La Géo par la « Route du Rhum »
24 10 2010
Le 31 octobre 2010 à 13h02, à Saint Malo, 87 bateaux se lanceront direction : la Guadeloupe. Parmi tous les skippers, qui va gagner cette course ? Votre prof d’ EPS pense que c’est Michel Desjoyaux. Personnellement, j’ai une préférence pour Roland Jourdain et Armel Le Cleach. Et vous ?
Pourquoi ne pas suivre cette course ? Elle vous permettra de réviser vos cours de voile ou vos repères géographiques. On en reparle à la rentrée.
Voici le site pour voir la localisation, le trajet des bateaux : http://routedurhum-labanquepostale.geovoile.com/2010/
Quelques sites intéressants pour vous aider : KitEcoles , la routedurhum-labanquepostale, kit.voile.whaou et fiches-route-du-rhum
Historique de la course :
Cette course nautique est née en 1978 sur une idée de Miche Etevenon. Il s’agit d’une course transatlantique entre la ville bretonne de Saint Malo et le port guadeloupéen de Pointe à Pitre. Tous les bateaux monocoques ou multicoques sont autorisées à participer. Ils sont 38 au départ à vouloir traverser librement et en solitaire les 3510 milles de l’Océan Atlantique. (1 milles marin = 1,852 km : à vous de calculer)
Le vainqueur fut le canadien Mike Birch en 23 jours et 6 heures
Cette course a lieu tous les 4 ans et cela permet de voir l’étendue des progrès en matière de nautisme. La durée de course diminue.
Voici les 1ers arrivées, les plus rapides sur les monocoques:
1982 : Marc Pajot en 18 jours et 1 heure
1986 : Philippe Poupon en 14 jours et 15 heures
1990 : Florence Arthaud en 14 jours et 10 heures
1994 : Laurent Bourgnon en 14 jours et 6 heures
1998 : Laurent Bourgnon en 12 jours et 8 heures
2002 : Ellen MacArthur en 13 jours et 13 heures (Plus de temps qu’en 2002 en raison d’une dépression = mauvais temps)
2006 : Lionel Lemonchois en 7 jours et 17 heures
Pourquoi la « Route du rhum » ?
Saint Malo est un port breton important : elle est surnommée « la cité des corsaires », noms que le roi donnait aux navigateurs chargés de voler, piller les navires ennemis. Ce port a beaucoup commercé, aux 17e-18e siècles, avec la Guadeloupe, colonie française. La France se servait de l’île pour exploiter des plantations de cannes à sucre et les distilleries de rhums où travaillaient des esclaves.
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