Oct 9 2017

El Pilar

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Pour la novillada d’ouverture, vuelta pour Palmero de Los Maños et oreille pour Isiegas et Téllez. Dans la course de Margé, oreille pour Mora et Adame le Jeune tandis que Román fait un tour de piste. Une oreille pour Juanito dans la deuxième novillada. Garrido est blessé et coupe deux fois une oreille contre une au toricantano Valadez. Ponce refait son numéro et perd un triomphe plus important à l’épée alors que Cayetano coupe deux oreilles après avoir reçu un coup de corne sérieux à la cuisse. Ureña obtient deux fois un trophée et confirme qu’il est dans le top 5 des créateurs les plus fertiles de la saison, dans un toreo aussi pur que l’eau de roche. Avec les cuvillos, 3 oreilles pour un Talavante inspiré, 2 pour Roca Rey et une pour Castella. Avec les toros de Matilla, double trophée pour Padilla et Marín, un pour Simón.

A Madrid, pour la clôture de la saison, oreille pour Luque et vuelta pour Ritter qui se fait salement secouer.

A Valence, pour la clôture de la saison, novillada d’ombres et de lumières : côté face pour Téllez et pile pour Colombo qui se fait transpercer la cuisse.

A Jaén, triomphe de Díaz par deux fois et d’El Fandi avec deux trophées simples.

Après la mort de son créateur le 3 octobre, le fer de don Victorino continue à produire des toros d’exception, comme ce Jarretero gracié à Illescas par Moral.


Juin 18 2017

Arènes sanglantes

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On nous reproche de verser le sang des toros et quand un torero se fait tuer on dit que c’est bien fait pour lui. Où est l’Humanisme? Aujourd’hui, un homme est mort, encorné devant moi, à deux reprises. Si la blessure fait partie de la corrida, on ne peut accepter la mort de l’Homme. Et pourtant… elle surgit toujours à l’improviste et c’est elle qui finit par triompher de tout.

Je croyais avoir assisté à une bonne corrida de Baltasar Ibán avec une oreille coupée par Fandiño à son premier et une très bonne prestation de Juan del Álamo tout auréolé qu’il est de son récent triomphe madrilène. Je viens d’apprendre en rentrant chez moi, après 2h 45 de trajet que la représentation était bel et bien une offrande sans rédemption. Fandiño que j’avais vu toréé à Valence en solo, Fandiño que j’avais vu triomphé à Mont de Marsan, que j’avais vu coupé une oreille à Vic ne donnera plus aucune faena. On se souvient de sa manière de se jeter entre les cornes sans muleta pour occire son toro avant de sortir par la Grande Porte de Las Ventas en 2013. Torero républicain qui avait refusé d’offrir son toro au Roi, il les avait bien accrochées, au point de vouloir faire exploser le système en combattant 6 toros 6 des élevages réputés les plus durs, ni plus ni moins qu’à Madrid, Temple du toreo. C’était en 2015, ce fut un échec, on le sait. Depuis il était reparti de zéro, de village en villages. C’est dans celui d’Aire sur l’Adour qu’il rentre dans l’éternité.

Mes plus sincères condoléances aux siens, en commençant par son épouse qui lui a donné une petite fille il y a deux ans, et à Antoine, son valet d’épée, et Jarocho, son banderillero, qui assiste impuissant pour la deuxième fois en deux ans à la mort de son maestro.

Descansa en paz, Iván.


Juin 17 2017

Une corrida de plus ?

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Demi-entrée

Samedi 17 juin 2017

Arènes d’Aire sur l’Adour

Fandiño est mort

6 toros 6 de Baltasar Ibán, bien présentés et tous applaudis à l’arrastre sauf le 4e (ou timidement). Provechito, le toro meurtier, âgé de 5 ans, fut le plus brave : il prit une deuxième pique depuis le centre; codicioso, il poursuivait tout ce qui bougeait mais avait le défaut en début de lidia de venir croisé. Bon niveau de bravoure dans l’ensemble avec une noblesse piquante.

Iván FANDIÑO (cannelle et or) : oreille avant d’être blessé à mort

            Le torero basque tira au sort un toro prompt et vivace mais aux forces assez mimitées auquel Dufau donna des chicuelinas ajustées. Sa dernière faena commença par deux bonnes séries à droites, rythmées, puis deux autres à gauche avant d’acquérir une plus grande intensité à nouveau à droite. Il alterna à nouveau et finit par manoletinas. Magnifique estocade quoiqu’un peu en arrière. Un trophée sans discussion.

Thomas DUFAU (bleu ciel et or) : salut puis silence aux deux autres

            Del Álamo a donné le ton de l’après-midi dans un quite par delantales ajustés. Le meilleur du torero français vint en début de faena par un double changement dans le dos puis par des cites à distance avec un animal qui avait un tracé très long, on ne peut plus propice au bon toreo. La faena fut propre, avec une bonne liaison à la troisième série puis une fin par manoletinas. Le torero aurait pu couper un trophée sans son échec aux aciers.

            Au quatrième, après une réception par larga à genoux, et de bonnes véroniques, la faena a connu des hauts et des bas.

            Le dernier prit une deuxième pique de loin puis Del Álamo dessina quelques chicuelinas avant que Manolo de los Reyes cloue une paire dans un cuarteo très rapproché. Le meilleur de la faena fut une première série au centre les genoux ancrés au sol. Un desarme vint compliquer les choses.

Juan del ÁLAMO (tabac et or) : vuelta et oreille

            Avec le moral d’un torero qui vient de triompher à Madrid, Del Álamo s’est montré assez pléthorique avec une belle réception à la cape qui a donné à Fandiño l’envie de répliquer par chicuelinas. C’est à la deuxième qu’il fut pris de face faisant craindre une blessure au thorax. Le torero, conscient, fit la « croquette », roula sur lui-même jusqu’aux barrières et fut pris au sol une deuxième fois, cette fois-ci fatalement, au niveau du rein droit. Le masque de la douleur se peignit sur ce visage exsangue sans que le sang ne paraisse couler. Un banderillero fut ensuite également pris mais sans conséquences visibles alors qu’il rentrait dans le burladero. Le torero de Salamanque servit une faena complète commencée un genou à terre, comme à Madrid, avant de prendre la gauche dans des passes de bonne facture. La faena eut cependant plus d’intensité sur la corne meurtrière. Il finit par de longues et templées bibaínas avant de « pincher » et de donner une estocade tendue qui nécessita de 3 descabellos qui firent s’envoler les trophées.

            Le cinquième (qui aurait dû être le dernier) paraissait une vermine à la sortie, freinant puis sautant avant de pousser à l’étrier du cheval. Le châtiment et l’envie du jeune torero ont permis de révéler sa bonne corne droite dans deux séries intenses. Epée arrière et tendue puis descabello et pétition d’oreille accordée.

 N.B. : Rafael Agudo, qui piqua le premier toro, reçut le prix au meilleur picador à la fin de la corrida sans que la nouvelle fatale de soit encore connue.


Juin 10 2017

As de piques

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Juan José Esquivel est né dans la province de Cadix, à La Línea de la Concepción. Il a commencé à piquer chez Miguelín avant de faire ses débuts en 1989.

Il est l’un des picadors les plus appréciés de notre France taurine. Il accompagne Rafaelillo et un certain nombre d’autres toreros comme Galván ou Chacón.

En 2013 il gagne un prix à Bayonne, l’année suivante il est blessé à Saragosse après qu’un victorino ait fait chuter son cheval.

Il a permis ces dernières années de grands tercios de piques, comme à Mont de Marsan en 2015 face à Piporro de Cebada Gago, à Dax en 2016 face à Granadero de Pedraza. Cette année-là il gagne aussi le prix au meilleur picador lors de la corrida-concours de Saragosse (comme il l’avait déjà fait en 2010) et celui de la feria de Juillet de Valence. A Vic en 2017 face au burraco Carafea III de Dolores Aguirre.


Juin 7 2017

Au pays des toros (35)

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Segura de León est un village d’à peine 2000 habitants, au sud de la province de Badajoz, où se déroulent au milieu du mois de septembre des capeas rappelant celles d’antan, tout comme sa voisine, Bodonal de la Sierra qui les donne le 15 août.


Juin 3 2017

Picasso à Vallauris

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Le maestro Pablo Ruiz Picasso a connu cette bourgade des Alpes-Maritimes en 1946 lors d’une exposition de céramique,  un art premier auquel il s’est adonné dès qu’il établit sa résidence dans ce lieu, de 48 à 55.

S’il déménage il restera lié à ce village comme le prouvent les corridas qu’il co-organise  entre 54 et 60 et où il fait jouer ses relations pour engager ni plus ni moins que le n°1, LuisMiguel Dominguín.

 

 

 

 

 

 

 

 


Mai 17 2017

Un élevage à l’honneur (97)

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Après que Dufau ait triomphé des derniers coquillas à Saint-Sever en 2013 on s’est aperçu que cet encaste n’était pas mort, d’une part car Sánchez Arjona continue à posséder un lot de cette origine et d’autre part parce qu’un élevage andalou un peu oublié a été sorti de son ostracisme par la peña de Saint-Perdon lors de la novillada concours de 2015. En 2016 Parentis a suivi et en 2017 c’est au tour de Mugron, suite à quoi on a appris que sous le nom La Pasión, un élevage a été créé dans les environs d’Aire sur l’Adour (Pilès-Dussau) à partir des élevages précédents.

María Jesús Gualda est l’héritière de l’élevage El Añadío dont une partie du bétail est d’une autre branche de Santa Coloma, celle de Buendía. Ces origines ont été introduites par la mère de la propriétaire actuelle il y a une trentaine d’années via la ganadería de Julio Garrido. Des étalons de San Martín ont ensuite été ramenés dans ces terres méridionales.

Encaste : Coquilla et Buendía

Devise :vert, rouge et jaune

Ancienneté : aucune

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Les animaux de ce fer paissent dans la finca qui lui a donné son nom, dans la commune de Jaén, sur 350 hectares. Le nombre de mères avoisine la centaine. Il fait partie de l’Asociación de Ganaderos de Lidia.


Mai 14 2017

Rideau

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N.B. : Ce blog restera en service minimum pendant quelque temps.

«Creo que los Toros son la fiesta más culta que hay en el mundo.»

Federico García Lorca

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La barbarie c’est l’ignorance.


Mai 10 2017

Au pays des toros (34)

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Les villages de La Peza (en haut) et Lanteira (en bas), qui se situent dans les contreforts nord de Sierra Nevada, à l’est de Grenade, assez proches à vol d’oiseau, sont distants de plus de trente kilomètres dans la mesure où il faut faire une boucle  dans la vallée en passant par Guadix. Ces deux localités célèbrent des spectacles taurins assez pittoresques, rappelant les capeas d’antan.


Mai 1 2017

Mai

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MADRID

Pour la feria de la Comunidad madrilène, Menes fait un tour de piste dans la première novillada. Ureña coupe une oreille pour la traditionnelle corrida du 2 mai.

A Cordoue, une oreille pour Roca Rey lors de l’ouverture et une Porte des Califes pour Ponce le jour suivant.

A  Cáceres, Ferrera, Juli et Roca sortent par la Grande Porte. Perera sort a hombros tandis que De Justo et Cayetano obtiennent un trophée.

A Xérès, pour l’ouverture, deux oreilles pour Cayetano et une pour El Fandi. Avec les cuvillos, tout le monde a hombros : Padilla, Morante et Manzanares. Pour la dernière, Roca coupe 4 trophées contre 3 à Talavante dans leur mano a mano.

A Valladolid, double trophée pour Talavante; un pour Castella et Roca.

A Aranjuez, El Juli triomphe et Morante coupe une oreille.

Novilladas

A MADRID, oreille pour Ángel Sánchez d’un mayalde.

A SEVILLE, deux fois une vuelta pour Valadez puis une autre pour Ochoa.

FRANCE

A Alès, une oreille pour López Chávez face au meilleur toro de la concours Penador, de Cuillé; prix au meilleur picador pour Gabin. Chacón et Vara coupent également une oreille dans la corrida de Valverde alors que Vanegas repart avec 4 trophées dans son seul contre 4.

A Vauvert, deux fois une oreilles pour Vara dans son solo face aux toros de Prieto de la Cal.

A Aire sur l’Adour, une oreille pour Salenc dans la novillada de Cascón.