Apparence trompeuse, une nouvelle rédigée par Chloé R., Nicolas T. et Dylan
19 11 2007
Les apparences sont parfois trompeuses…
L’histoire d’une poupée pas comme les autres.
Voici notre nouvelle :
Apparence trompeuse
Une nouvelle écrite parChloé R.
Dylan S.
Nicolas T.
Avec la participation de
Laura B.
Dans une colline isolée de la ville, je vivais seule dans une grande maison avec mes moutons, car j’étais bergère. J’en possédais une trentaine, tous en bonne santé.
Un soir, un orage me réveilla. Je sortis pour mettre mes bêtes à l’abri. À un moment, je vis une brebis qui était blessée. Je me dépêchai de l’amener dans la grange alors que l’orage continuait de gronder. J’essayai de la soigner mais le sang continuait de couler, vu sa blessure, cela ne pouvait être que l’oeuvre cruelle d’un loup affamé. Extrêmement fatiguée ce soir-là, je me couchai près d’elle dans la paille et m’endormis très vite.
Le lendemain matin, je me fis réveiller par les perçants rayons du soleil, le ciel était dégagé et je sentis la brebis bouger à côté de moi. Etrangement, il n’y avait plus aucune trace de morsure. J’étais très étonnée et je croyais être dans un rêve. Cela se reproduisit plusieurs fois et à chacun de mes réveils, il n’y avait plus de blessure.
Mais un jour, en faisant du feu, je remarquai que la poupée qui était d’ordinaire posée sur la cheminée était tachée de sang. Je me posai alors beaucoup de questions. Je voulus la faire analyser pour savoir à qui était ce sang. Sur la route, je m’arrêtai à une station pour faire le plein et quand je revins à la voiture, la poupée avait disparu. Je me demande bien comment…
Je rentrais chez moi pour me reposer quand je vis la poupée assise sur la cheminée. Je sursautai de surprise. Je me dis que je n’avais tout simplement pas assez dormi la nuit passée et j’allai me coucher aussitôt, pour oublier ces vilaines visions.
À mon réveil, je la vis assise sur le rebord de la cheminée mais cette fois-ci, sans aucune tâche de sang. Je pensai que ce n’était rien d’autre qu’un rêve.
Le même phénomène se reproduisit encore et la poupée était à chaque fois tâchée de sang : je commençai sérieusement à me poser des questions. Je me demandai si la poupée ne prenait pas vie et si ce n’était pas elle qui blessait mes moutons… Mais je redevins réaliste et me dis que je fabulais un peu de trop.
Un soir, je décidai de surveiller de près la poupée en la plaçant dans le placard de ma chambre. La nuit se faisait totale, je fus réveillée par le grincement de la porte du placard et je pris peur. J’allumai discrètement une bougie et je vis la poupée traverser ma chambre ; sa robe bleue était parfaitement intacte. Tant j’étais fatiguée par ces étranges événements qui n’avaient de cesse de perturber mon esprit, je tombai de sommeil, avec la lumière allumée.
Au lever du jour, la porte du placard était restée entrouverte et je descendis prendre ma douche pour éclaircir mes pensées. À la sortie de la salle de bain, je vis nettement la poupée assise sur la cheminée, avec de nouvelles traces de sang sur sa robe. Je remarquai qu’il lui manquait également sa chaussure gauche. J’allai dehors pour nourrir mes moutons quand je vis, dans la grange, la chaussure bleue appartenant à la poupée, posée à côté d’un mouton.
Je commençai à prendre réellement peur : si une poupée pouvait faire tant de mal à mes bêtes, il se pouvait également qu’un jour, elle s’attaque à moi. Cette idée me glaça le sang et me fit froid dans le dos.
La nuit suivante, j’eus décidé de rester éveillée et je regardai dehors afin de voir si mes soupçons étaient fondés. La pleine lune éclairait le paysage de sa lumière blanche quand tout à coup, je vis un loup qui s’approchait de l’endroit où se trouvaient mes moutons, prêt à bondir sur celui qui avait une patte grise. J’aperçus alors la poupée sortir de la maison : elle s’interposa entre un mouton et le loup. Tout en prononçant des paroles issues d’un langage qui m’était tout à fait inconnu, elle brandit un bâton à la forme étrange en direction du loup. Mais celui-ci esquiva le rayon bleu qui sortit de ce même bâton et s’empressa d’aller mordre le mouton à la tête. Cette blessure allait lui être fatale.
Le lendemain, réveillée par les premiers rayons du soleil, je descendis au rez-de-chaussée en songeant à l’étrange cauchemar que je venais de faire. La robe de la poupée, fidèle au poste sur la cheminée, ne portait sans aucune tâche de sang. J’avais donc encore une fois fait un vilain rêve…
Pour m’aérer l’esprit, j’allai faire une promenade dans la montagne avec mon troupeau de moutons mais à un moment, je m’aperçus en les comptant qu’il en manquait un… Celui qui avait une patte grise avait disparu…
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