Toutankhamon

18 02 2010

Article du Monde du 17 février 2010

Toutankhamon, mort vers 1330 avant notre ère, à l’âge de 19 ans, serait bien le fils d’Akhenaton, le « pharaon hérétique ». Il ne serait pas, en revanche, le fils de la célèbre Néfertiti, pas plus que celui d’une épouse secondaire du nom de Kiya – hypothèse jusqu’ici privilégiée par une majorité d’égyptologues. Par les étrangetés de l’inceste, la mère de Toutankhamon serait aussi sa tante, puisqu’il semble qu’elle ait été de la même fratrie que son époux…

Enfin, l’enfant-roi, qui a régné moins de dix ans, serait mort de la fâcheuse conjugaison du paludisme et d’une mauvaise fracture à la jambe droite, aggravée par une affection osseuse congénitale, la maladie de Kohler – dont, semble-t-il, on souffrait dans sa parentèle…

Issus de l’analyse de l’ADN prélevé sur le jeune roi, ainsi que sur onze momies de personnages apparentés, ces résultats devaient être annoncés en grande pompe, mercredi 17 février, au Musée du Caire. Mais, la veille, une rupture de l’embargo sur les travaux scientifiques cautionnant l’annonce, qui devait paraître dans la revue Journal of the American Medical Association, a éventé le secret.

Zahi Hawass, patron des antiquités égyptiennes, organisateur de l’événement, a peut-être gardé quelques éléments d’annonce qui ne figurent pas dans la publication scientifique détaillant ces travaux, menés depuis plusieurs années, sur les momies de l’époque amarnienne (entre le XVIe et le XIVe siècle avant notre ère).

Les conclusions qui ont fuité sur Internet à partir d’une dépêche d’agence doivent être prises avec précaution, puisqu’une lecture critique de l’ensemble de la publication n’était pas possible, mardi 16 février.

L’inconnu de la tombe 55

Ces résultats ne comportent cependant pas de grandes surprises. Comme s’en doutaient nombre de savants, Akhenaton serait bien l’inconnu retrouvé dans la tombe 55 de la vallée des Rois (Haute-Egypte). Cette tombe avait été, semble-t-il, préparée pour la reine Tiyi, sa mère. Mais le tombeau, signe des troubles politiques de l’époque – sans doute liés à la restauration des cultes abolis par Akhenaton -, aurait été réutilisé à d’autres fins. En particulier pour cacher la dépouille de son fils.

Une autre tombe de la même nécropole, la 35, avait également été utilisée pour cacher des momies royales de la XVIIIe dynastie, dont Toutankhamon est l’un des derniers représentants. C’est dans cette tombe que la momie de Tiyi, mère d’Akhenaton et grand-mère de Toutankhamon aurait été identifiée. De même que la momie dite « Young Lady », qui aurait été identifiée comme la mère de l’enfant-roi… et la soeur de son père.

Voici pour les archéologues l’arbre généalogique de Toutankhamon

Le nouvel arbre généalogique de Toutankhamon


Les années 1789-1815

16 02 2010

Voici la fiche révision pour ceux qui ont oublié de la prendre.

FICHE RÉVISION : LES PHASES DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

LES TRANSFORMATIONS DE L’EUROPE

 

CONNAISSANCES :

Je sais définir: - Etats Généraux – Cahier de doléances – Constitution

- Monarchie constitutionnelle – Droit de veto – Convention

- République – Suffrage universel – Comité de salut public – Directoire

- Consulat – Plébiscite – Empire – Conscription

Je sais expliquer : – la rupture de l’année 1789 (les différentes dates)

- les différentes périodes de la 1ere République

- l’époque napoléonienne et les transformation de l’Europe

Je connais : quelques acteurs : Louis XVI, La Fayette, Danton, Robespierre, Napoléon

quelques dates importantes (voir frise)

 

COMPETENCES :

N°1: répondre à une question par une phrase

dégager l’idée essentielle d’un texte

rédiger un texte en respectant les consignes

N°5: avoir des repères historiques: évènements, personnages, raconter et expliquer les grands traits de l’histoire de France

avoir des repères en histoire de l’art: Sacre par David, Tres de Mayo de Goya

lire et utiliser différents documents, y prélever des informations pour répondre à des questions, en les mettant en relation avec les connaissances personnelles

avoir des éléments de culture politique

 

rvt frise



Fouilles archéologiques à Ur

9 02 2010

Article de l’AFP, 9/02/2010

Irak: l’excavation de l’antique cité d’Ur pourrait en faire l’égal des pyramides

                          La cité sumérienne d’Ur, où le patriarche Abraham naquit selon la Bible, pourrait devenir aussi célèbre que le site de pyramides de Gizeh en Egypte si une volonté politique existait, assurent les responsables irakiens et étrangers travaillant sur le site.

A peine 20% de la cité, située près de Nassiriya, dans le sud l’Irak, ont été découverts lors de fouilles réalisées aux 19e et 20e siècles par des archéologues britanniques et américains.

« Quand les fouilles reprendront, des tonnes d’antiquités seront mis au jour et rempliront les salles de musée. Ce site deviendra peut-être plus important que le site de Gizeh » où se trouvent les pyramides de Khéops, Képhren et Mykérinos ainsi que le Sphinx, s’enthousiasme Dhaif Mouhssin, responsable de la protection du site.

« Certains archéologues estiment qu’il faudra plus de trente ans pour faire sortir de terre la cité », ajoute l’homme en arpentant son territoire.

Le royaume d’Ur, fondé il y a plus de 4.500 ans, repose enseveli sous un grand tertre balayé par les vents au sommet duquel trône le majestueux Zigourat, une construction de briques à degrés dédiée à la déesse sumérienne de la lune, Nana.

Ur fut l’un des premiers centre de civilisation, établi sur les rives fertiles de l’Euphrate, où pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité une écriture sous la forme de symboles cunéiformes a été utilisée.

C’est sous le règne du roi Ur-Nammu (environ 2112-2095 avant notre ère), un guerrier accompli et fondateur de la troisième dynastie de Sumer, que la cité a atteint son apogée pour s’étendre jusqu’à l’Iran. L’économie, la culture, l’art et la poésie ont fleuri. Le royaume était régi par une réelle administration et un code de lois.

« Il est certain que beaucoup plus de matériel reste à découvrir », assure Steve Tinney, professeur d’assyriologie à l’Université de Pennsylvanie (Etats-Unis), à l’origine des premières fouilles scientifiques menées avec le British Museum entre 1922 et 1934.

Il espère que des textes seront découverts pour mieux comprendre la culture et la religion polythéiste sumériennes. « Nous ne possédons pas de littérature sur Ur-Nammu et ses successeurs, sur les rituels et les prières », dit-il, joint par téléphone.

Le site d’Ur pourrait s’avérer unique s’il est confirmé qu’il recèle ce qui pourrait être, selon Dhaif Mouhssin, la demeure du patriarche Abraham, le père des trois religions monothéistes.

« On pense que c’est là qu’il résida car lors des fouilles de 1922, on a retrouvé son nom inscrit sur une pierre », explique-t-il devant un édifice de 27 pièces reconstruit sur ordre de Saddam Hussein en prévision d’une visite en 1999 de Jean Paul II, qui n’a jamais eu lieu.

Protégée par une fragile barrière et quelques gardes, Ur risque toutefois de rester une cité perdue dans un pays encore secoué par la violence et plus préoccupé par sa reconstruction que par l’archéologie.

« Il reste beaucoup à faire et un effort doit être consenti de concert avec le gouvernement central si le pays entend tirer profit de son énorme potentiel et devenir une Mecque du tourisme », estime Anna Prouse, une diplomate italienne responsable de l’Equipe de reconstruction régionale (PRT) dans la province de Zi Qar.

Outre Ur, la province possède 47 sites « d’une grande valeur archéologique », poursuit-elle.

Les autorités provinciales n’ont pas le budget pour entamer des fouilles titanesques et « se concentrent sur l’électricité, les systèmes d’égouts, les écoles, les routes, l’eau potable plutôt que l’archéologie », dit-elle.

Quant au gouvernement irakien, il n’a pas fait preuve jusqu’ici de volonté pour planifier des fouilles, même si des équipes d’archéologues ont recommencé depuis 2005 à travailler, insiste Mme Prouse