Combats de chevaliers…

19 01 2010

Lors de la dernière séquence, nous avons dû écrire un combat de chevaliers tel que nous l’avions étudié pendant la séquence consacré au Chevalier au bouclier vert… Nous vous présentons deux rédactions … lues et approuvées par la classe !

Premier texte :

Beaudouin, après avoir chevauché des heures et des heures, décida de faire une halte dans la forêt. Mais à peine eu-t-il trouvé un arbre pour s’asseoir qu’il croisa la route de Bernard de Chartres, son fidèle ennemi. Notre héros se prit de rage lorsque ce félon lui cracha:

« C’en est fini pour toi! Gertrude va m’épouser, ordre de son père. Je serais n riche seigneur et toi mon pauvre vas…. »

A peine eu-t-il le temps de terminer sa tirade que Beaudouin se lança en sa direction, rouge de fureur.

« Aide moi, Tizonna, cria-t-il en sortant son épée du fourreau.

-A moi, Balmung, renchérit Bernard.

Le combat fut féroce. Les mailles souvent rouges des hauberts sautèrent, les heaumes se fendirent en deux, les boucliers furent entaillés. Jamais Beaudouin n’eut autant de rage et autant d’envie d’éliminer un homme. Bernard, ce félon déloyal et fourbe, époux de Gertrude? C’était impossible! Beaudouin l’aimait tant…

En tous les cas, son adversaire était un rude combattant. Le chartreux assena au preux chevalier un violent coup juste au-dessus du coude. Un cri monta à sa gorge et il ne put le retenir. Il tomba à terre. Il était désormais à la merci de son ennemi. Il était entre la vie et mort. Non! Cela ne pouvait être la fin!Beaudouin était beau, dans la fleur de l’âge, un avenir merveilleux avec sa bien-aimée en main (si le félon ne prévoyait pas ce mariage)! Et ses compagnons? Que deviendraient-ils sans lui? Il aurait fallu un miracle…Et le miracle arriva. Bernard était…figé! Une ombre sortit des fourrés.

« Merwyn! Mon ami! Tu m’as sauvé la vie! Comment pourrais-je te remercier?

-En tant que magicien, sauver les gens bons et loyaux est mon rôle. Ne me remercie pas. Mais, tu es blessé?

_Oh ça! Ne t’inquiète pas, rien de grave.

_Justement, lorsque vous dites cela, c’est généralement grave, je m’inquiète donc. »

Il leva les bras au ciel, récita quelques incompréhensibles paroles et disparut. Disparue également, la blessure du chevalier. Et Bernard…dormait paisiblement à l’ombre d’un chêne.

« Quel mage, ce Merwyn », pensa Beaudouin tout en chevauchant vers la lisière de la forêt.

 

MARION.L

Deuxième texte :

 

Georges Treml contre son rival Hervé de Vaunoy

 

Georges Treml, comte de Bretagne, serpente le long dfun des chemins peu parcourus à cette période de lfannée. Il avait décidé de se rendre au village, pour sfassurer que les habitants passaient bien leur hiver et nfavaient pas besoin dfune aide quelconque.

Soudain, il aperçoit une vague forme au loin, qui se dessine à travers le brouillard. A mesure que celle-ci se rapproche, il distingue un homme sur un cheval. Cfest alors qufil reconnait son rival : Hervé de Vaunoy. Cet homme lfavait autrefois trahi et avait tenté de sfapproprier une partie du territoire du comte.

Les deux hommes sfinterpellent, dialoguent, et se mettent dfaccord : celui qui remportera le duel deviendra propriétaire du comté. Les adversaires, nfayant aucun témoin sous la main, rédigent sur un manuscrit lfaccord, signent, puis sfécartent de plusieurs pieds.

- « A la victoire, crie Hervé.

-  Pour la gloire de Dieu » hurle Treml.

Alors, les deux cavaliers se ruent lfun vers lfautre, et arrivés à la même hauteur, se donnent des coups dfépées. Les chevaliers se protègent tant bien que mal de leurs boucliers, mais, à mesure que le combat se prolonge, les coups frappent plus fort encore les hauberts, les heaumes. Les coups de Hervé sont nombreux, mais la plupart inutiles, et parfois risquent même de le désarçonner. Cependant, Georges Treml vieillissant, est désormais blessé sur les bras, le buste et à quelques coupures assez profondes sur les jambes. Cfest alors qufHervé lui plante lfépée dans lfépaule, en dessous de la clavicule. Sous le choc, Georges Treml tombe de cheval. Alors que son adversaire rit de sa victoire désormais assurée, Treml rampe vers un arbre et sfy adosse.

Vaunoy, chevalier de peu de foi, décide de laisser son rival se vider de son sang au lieu de lfachever sur le fait, pour que sa vengeance nfen soit que meilleure.

Le sang ruisselant tache le sol jusqufà une trentaine de pieds du comte.

- «Navré, mon cher peuple, jfai échoué» soupire-t-il.

Alors deux elfes, aux ailes argentées et dorées, à la figure à la fois angélique et dure, sortent de lfarbre sur lequel le vieil homme se meurt. Celui-ci, éperdu dans ses songes et ses remords, ne les aperçoit pas. Les deux petites créatures regardent le vieil homme et son adversaire toujours sur son destrier, puis échangent un regard, un murmure, et se placent devant Georges Treml. Hervé de Vaunoy, trop occupé à rire à gorge déployée, ne les aperçoit pas non plus.

Les elfes sfapprochent alors un peu plus de Treml, qui finit par les remarquer. Il pense dfabord que la fièvre lfemporte, puis sfapercevant de leur réalité, leur demande:

- «Qui êtes vous ?

- Nous sommes des elfes, et aidons les personnes, comme vous, qui sont en difficulté. Mais seulement celles qui pensent aux autres, qui ne sont pas égoïstes… Comme vous, lui répondent les petits êtres.

- Je vous remercie, mais je ne vois pas comment, même avec des pouvoirs magiques, vous pourriez me sauver de la mort, maintenant trop proche.

- Pfff, ce qui est énervant avec ces humains, cfest qufils donnent presque lfimpression qufils souhaitent mourir, soupire lfun des elfes, avant de poursuivre : tenez, ceci contient une boisson. Navré mais nous ne pouvons vous en dire plus sur son contenu, cependant elle pourra vous sauver. Une fois que vous lfaurez bu, vos blessures se refermeront, vous retrouverez votre sang manquant, et vous retrouverez toute votre force. Alors vous devrez tuer Hervé de Vaunoy, sans quoi, dfune manière ou dfune autre, il rependra le dessus.

Alors les deux petites créatures, disparaissent aussi vite qufelles étaient arrivées, ne laissant de leur passage qufune minuscule fiole verte. George Treml sfen saisit, lfouvre, et en absorbe le contenu. Les elfes avaient dit vrai, car aussitôt, les blessures se referment et le comte sent en lui de nouveau toute son énergie, mais aussi un nouveau courage. Il se saisit de son épée juste à côté de lui, réajuste son heaume, puis sfélance vers Hervé de Vaunoy, qui nfavait pas suivi le dialogue qui se faisait pourtant à seulement quelques mètres de lui.

Son rival, perdu dans la pensée de ce qufil pourrait bien faire dfune telle fortune, ne se rend pas compte que Georges Treml se place juste derrière lui et peut le tuer en un seul mouvement. Cependant, Treml nfest pas un lâche. Il lfappelle, pour attirer son attention, avant de sfélancer sur lui. Son rival ne comprend pas comment il est possible que le vieillard nfait pas succombé, mais il nfa, il est vrai, que très peu de temps pour réfléchir. Déjà, Treml est sur lui et lui donne des coups plus forts encore qufauparavant.

Le combat ne dure cette fois que très peu de temps. Georges Treml enfonce son épée dans le ventre de Vaunoy. Celui-ci regarde un court instant la lame, dfoù sort des pintes de sang, avant de sfécrouler, raide mort. George Treml part ensuite en direction de son château, laissant sur place la dépouille de son adversaire, qui nourrira les charognards.

 

Laura D.

 

 

 


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