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Archives pour la catégorie ‘Habiter la ville’

Kobé, paysage de la mégalopole japonaise

Kobé, métropole de l'île d'Honshu, fait partie du second centre urbain de la mégalopole japonaise, après Tokyo. Avec Kyoto et Osaka, Kobé fait partie d'une conurbation de plus de 18 millions d'habitants.

 

Vue satellite de la baie de Kobé (source: capture d'écran GoogleEarth)

 

Croquis de paysage de la baie de Kobé, symbole des contraintes et de la puissance de la mégalopole japonaise.

 

Une représentation schématique de l'organisation d'une métropole japonaise

3 autres articles du blog pour approfondir:

- Un quiz sur le Japon

- Un point presse sur la mégalopole japonaise et les risques

- Une ancienne carte de l’organisation du territoire japonais

On n’oublie pas non plus l’histoire des arts:

- Un article sur Tezuka, immense mangaka, père d’Astroboy

Bem-vindo ao Rio de Janeiro!

Vue panoramique d'une partie de la ville de Rio de Janeiro au Brésil. Au premier plan le Cristo Redentor au sommet du Corcovado, au second plan le quartier Botafogo et la mythique plage de Copacabana (source: wikimedia commons)

Vue panoramique d'une partie située au sud de la ville de Rio de Janeiro au Brésil. Au premier plan le Cristo Redentor au sommet du Corcovado, au second plan les quartiers de Botafogo à droite et de Flamengo à gauche se rejoignent. Ce quartier est majoritairement habité par la classe moyenne mais il y aussi des villas et des favelas. La baie est surplombée par le Pain de Sucre. Tout à droite on aperçoit la mythique plage de Copacabana (source: wikimedia commons)

Carte du Brésil

(source: populationdata.net)

Survoler Rio de Janeiro en hélicoptère

Google Maps: Localiser Rio de Janeiro et découvrir un quartier

(celui de la photo d’introduction)


Afficher Rio de Janeiro sur une carte plus grande

Plan de Rio

Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand. Vous trouverez plus de cartes et plans à cette adresse: http://www.lexilogos.com/rio_de_janeiro.htm

Vivre à Rio: témoignages

Le carnaval de Rio de Janeiro

Villes américaines en séries! (1)

Les Etats-Unis sont un pays très majoritairement urbain et fier de ses grandes villes: elles sont le paysage privilégié des séries TV qui ne lésinent jamais sur les plans larges vu du ciel mettant en avant leurs CBD flamboyants. L’Astrolabe vous propose une série consacrée aux villes dans les séries et plus spécifiquement dans leurs génériques. Plongez dans la culture télévisuelle américaine, instrument indéniable de la puissance des Etats-Unis!

S01E01 : Du ghetto aux quartiers riches

Arnold et Willy (Diff’rent strokes), 1978-1985, 189 épisodes de 25m (NBC), New York
Madame est servie (Who’s the boss), 1984-1992, 196 épisodes de 23m (ABC), New York
Le Prince de Bel-Air (The Fresh Prince of Bel-Air), 1990-1996, 148 épisodes de 25m (NBC), Philadelphie, Los Angeles
Punky Brewster, 1984-1988, 88 épisodes de 25m (NBC), Chicago
Une nounou d’enfer (The Nanny), 1996-1999, 146 épisodes de 23m (CBS), New York
Ugly Betty, 2006-2010, 85 épisodes de 42m (ABC), New York

Vue panoramique de Harlem, au nord-est de l'île de Manhattan, New York ( (c) All rights reserved by daliphoto, Flickr)

Le thème de la rencontre entre l’univers privilégié des centre-villes et la dureté des ghettos est récurent dans les sitcoms américaines des années 1980 et 1990. Aujourd’hui on peut retrouver cette confrontation, riche en comique de situation, dans la série Ugly Betty (on ne voit pas de ville dans le générique) qui raconte l’histoire d’une jeune latino du Queens (New York) pas vraiment gâtée par la nature qui réalise son rêve en travaillant dans un célèbre magazine de mode, au siège d’un des plus grands groupes de presse du pays, au coeur du CBD de Manhattan. La série Arnold & Willy, jouée par le regretté Gary Coleman, montre clairement la ségrégation socio-spatiale du New York des années 80, celui qui a vu naître le hip-hop dans les ghettos du Bronx. Deux orphelins noirs et pauvres de Harlem (au nord de Manhattan) sont adoptés par M. Drummond, riche veuf de Manhattan. Ces histoires sont bien sûr pleines de clichés (qui nourrissent « gags ») et fonctionnent souvent sur le même schéma:  les enfants des quartiers, turbulents mais qui ont énormément de tendresse et d’amour à donner, sont éduqués par l’adulte « riche » (signe extérieur de sa réussite) qui apprend à devenir plus humain à leur contact. Avec des situations initiales un peu différentes, c’est ce type d’histoire que racontent Punky Brewster (une jeune orpheline de Chicago qui « s’incruste » chez un vieil écrivain bougon) et Le Prince de Bel-Air (autobiographie romancée du rappeur-acteur Wil Smith akaFresh Prince & Dj Jazzy Jeff, qui a grandi dans le ghetto « hip hop » de Philadelphie et qui est envoyé chez son oncle et sa tante qui vivent dans les quartiers les plus chics de Los Angeles). Les thèmes évoqués dans Madame est Servie et Une Nounou d’Enfer sont un peu différents puisqu’il s’agit ici d’un homme (le mythique Tony Danza) et d’une femme (Franny) des quartiers défavorisés qui vont travailler chez une personne aisée, à la fin bien sûr les différences s’effacent et l’amour naît entre l’employé et l’employeur. Il est intéressant de noter comment les génériques de ces séries montrent le passage d’un univers à l’autre: par la voiture. Cela montre l’importance de ce véhicule dans les métropoles américaines et explique la densité du réseau autoroutier autour des villes. Seule exception, celui de Punky Brewsterdans lequel le passage, de la pauvreté à la richesse, se fait au moment où le vieil homme enjambe un SDF.

Ordos-la-Nouvelle (Chine), la ville que l’on n’habite pas!

Un air de fête dans une ville triste car sans habitant… (auteur: Gilles Sabrie)

Une ville chinoise pas comme les autres fait beaucoup parler d’elle sur la toile en ce moment.

Il s’agit d’Ordos en Mongolie Intérieure, au nord-est de la Chine.

C’est en effet une ville qui vient d’être créée de toutes pièces par le gouvernement chinois mais qui cherche encore ses habitants qui préfèrent, pour le moment, restés à Ordos (la vieille) située à 30 km de la nouvelle cité.

Le prix et l’éloignement empêchent cette ville de se développer.

Pourtant tout y est: les routes, les immeubles, la villa, le musée, la bibliothèque et les statues monumentales.

Photos d’Ordos extraites du blog « Un oeil sur la Chine » tenu par Gilles Sabrie:

Les rues d'Ordos, quasi-désertes (auteur: Gilles Sabrie)

La bibliothèque et ses employés (auteur: Gilles Sabrie)

Les villas de luxes attendent toujours leurs propriétaires (auteur: Gilles Sabrie)

Lien vers l’article complet: « La ville fantôme »

Un autre reportage photo sur le site du journal américain, Times: « Ordos, China: A modern ghost town »

Mis à part quelques touristes curieux et des fonctionnaires (personnes qui travaillent pour l’Etat) chargés de montrer l’exemple, il n’y a donc personne dans les rues de cette immense ville conçue pour accueillir 1 million de personnes.

Cette ville trouvera-t-elle un jour sa population (à l’image par exemple de Brasilia qu’on évoquait récemment) ou resterait-elle inhabitée, comme un triste exemple d’une certaine « folie des grandeurs » à la chinoise teintée de corruption (les projets immobiliers comme celui d’Ordos sont nombreux en Chine et permettent à certains de s’enrichir rapidement)?

Sur cette vue satellite (Google Maps) on peut voir l’ancienne (à l’ouest) et la nouvelle ville (à l’est), encore en construction:

Ordos, ville fantôme (capture d'écran GoogleMaps)

Ordos, ville fantôme (capture d'écran GoogleMaps, cliquez pour la voir en grand)

Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande la courte vidéo disponible sur le site « Aujourd’hui la Chine » qui présente des témoignages très intéressants: cliquez ici.

Les 50 ans de Brasilia

Vue satellitaire de Brasilia réalisée par la NASA. On distingue le plan en forme d'oiseau.

Toutes les villes n’ont pas une histoire aussi longue que celle de Rome, Athènes ou Paris. Certaines, comme Brasilia, sont encore toutes jeunes, d’autres se créent encore un peu partout dans le monde (j’en parlerai dans un prochain billet).

La ville de Brasilia fut en effet fondée le 21 avril 1960, il y a tout juste 50 ans.

C’est l’une des capitales les plus récentes du monde.

Elle a été construite à l’initiative du président brésilien Juscelino Kubitschek (1956-1961) la création de cette nouvelle capitale avait pour but d’attirer les populations et les activités économiques du Brésil vers l’intérieur du pays, alors qu’elles se concentraient sur le littoral atlantique.

Le plan de la ville, en forme d’oiseau déployant ses ailes, a été conçu par l’urbaniste brésilien Lucio Costa alors que la plupart des bâtiments sont signés par l’architecte Oscar Niemeyer, aujourd’hui âgé de 103 ans. Les deux hommes ont été influencés par l’architecte français Le Corbusier dans leur tentative de réaliser la « cité idéale ». Chef d’oeuvre de l’architecture moderne, la ville fut classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1987.

La ville est aujourd’hui peuplée de près de 2,5 millions d’habitants.

Si elle est bien devenue la capitale administrative du pays, elle reste en retrait sur plan économique, peinant à rivaliser avec Rio de Janeiro ou Sao Paulo, anciennes capitales du Brésil.

Le remarquable reportage photo réalisé par le journal Le Monde revient sur l’aventure de sa fondation tout en évoquant la situation de la ville aujourd’hui, en particulier des inégalités socio-spatiales qui y apparaissent (…comme dans toutes les villes).

Cliquez sur le photo-montage ci-dessous pour y accéder:

Photomontage montrant les principaux monuments de Brasilia: Congrès National du Brésil, Pont Juscelino Kubitschek, Eixo monumental, Palácio da Alvorada, Cathédrale de Brasilia (auteur: Hetor Carvalho Jorge sur wikimedia)

Pour en savoir plus sur Brasilia et la manière dont les brasilienses l’habitent je vous conseille la lecture d’un article du journal Le Figaro intitulé: « Brasilia, plus jeune capitale du monde« .