Archive pour juin, 2007

juin 25th, 2007

Eve et la pomme de Newton

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Eve, 17 ans, est étrangère à son corps ! Son rêve c’est « l’impesanteur », car en peu de temps, à cause d’une allergie médicamenteuse, elle a prix 20 kg. Ce qui fait que pour 1,57 m elle pèse 75 kg,

Extrait :
-Tu parles ! C’est facile de jouer les nymphettes quand on a la silhouette d’Helen Hunt !
-Oui, c’est facile, c’est vrai, accorda Luc. Pourtant la vôtre est aussi émouvante. Vous avez une élégance naturelle, je ne saurais pas vous dire, quelque chose qui en impose. Votre démarche, votre regard, votre façon de… enfin, vous avez de la grâce…
-De la grâce ? De la graisse, oui. Arrêtez votre baratin !
-Ce n’est pas du baratin. D’accord, vous avez du poids à perdre, mais pas plus que Les baigneuses de Renoir ou que la célèbre femme du Déjeuner sur l’herbe de Manet. Aujourd’hui, elles font partie des toiles les plus admirées au monde ! Pensez aux Vénus de Botticelli, de Courbet ou de Picasso… Vous trouvez qu’elles ressembles aux Coton-tige filiformes des magazines ? Non, elles sont en chair, elles ont des formes, elles sont vivantes ! Belles.
- Sauf qu’on est au Xxe siècle, réveillez-vous… Bon sang, vous n’êtes pas de service là ?
Luc se mordit la lèvre.
-Je ne le prends que dans une demi-heure. S’il vous plaît…accordez-moi juste quelques minutes.
-Non.
-Bon, murmura-t-il avec tristesse. Je comprends.
Il ramassa son carnet de croquis et s’éloigna.
Eve fixa son reflet dans l’eau chlorée et le troubla d’un coup de talon rageur. Dans l’angle de la haie, un chat roux fit irruption et se posta de l’autre côté du bassin. Il sembla à Eve qu’il lui souriait comme l’énigmatique chat du Cheshire d’Alice au pays des merveilles.
-C’est bon, revenez ! Cria-t-elle à Luc…
La mère de Julien est partie quand il avait quatre ans. Son père passe son temps à travailler sans lui montrer son affection ni prendre le temps de parler avec lui. A quinze ans, Julien a l’impression de ne pas vivre. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Heureusement qu’il a Bart et léa, ses deux meilleurs amis. Mais un jour, son père lui annonce qu’il vend la maison, qu’ils déménagent…

Mon avis :

Un curieux roman

poétique

sur l’adolescence,

ses incertitudes et ses désirs…

Agréable à lire…

Niveau : 5e et +

 

juin 22nd, 2007

Marie Banlieue

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 Marie quitte Clichy avec sa mère pour un petit bourg en Normandie. Son père est parti travailler en Suède. Marie a perdu tous ses repères et doit se faire une place dans ce village et surtout dans son nouveau collège.  Petite fille sensible, elle collectionne les mots et les phrases dans un carnet. Malheureusement, sa mère ne l’aide pas du tout et n’accorde aucune importance à ce qu’écrit Marie. Grâce à quelques adultes elle va pourtant trouver dans l’écriture un sens à sa vie.

Extrait :
A la récréation, le petit blond m’appelait déjà Marie-Banlieue. Moi, je ne savais pas encore son nom.
Une rentrée de sixième, c’est impressionnant mais on se débrouille pour retrouver quelqu’un de son école, de sa rue… Et puis, on est tous logés à la même enseigne, un peu perdus… On se pose des questions pour se rassurer, on se prête un stylo, une feuille de papier, mais là… Toutes les places étaient déjà distribuées, ils étaient au « complet ». Installés depuis deux mois, propriétaires de l’endroit !
La prof d’anglais a soupiré : « Encore une ! ». Ça commençait bien. Elle m’a mise sur le côté, à une petite table, toute seule.
Observée par tous. Et n’en connaître aucun. En fin de matinée, le prof de musique a eu une bonne idée : « Vous allez vous présenter, un par un, pour que Marie fasse votre connaissance. » ça partait d’un bon sentiment… J’ai bien essayé de retenir quelques noms, mais vingt-huit d’un seul coup, c’est beaucoup ! En recopiant la leçon du tableau, j’avais la main qui tremblait.

Mon avis :

Douceur des mots,

sensibilité des

personnages !

Un vrai régal !

Niveau : 6e-5e