Présentation du Prix littéraire

        pas sage 2016  Cette année, nous avons le plaisir d’associer nos élèves au Prix littéraire « Pas Sage » qui se développe depuis plusieurs années sur le bassin de Montélimar (Drôme, 26). Cette action touche les élèves de CM2 et de Sixième du Lycée français de Pondichery, de l’Ecole internationale de Mumbaï et de l’Ecole Franco-Indienne de Sishya de Chennai, en lien avec le collège Europa de Montélimar. (cliquez ici pour les liens vers les établissements cités)

Présentation en vidéo du Prix littéraire « Pas Sage » en Inde du sud 2015/2016

Les romans et les albums proposés aux élèves dans la sélection 2015-2016

Sélection « romans »

histoire d'un escargotHistoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur

par Luis Sepulveda et Joëlle Jolivet aux éditions Métaillé (2014).

Entre fable et conte initiatique, le récit poétique des aventures d’un escargot qui ne se contente plus des réponses toute faites transmises par ses congénères, part en quête de son identité et invente finalement un avenir pour sa communauté.

journal d'un nul debutantJournal d’un nul débutant

par Luc Blanvillain, aux éditions L’Ecole des loisirs (2014).

Les confidences d’un jeune garçon surdoué qui a entrepris de devenir un cancre afin de s’opposer à la pression scolaire que ses parents lui imposent : un roman plein d’humour sur les relations parents- enfants, la rentrée en sixième, les diktats du collège, la difficulté de rester authentique et élégant face aux premières émotions amoureuses et amicales.

salut hikaru koniKonnichiwa, Martin ! Salut, Hikaru !

par Gilles Abier, Antoine Dole et Marta Orzel aux éditions du Rouergue (2015).

Un nouveau court récit « tête-bêche » proposé par la collection boomerang : un écolier français, très attaché à son village des Alpes, est le seul de sa classe à recevoir une lettre d’un correspondant en japonais. Bonne surprise ou déception ? Belle et mystérieuse parce qu’indéchiffrable, la lettre va déclencher chez Martin des envies d’écrire sur lui. Ensuite, on retourne le livre, et on découvre qui est Hikaru …

jonas le requinJonas, Le requin mécanique

par Bertrand Santini et Paul Mager aux éditions Grasset (2014).

Jonas est un requin d’acier qui a connu son heure de gloire dans le cinéma d’horreur, mais qui ne parvient plus à faire recette dans le parc d’attraction où il a été reconverti. Heureusement, ses amis de Monsterland décident de le sauver de la casse en l’aidant à rejoindre l’océan pour tenter de réaliser son rêve : devenir… vivant !
Ce récit original offre une mine de références à décoder : on y retrouve le merveilleux du conte de fée, le souffle épique du roman d’aventure, l’importance de l’amitié chère au roman d’apprentissage. Bien qu’humoristique, le roman peut aussi être lu comme une métaphore sur la manière dont les hommes traitent les animaux.

Sélection « albums »

couverture_album_didgeridoodidgeridoo

par Frédéric Marais aux éditions Les fourmis rouges (2014).

Cet album magnifiquement illustré dans les couleurs noir, blanc et ocre met en scène un conte explicatif aborigène, dans lequel l’homme fait de son outil un instrument dont le souffle musical parachève la naissance du monde.

autrefois l'olymeAutrefois l’Olympe, Mythes en haïku

par Agnès Domergue et Cécile Hudrisier aux éditions Thierry Magnier (2015).

Dans Il était un fois, Contes en haïku, paru en 2013, l’auteure et l’illustratrice avaient adopté une délicate palette de couleurs pastels et une forme poétique, le haïku, pour concentrer l’essence de contes merveilleux traditionnels. Elles récidivent dans ce second recueil, aussi précieux que le premier, dans lequel le lecteur s’amuse cette fois à deviner des mythes grecs…

la promesse de l'ogreLa promesse de l’ogre

par Rascal et Régis Lejonc aux éditions Pastel (2015).

On retrouve dans ce récit les ingrédients du conte traditionnel : un ogre, son fils, une maison isolée dans les bois, un grand couteau de boucher, une petite fille et surtout, la confirmation que la vie peut être cruelle. Une métaphore de l’addiction et de l’affirmation de soi, lorsque l’amour filial est impuissant. Un album magnifiquement illustré, pour évoquer subtilement des questions délicates.

votez victorineVotez Victorine

par Claire Cantais aux éditions Le poisson soluble (2014).

Un album riche et astucieux, qui parvient à mêler le récit autobiographique de Victorine, jeune fille bourgeoise du XIXème siècle, et un parcours artistique dans les œuvres majeures des collections du Musée d’Orsay. En donnant la parole aux personnages des tableaux, l’auteure-illustratrice aborde aussi l’histoire de la condition féminine. Les tableaux prennent vie en intégrant l’histoire et grâce à un somptueux travail de collage et de détournement.

yllavuYllavu

par Gambhiro Bhikkhu et Samuel Ribeyron aux éditions HongFei (2015).

Dans ce beau conte asiatique – The One-Who-Saw – pour le titre original, les références à notre société sont à peine voilées par la transposition merveilleuse : dans le monde d’Yllavu, les hommes vivent tête baissée depuis que l’obsession de s’enrichir grâce aux « pierres qui brillent » les aveugle. Grâce à un accident, Yllavu retrouve le bonheur de méditer en admirant la nature et le ciel : incompris de son vivant, sa mort révèlera aux autres hommes l’immensité de son trésor intérieur…

CombiendeterrefautilaunhommeCombien de terre faut-il à un homme ?

par Annelise Heurtier et Raphaël Urwiller aux éditions Thierry Magnier (2014).

Ecrit d’après une nouvelle de Tolstoï, ce conte pourrait illustrer l’adage : « L’herbe est toujours plus verte dans le pré d’à côté ». L’avidité et la jalousie conduisent Pacôme, qui aurait tout pour être heureux, à passer à côté de sa vie. Raphaël Urwiller, passionné par la technique de l’image imprimée, a créé des illustrations puissantes qui nous plongent dans le folklore russe tout en renforçant le caractère implacable de l’histoire.