récompense« . L’ Allemagne va être jugée seule responsable de la guerre et parleront eux de diktat de Versailles. Résultat de la guerre : 10 millions de morts qui entraînent des conséquences : beaucoup de veuves et d’orphelin(e)s. Cela entrainera un déclin démographique en Europe.

 

Sarah H.

Histoire des arts : Les joueurs de skat par Otto Dix

Cette année, l’épreuve d’Histoire des arts est obligatoire pour tous les élèves.  Une sélection d’œuvres sera bientôt communiquée et ce tableau d’Otto Dix sera peut-être dans le lot. Cette peinture est notre porte d’entrée pour expliquer le bilan humain de la Première Guerre mondiale. Nous en profiterons aussi  pour fixer les exigences de connaissances et de savoir-faire attendus pour l’épreuve d’Histoire des arts.


L’artiste : Otto Dix, le peintre soldat

1891 : Otto Dix naît en Allemagne.

1914-1918 : Après des études artistiques, Otto Dix s’engage dans l’armée allemande. Depuis le front, il dessine la guerre sur ses carnets la qualifiant de « retour à l’animalité ».

1920-1924 : Otto Dix consacre une série d’œuvres à la Première Guerre mondiale. Avec ce témoignage, il raconte son expérience de soldat et la sauvagerie du conflit. Il critique la guerre, ne ménage pas les anciens combattants et cherche à se sortir ces images d’horreur de la tête.

1933 : Hitler arrive au pouvoir en Allemagne et les œuvres d’Otto Dix sont qualifiées d’« art dégénéré » et en partie détruites. En 1937, ses œuvres sont retirées des musées allemands.

1944-1945 : Otto Dix retrouve le champ de bataille et sera fait prisonnier par les Français.

1969 : Otto Dix meurt, c’est un artiste reconnu pour son talent et son témoignage fort contre la guerre.

Le courant artistique : l’expressionnisme

L’artiste expressionniste livre sa vision de la réalité. Il laisse libre cours à son inspiration et exprime ses sentiments. Son travail interpelle, interroge ou choque. Ce mouvement est né en Allemagne au début du XX°siècle. C’est une peinture agressive qui n’hésite pas à critiquer la société comme le fait Otto Dix avec « Les joueurs de skat ».

L’œuvre : Les joueurs de skat ou invalides de guerre jouant aux cartes

(1920)

Il s’agit maintenant d’étudier cette œuvre d’Otto Dix. Le travail est à réaliser sur la fiche distribuée en cours. La méthode de travail reste la même :

  1. Je présente
  2. Je décris le tableau et les techniques utilisées
  3. J’explique

Pour vous aider : la meilleure analyse de ce tableau me paraît être celle de Sophie Delaporte disponible sur le site d’un peintre contemporain nommé Mik art.

Regard croisé

Les gueules cassées en France et en Allemagne : même combat

En cours de Français, vous étudierez le roman de Marc Dugain « La chambre des officiers » (1996) qui a été porté au cinéma par François Dupeyron cinq ans plus tard. Le tableau d’Otto Dix (1920) et « La chambre des officiers » nous renvoient à la même question :

Comment supporter son regard et celui des autres quand on est une gueule cassée  ?

La bibliothèque de Médecine de Paris a consacré une exposition virtuelle sur les « gueules cassées » : « La blessure au visage a fait d’eux des êtres hors normes qui suscitent chez l’autre des sentiments ambivalents : pitié, dégoût, sympathie, reconnaissance, peur.« 

Image de prévisualisation YouTube

Sources :

Le portrait d’Otto Dix en 1922 est disponible sur le site du musée Thyssen de Madrid.


« A l’assaut ! », une descente dans l’univers des tranchées

La Grande Guerre est un conflit mondial. Si vous savez que les Américains sont venus combattre sur le sol européen, on parle moins souvent de l’engagement des soldats canadiens. Dépendant pour ses affaires étrangères de la Grande-Bretagne, le Canada entre en guerre au même moment que les britanniques en 1914.

Pour creuser un peu plus l’univers des tranchées, rendez vous sur le site du Musée canadien de la Guerre.

Un jeu interactif « A l’assaut ! » vous replonge dans l’univers des tranchées (clique sur « commencez l’aventure »). Vous incarnez un soldat canadien engagé aux côtés des Français et des Anglais pour venir à bout des Allemands. Au-delà du jeu,vous apprendrez le vocabulaire de cette guerre de position (No Man’s land, le peloton, un franc-tireur, …). Je n’ai pas terminé la « mission » mais le jeu a l’air plutôt long.

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« À l’assaut est fondé sur les témoignages de Canadiens qui ont vécu et qui sont morts dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale. En partie histoire et en partie roman d’aventure, À l’assaut est divisé en épisodes. À la fin de chacun d’eux, vous devrez faire un choix d’action. Lorsque vous avez décidé de ce que vous allez faire, vous cliquez sur la section de votre choix et lisez ce qui en découle. Une bonne décision vous permettra de poursuivre votre aventure. Une décision moins heureuse entraînera des problèmes ou, pire encore, vous mènera tout droit au désastre. « 

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Par exemple, il vaut mieux vaut prendre le masque à gaz…

Images : copies d’écran du jeu interactif « A l’assaut ! » mis en ligne par le Musée canadien de la guerre

Fiche synthèse : La Première Guerre mondiale

Kevser et Ipek, élèves de 3°1, ont réalisé cette fiche de synthèse sur la Première Guerre mondiale. Vous avez relevé tous les mots-clés du cours. J’ai sélectionné cinq ou six mots-clés par partie pour faciliter la révision et cibler l’essentiel. Une bonne manière de se replonger dans « la Grande Guerre ».

I. LE PLAN

I. 1914-1918 : quatre années de combat meurtriers.

1) Entrer en guerre : l’illusion d’une guerre courte.

2) Une guerre qui s’enlise : la violence du front.

3) 1917, un tournant dans la guerre.

 

II. Une guerre qui mobilise tout le monde.

1) la mobilisation de l’économie et de la société.

2) Le rôle des femmes et des enfants.

 

III. L’ Europe déstabilisé par la guerre.

1) Un bilan humain et matériel très lourd.

2) Faire la paix : le traité de Versailles.

3) 1917, une vague de révolutions secoue l’Europe.

 

II. LES DATES                  III. LES PERSONNAGES       IV. LES LIEUX

28 juin 1914                    François Ferdinand             Sarajevo

1916                                 Les poilus / Pétain             Verdun

1917                                 Lénine                                Les révolutions russes

11 novembre 1918                                                      Compiègne (France)

1919                                                               Traité de Versailles                     

 

V. LES MOTS-CLES

I. Triple Entente – Triple Alliance / union sacrée / guerre de mouvement / guerre de tranchées / mutineries 

II. guerre totale le front / l’arrière / économie de guerre / propagande / censure

III. le diktat  de Versailles / SDN / révolution / communisme

 

Auteurs de la fiche : DOGANER Kevser et OZDEMIR Ipek

 

Paragraphe argumenté : la Première Guerre mondiale, une guerre totale.

Djaoued vient de mettre en ligne le 1er corrigé (Chap. 1 : La Première Guerre mondiale et ses conséquences). J’ai mis en gras les mots-clés dont l’abondance montre la qualité de son écrit (très bien organisé). Cela vous permettra aussi de voir si vous maîtrisez l’essentiel de la leçon :

Ex : qu’est-ce que l’avant ? la propagande ? la guerre de tranchées ? 

 

La Première Guerre mondiale : une guerre totale

En France, la Première Guerre mondiale est vécue par tous, à l’avant comme à l’arrière. Tout le monde contribue à la victoire.

Le pays va réunir 3.6 millions de soldats, tous pensent que la guerre sera courte. Tous les partis politiques et tous les français vont oublier leurs différents et s’allier pour battre l’Allemagne : c’est l’union sacrée (seulement 1.5% de déserteurs). Les soldats sont épouvantés par ce genre de combats (la guerre de tranchées). Pour que la guerre dure, la propagande est nécessaire.

Alors que la guerre de tranchées dure, les Français doivent agir et faire preuve de patriotisme. Tout le peuple soutient le front. La guerre se joue au front et à l’arrière. Pour financer la guerre, la France, comme d’autres pays européens va lancer des emprunts auprès de sa population. Le pays entre alors en guerre totale qui mobilise toutes le ressources humaines, économiques et technologiques. Les entreprises sont mobilisées car le conflit impose le passage à une économie de guerre.

Le bilan de la Première Guerre mondiale est catastrophique. Dix millions de soldats sont morts et vingt millions sont blessés. En France, 1.3 millions de soldats sont tués sans compter les gueules cassées. L’Europe va connaitre un déclin démographique en raison de la hausse du taux de mortalité et la baisse de taux de natalité. La France est durement touchée par les combats. Il faut parfois reconstruire des villes et des moyens de communication. La France va s’endetter auprès des Etas-Unis. Pour la première fois, la puissance américaine va dépasser l’Europe.

Pour conclure, la victoire aura coûté cher à la France aussi bien au niveau matériel que humain.

Melouk Djaoued