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Archives pour 10/2010

Festival Polar de Cognac (du 15 au 17 octobre 2010)

Affiche du festival, mise en ligne avec l'aimable autorisation de l'association Cercle Noir qui organise la manifestation.

Ce week-end (du vendredi 15 au dimanche 17 octobre) se tient l’édition 2010 du Festival Polar de Cognac, la 15ème du nom. A chaque fois, un écrivain maître du polar est mis à l’honneur: cette c’est à Frédéric Dard (auteur de la collection des San Antonio, décédé en 2000) que le festival rend hommage. L’invité d’honneur sera Robert Hossein (célèbre réalisateur et metteur en scène) qui était très proche de Dard.

Tout l’univers du polar est ici mis à l’honneur: films, séries, romans et bandes-dessinées seront récompensés par le jury. Des projections de films et de séries et des rencontres avec les auteurs sont organisées tout le week-end,  au centre des congrès La Salamandre à Cognac (c’est ici). Les entrées sont gratuites!

Profitez également des expositions qui se tiennent à La Salamandre et au Couvent des Récollets (ici) ou encore au supermarché Leclerc!

Pour vous mettre dans le bain je vous propose de visionner ce reportage de France sur le Festival 2009 qui était consacré à Simenon, père de l’inspecteur Maigret:

Des liens pour en savoir plus:

  • Le site Le Cercle noir, dirigé par Bernard Bec, organisateur du festival
  • Le programme complet du festival (format pdf)

Bonus:

“L’étrange petite enquête de l’inspecteur Le Noir”, court métrage réalisé en 2007 par Nicolas Poukalow et joué par Philippe Rigot. En 5 minutes, ce film nous plonge dans une sordide affaire de tueur de peluche en reprenant tous les codes du polar des années 1940-1950 que nous avons pu observés en IDD: le noir et blanc, la nuit, les indices, les chapeaux, les longs impers, la fumée, le jazz, etc…

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Villes américaines en séries! (1)

Les Etats-Unis sont un pays très majoritairement urbain et fier de ses grandes villes: elles sont le paysage privilégié des séries TV qui ne lésinent jamais sur les plans larges vu du ciel mettant en avant leurs CBD flamboyants. L’Astrolabe vous propose une série consacrée aux villes dans les séries et plus spécifiquement dans leurs génériques. Plongez dans la culture télévisuelle américaine, instrument indéniable de la puissance des Etats-Unis!

S01E01 : Du ghetto aux quartiers riches

Arnold et Willy (Diff’rent strokes), 1978-1985, 189 épisodes de 25m (NBC), New York
Madame est servie (Who’s the boss), 1984-1992, 196 épisodes de 23m (ABC), New York
Le Prince de Bel-Air (The Fresh Prince of Bel-Air), 1990-1996, 148 épisodes de 25m (NBC), Philadelphie, Los Angeles
Punky Brewster, 1984-1988, 88 épisodes de 25m (NBC), Chicago
Une nounou d’enfer (The Nanny), 1996-1999, 146 épisodes de 23m (CBS), New York
Ugly Betty, 2006-2010, 85 épisodes de 42m (ABC), New York

Vue panoramique de Harlem, au nord-est de l'île de Manhattan, New York ( (c) All rights reserved by daliphoto, Flickr)

Le thème de la rencontre entre l’univers privilégié des centre-villes et la dureté des ghettos est récurent dans les sitcoms américaines des années 1980 et 1990. Aujourd’hui on peut retrouver cette confrontation, riche en comique de situation, dans la série Ugly Betty (on ne voit pas de ville dans le générique) qui raconte l’histoire d’une jeune latino du Queens (New York) pas vraiment gâtée par la nature qui réalise son rêve en travaillant dans un célèbre magazine de mode, au siège d’un des plus grands groupes de presse du pays, au coeur du CBD de Manhattan. La série Arnold & Willy, jouée par le regretté Gary Coleman, montre clairement la ségrégation socio-spatiale du New York des années 80, celui qui a vu naître le hip-hop dans les ghettos du Bronx. Deux orphelins noirs et pauvres de Harlem (au nord de Manhattan) sont adoptés par M. Drummond, riche veuf de Manhattan. Ces histoires sont bien sûr pleines de clichés (qui nourrissent “gags”) et fonctionnent souvent sur le même schéma:  les enfants des quartiers, turbulents mais qui ont énormément de tendresse et d’amour à donner, sont éduqués par l’adulte “riche” (signe extérieur de sa réussite) qui apprend à devenir plus humain à leur contact. Avec des situations initiales un peu différentes, c’est ce type d’histoire que racontent Punky Brewster (une jeune orpheline de Chicago qui “s’incruste” chez un vieil écrivain bougon) et Le Prince de Bel-Air (autobiographie romancée du rappeur-acteur Wil Smith akaFresh Prince & Dj Jazzy Jeff, qui a grandi dans le ghetto “hip hop” de Philadelphie et qui est envoyé chez son oncle et sa tante qui vivent dans les quartiers les plus chics de Los Angeles). Les thèmes évoqués dans Madame est Servie et Une Nounou d’Enfer sont un peu différents puisqu’il s’agit ici d’un homme (le mythique Tony Danza) et d’une femme (Franny) des quartiers défavorisés qui vont travailler chez une personne aisée, à la fin bien sûr les différences s’effacent et l’amour naît entre l’employé et l’employeur. Il est intéressant de noter comment les génériques de ces séries montrent le passage d’un univers à l’autre: par la voiture. Cela montre l’importance de ce véhicule dans les métropoles américaines et explique la densité du réseau autoroutier autour des villes. Seule exception, celui de Punky Brewsterdans lequel le passage, de la pauvreté à la richesse, se fait au moment où le vieil homme enjambe un SDF.

“Sempé à New York”, retour sur l’expo

Un dessin de Sempé sur les murs d'un immeuble new-yorkais (à l'angle de la 47è rue et de la 8è avenue) qui loge un magasin de vélos. Le cyclisme est un des grands thèmes de l'exposition consacrée à Sempé et qui se tient à Cognac jusqu'à la fin du mois (source: Vineus, Flickr)

Présentation de l’expo et du travail à rendre pour le 20/10 (3èmeD):

Jeudi dernier nous sommes allés visiter l’exposition “Sempé à New York” présentée chez Hennessy à Cognac jusqu’à la fin du mois. Cette exposition regroupe de nombreux dessins réalisés par le père du Petit Nicolas, Jean-Jacques Sempé, admirateur de New York et auteur de 101 couvertures pour le célèbre magazine New Yorker. Avec ses dessins, poétiques et légers, Sempé joue les “ethnologues” (celui qui étudie les cultures et les ethnies): il se moque gentiment des businessmen et n’hésite pas à s’éloigner de la folie du centre ville (Manhattan) pour s’attarder dans les parcs, les salles de spectacles et même sur les plages new-yorkaises. L’artiste ne s’enferme pas dans les clichés et donne une image drôle et rafraîchissante de la ville tout en condamnant ses excès. N’hésitez pas à y retourner ou à y emmener vos parents et amis, c’est gratuit!

Pour les 3èmeD: n’oubliez pas que vous devez rendre la fiche de travail et la synthèse (le sujet est “Quel regard Sempé porte-t-il sur New York?”) pour le mercredi 20 octobre 2010. Ce travail sera noté et permettra d’évaluer plusieurs compétences. Si certains souhaitent mettre au propre les notes prises durant la visite de l’exposition peuvent télécharger et imprimer le questionnaire, disponible ci-dessous au format PDF.

Lien vers le questionnaire:

Cliquez sur le pont de Brooklyn pour accéder au document (source: François Hogue's photostream, Flickr)

Vidéo de France3 Région

Une vidéo d’un reportage de France3 sur l’exposition, diffusé en juin 2010. L’occasion de retrouver plusieurs dessins que vous avez pu observer: certains thèmes vous rappelleront sans doute quelque chose…Une aide à ne pas négliger pour rendre une bonne copie!

Liens utiles pour approfondir le travail:

La ville américaine (GoogleMaps)

Découverte de l’organisation générale de la ville américaine à l’aide de Google Maps. Vous devez reconnaître les principales caractéristiques des villes des Etats-Unis, à savoir: le Central Business District (CBD), les quartiers industriels anciens où se sont formés les ghettos pauvres, les ghettos qui font l’objet de rénovation (pas forcément aux bénéfice des plus pauvres qui doivent souvent quitter le centre), les centres commerciaux, les banlieues pavillonnaires, les technopoles et les “gated communities” qui sont des lotissements fermés L’occasion pour vous de visiter le centre ville ou les banlieues de grandes métropoles des Etats-Unis: New York (25,9 millions d’habitants pour l’agglomération, c’est-à-dire la ville et sa banlieue), Chicago (11,6 millions), Seattle (3,4 millions), Denver (2,9 millions), Los Angeles (18,5 millions), Miami (5,9 millions), Dallas (6,4 millions).


Afficher La ville américaine sur une carte plus grande

Al-Idrîsî, géographe andalou du XIIème siècle (BnF)

Al-Idrîsî est né à Ceuta (ville espagnole qui se trouve au nord du Maroc; c’est une enclave européenne en Afrique dont on reparlera sur ce blog) vers l’an 1100. Il est clèbre pour son livre Kitâb Nuzhat al Mushtâq ou Le Livre de Roger écrit à la demande du roi normand Roger II de Sicile. Cet ouvrage, dont vous pouvez admirer les pages sur le site de la Bibliothèque Nationale de France, est une des plus complètes descriptions du monde connu du Moyen Âge. Grand voyageur, al-Idrîsî utilise aussi les informations d’autres, des commerçants, des chevaliers, qui passaient par Palerme qui était une ville du mélange des religions, à l’image d’al-Andalus, à la différence majeure qu’en Sicile le roi était chrétien. La réalisation de cet atlas lui a pris 18 ans!

Cliquez sur cette carte tirée du Livre de Roger pour visiter l’exposition virtuelle:

Copie du manuscrit réalisé en 1456 au Caire par Alî ibn Hasan al-Hûfî al-Qâsimî et conservé à la Bodleian Library d'Oxford (source: wikimedia commons)

Je vous conseille particulièrement d’explorer l’atlas et de découvrir le monde d’al-Idrîsî.

Avez-vous que la carte est “à l’envers“? Elle est simplement orientée vers le sud, alors que nous avons l’habitude de lire les cartes orientées vers le nord. Les Australiens utilisent parfois ce type de planisphère. Enregistrez l’image sur votre ordinateur et faites-la pivoter deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre, vous devriez alors reconnaître la mer Méditerranée, l’Europe, l’Afrique du Nord, l’Arabie, l’Asie et même le Japon!