Il y a un an, Copenhague (Danemark) accueillait le quinzième sommet international sur le climat. La fibre écologique des Danois est souvent citée en exemple : champions de l’éolien, du vélo et du bio. Mais nul n’est parfait… La moitié de l’électricité danoise vient du charbon, une source importante de pollution. En 2010, c’est au tour de Cancun (Mexique) de recevoir la conférence sur les changements climatiques. Les représentants des états ont rendez-vous au Moon palace, un hôtel de luxe de la ville. Comme le note un reportage de Global Mag, cette ville champignon serait plutôt l’exemple à ne pas suivre en matière de développement durable. Le tourisme intensif a provoqué un “désastre écologique” : recul des zones sauvages, accumulation de déchets, contamination des nappes phréatiques, rareté de l’eau potable, … Clique sur l’image pour accéder à l’émission.
A Copenhague, des objectifs ambitieux pour l’environnement et la réduction des émissions de CO2 devaient être annoncés. Au final, l’espoir placé dans cette conférence internationale a fait un « flop » mais une prise de conscience planétaire des enjeux environnementaux a eu lieu. 194 états sont présents à Cancun pour tenter de trouver un accord. Cependant, l’optimisme n’est pas au rendez-vous. Mercredi 1er décembre, le président brésilien Lula a annoncé que la conférence de l’ONU sur le réchauffement climatique “ne va rien donner. Aucun grand dirigeant n’y va, au mieux ce sont des ministres de l’Environnement, et on ne sait même pas si les ministres des Affaires étrangères iront ; il n’y aura donc aucun progrès“. De plus, la crise économique a relégué les promesses environnementales au second plan et la prolongation du protocole de Kyoto de 1997 semble sur de mauvais rails : le Japon vient d’annoncer que sa promesse de réduire les gaz à effet de serre prendrait fin en 2012…
Malgré tout, l’élan citoyen continue. Le magasine Terra eco estime que “les Etats sont collectivement défaillants pour gérer la problématique globale du climat” alors que “des villes, des régions ou des pays ont pris le problème à bras le corps et tentent de développer des solutions à leur échelle et à leur niveau d’actions. Il en va de même pour certaines entreprises, associations et citoyens qui se bougent pour changer leurs comportements.” Pour preuve, cette récente campagne de Greenpeace qui nous invite à penser l’avenir sans pétrole.
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