Etendre et fédérer la résistance au “plan social”
L’Education Nationale est déjà en première ligne du plan de rigueur. Les suppressions de postes, cumulées avec celles des années précédentes et amplifiées par la transformations massive d’heures postes en heures supplémentaires démantèlent les structures des établissements. Les lycées sont les plus touchés, particulièrement les LP, avec la suppression des BEP et la généralisation des bac pro en 3 ans. Les remplacements ne sont plus assurés notamment dans le premier degré.
Les personnels, les parents et les lycéens ont immédiatement refusé cette situation par la grève, les blocages et occupations d’établissements, le siège des IA (inspections académiques) et des rectorats. Certains ont fait reculer l’administration, comme Wallon à Aubervilliers. Tous ont exprimé la nécessité de fédérer ces actions et ont assuré le succès de la grève du 18 mars pour qu’elle contribue à renforcer la riposte.
Fichier joint: appel AG île de france 18 mars 2008

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Malgré les 88% d’enseignants grévistes le mardi 18 mars au lycée Charles-de-Gaulle (Longperrier), le Recteur n’a toujours pas accepté de recevoir une délégation du lycée et n’a rendu aucun des 10 postes supprimés.
RENDEZ - VOUS POUR UNE REUNION D’INFORMATION
aux parents, élus locaux, et enseignants
Vendredi 21 mars 2008 à 19h
Dammartin : salle Louis Lumière, rue du général de Gaulle, à côté de l’Eglise Saint-Jean
Othis : Espace François Mitterrand, Place du 10 mai 1981, à côté de la mairie.
Fichier joint: Tracts du 20 mars 2008

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Le blocus filtrant se poursuit; les examens (Contrôle en cours de formation, T.P.E…) sont assurés, ainsi que les remises de dossiers d’inscription et les conseils de classe. Mais la pédagogie reste, elle, très fortement perturbée.
Nouvelle assemblée générale qui décide de l’envoi d’une délégation le lendemain au Rectorat de Créteil. Il est également décidé de se rendre en masse (une trentaine de professeurs) l’après-midi même auprès du proviseur pour lui demander à nouveau un soutien de sa part quant à notre demande d’audience au Recteur. Nous finissons par obtenir après de longues et parfois houleuses parlementations que le proviseur rédige une lettre dans laquelle il explique la situation de l’établissement ces derniers jours, lettre qui est envoyée conjoitement à la nôtre, dans laquelle nous sollicitons de nouveau une audience au Recteur.
Parallèlement, les élèves mobilisés s’organisent, et créent un comité chargé de la gestion et de l’organisation de leur mobilisation. Ils cherchent à s’informer et à s’investir davantage encore.

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Mobilisation du lycée Charles de Gaulle lors de la grève nationale à Paris

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07h00 - 08h00
=> Un groupe de professeurs fait signer les automobilistes aux feux rouges aux abords du lycée la pétition contre les heures supplémentaires, et pour le maintien des 10 postes
A la même heure à la gare de Saint Mard
=> Alertés d’une distribution la veille par d’autres habitants, les gens qui vont prendre le train pour Paris font la queue pour avoir un tract et signer la pétition auprès d’un autre groupe d’enseignants, qui recueille en moins de 2 heures 310 signatures !
RASSEMBLEMENT réussi à 08H00 LE 18/03/08.
Une centaine de personnes devant le lycée ( grévistes du 18/03/08 + parents notamment FCPE + 2 élus municipaux ( mairie de Longperrier et Dammartin) + 1 Conseiller Régional qui nous appuie activement ce matin-là ( Alain Romandel ex maire d’Othis).
8h30
=> Intervention du Conseiller Régional au proviseur qui le prend à parti sur le caractère “anti démocratique” de la chaîne symboliquement tendue devant l’établissement par les collègues et les parents, il répond que même lui, qui n’est pourtant pas spécialement en forme, parvient à l’enjamber sans difficulté. Il demande aussitôt à être reçu par le chef d’établissement. Au terme de + d’1/2 heure d’entretien, le Conseiller régional reparaît avec pour seule assurance la confirmation des 10 postes perdus.Il nous informe qu’il fera un communiqué régional et qu’il interviendra.
9h30
=> Communiqué de presse FCPE/ SNES/ personnels non syndiqués pour le Parisien à propos de la journée.
10h30
=> AG. Rédaction d’un courrier officiel pour tous les élus locaux. Remaniement du tract avec dernières informations au verso. Retirage pour distribution prochaine dans le secteur.
Taux de grévistes par le proviseur : 88% POUR LE CORPS ENSEIGNANT ( historique dans ce lycée pour une journée nationale à l’appel d’un syndicat)
14h00
=> Manifestation, un cortège de 20 personnes de Longperrier environ ( avec documentalistes + surveillants)

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Le soir
Distribution des tracts SNES et FCPE à la sortie du lycée et par petits groupes de professeurs dans tous les parkings publics et les supermarchés du secteur de recrutement de nos élèves: sur Dammartin en Goele, Longperrier, Le Mesnil Amelot, Othis , Saint Soupplets et la gare de Saint Mard.

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=> Rédaction d’un tract commun FCPE et SNES expliquant la traduction locale, sur notre lycée, des 11000 suppressions de postes nationales. et expliquant la nécessité de la grève du 18/03/08.
=> Invitation à un rassemblement le 18/03/08 à 08h00 du matin devant le lycée de Longperrier pour les parents, habitants solidaires et les élus.

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Chers collègues,
Je me permets de vous faire suivre une information qui, si elle se confirme, éclaire encore d’un nouveau jour les suppressions de postes en cours…
On peut lire en ligne le projet de loi à l’adresse :
http://www.marianne2.fr/Exclusif-le-gouvernement-ecorne-la-garantie-de-l-emploi-des-fonctionnaires_a84661.html.
J’ai mis ci-dessous seulement le petit article introductif avant le texte du projet lui-même.
Exclusif : le gouvernement écorne la garantie de l’emploi des fonctionnaires
Le nouveau statut des fonctionnaires ne permet pas de les virer. Mais en les privant de traitement après deux ans de recherche de nouveau poste, il leur faut trouver eux-mêmes un nouveau job dans le privé ou le public. Explications et textes de loi.
Le gouvernement va transformer profondément le statut de la fonction publique et remettre en partie en cause la garantie de l’emploi des agents de l’Etat. Un projet de loi «relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique», élaboré par le Ministère du Budget, a été approuvé par le Premier ministre et a été transmis pour avis aux organisations syndicales, avant d’être soumis aux débats du Parlement. Ce texte donne au gouvernement les outils indispensables à la mise en œuvre de sa politique de réduction des effectifs dans l’administration centrale.
En particulier, l’article 7 organise de facto la possibilité de mettre au chômage technique et sans indemnités tous fonctionnaires d’Etat qui dans le cadre d’un redéploiement n’aurait pas trouvé de nouvelle affectation. L’agent sera dans un premier temps intégré dans un système de formation professionnelle pendant une durée de deux ans maximum durant laquelle il touchera au moins son traitement de base. «Au terme de cette période (…), celui-ci peut-être placé d’office en disponibilité». Autrement dit, s’il veut continuer à toucher un salaire, il doit se trouver lui-même un autre job, soit dans l’administration, soit dans le privé. Ce qui constitue une règle totalement inédite dans le corps des fonctionnaires et modifie le statut de la fonction publique.
Le texte prévoit (article 9) aussi d’avoir recours, à l’intérim pour assurer la continuité du service public. Dans ce cas, les usagers pourraient se retrouver face à un personnel dont l’Etat n’est pas l’employeur, mais le client. Ce recours à l’intérim est pour l’heure encadré : vacances d’emploi, besoins occasionnels, saisonniers ou surcroîts d’activité. Mais ce dispositif constitue déjà une brèche vers une sous-traitance accrue de certaines missions de l’Etat.
On attend avec impatience les réactions des syndicats. A suivre, donc.
[Sur le site, Marianne donne à la suite le texte du projet de loi transmis aux syndicats...]

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les collègues placardent sur les vitres de la salle des profs “10 POSTES SUPPRIMES“, attirant ainsi l’attention des automobilistes.
L’administration menace d’arracher le tout. Sagement, les collègues ôtent le tout pour le remettre dès le lendemain samedi 15/03 dans l’après-midi.

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Mise en place des actions pour les jours qui viennent .

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