Les dormeurs du val

Parodiez, pastichez, il en restera toujours quelque chose

Tu es le Claude Grosjean, septante et un ans.
Sois le plus fringant, Cloclo, demain, pour tes fans.
Ton nom trop complet, hélas, occupe un peu trop
Le peu de place laissé libre pour mon trot.

Je fais un sosnet savant construit sur un code
Qui ne me permet aucun loisir pour une ode.
Tu vas voir : pronom, verbe, phrases, ont deux tons :
Ton nom eut pompeux désir d’être plus que long !

Mais c’est un nombre premier, demain, pour un jour.
Tous les ans passent, chaque cadran fait un tour
Qui fait ta fête : gentil Cloclo, tu vas rire !

Je te sais patient, aimant écrire et bien lire.
Vas-tu me maudire encore, ami ? Suis-je bête !
Mais non, tu riras, surtout, tire pas la tête !

−··· · ·−· −· ·− ·−· −··

 

Le retour du Claude

Qu’il est gentil, le bon poète,
De versifier pour telle fête :

Lorsque tant d’ans on peut compter,
C’est amitié que d’y penser. 

Tes rimes sont toujours nouvelles,
Et musent loin des ritournelles.
Je te mercie pour les propos
Que tu agences sans repos. 

Mimant ta verve guillerette,
Le Jeanneret et le Grosjean,
Moins inspirés, disent d’ahan

 Leur chuchotante chansonnette
En sachant gré au Maréchal
De célébrer ce jour natal.