novembre 8th, 2011

Malo de Lange, fils de personne (Coup de coeur)

Malo a 14 ans. Nous sommes au 19e siècle et ce garçon, malgré son jeune âge est agent de la Sureté… Etonnant d’être enquêteur à cet âge, sauf quand on est le fils du chef de la police secrète. Pour enquêter sur un cambriolage, Malo se déguise en femme de chambre chez un duc. Malheureusement, celui-ci est retrouvé assassiné. Malo qui ne peut révéler sa véritable identité sans compromettre l’enquête, va se retrouver pris dans un terrible engrenage qui va le mener jusqu’au bagne de Brest. Loin de sa bien-aimée Léonie, le jeune homme va connaître bien des aventures au milieu des pires malfrats de la société française de l’époque…

Mon avis :

Aventures, mystère, amitié, amour et humour !
Que demander de plus !?

 

Extrait :

C’est toujours impressionnant de pénétrer pour la première fois dans une taverne de sinistre réputation. Mais il y a cela de bien chez Papa Guillotin qu’on n’a pas besoin de pousser la porte pour entrer : il n’y en a pas. Pour pisser, il y a les quatre coins. Et quand on veut manger, on nettoie la table d’un revers de manche.

Ce soir-là, l’ambiance était à la rigolade. Les clients qui savaient que le pâté de lapin était en fait du pâté de chat, faisaient « miaou » quand la serveuse posait l’assiette devant eux. Un orchestre de deux clarinettes, un violon et une grosse caisse jouait sur une estrade. Au milieu de la salle, des filles dansaient le chahut avec les gars, en poussant des cris de sauvage et en levant haut la jambe. Un petit infirme dans un pareil raffut, avait de bonnes chances de passer inaperçu. Pigrièche, avec sa face de pirate à barbe noire, était bien plus repérable, et un coup d’oeil circulaire me suffit pour l’apercevoir. Je voulus m’assurer que j’étais bien déguisé, j’avançai donc droit sur lui et m’assis sur le même banc. Il posa sur moi un regard endormi avant de s’envoyer un coup de paff dans le gosier. Il avait déjà pas mal bu. Je m’adossai au mur et fermai bientôt les paupières, comme un pauvre gars fauché par le sommeil.

- T’es tout seul ? Dit soudain Pigrièche à côté de moi.

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