Je dis : soleil de feu, succède le sang, la terre en est trempée.
Je dis : hiver, comme un désert tout blanc.
Je dis : larmes et la tristesse de la mort arrive.
Je dis : eau et la pluie tombe comme une sentence pour tremper tout ce qu’elle touche.
Je dis : noir et je sombre dans les ténèbres.
Je dis : dors comme les morts.
Je dis : blanc, neige, nuages qui protègent ce monde.
Je dis : hiver comme le cycle qui recommence.
Je dis : nuage comme un cheval qui galope dans la prairie.
Je dis : feu comme le chaos et la guerre, les morts et la désolation.
Je dis : querelle, comme ces parents qui s’insultent.
Je dis : l’automne est la saison de la mort où tout disparaît.
Je dis : printemps, le renouveau des fleurs.
Je dis : vent, et je m’envole comme une libellule.
Je dis : la rose, à la couleur du sang et au parfum envoûtant.
Je dis : été, le soleil qui brille avant que l’automne arrive.
Je dis : or, quand le soleil éclaire un champ de blé lors d’une chaude journée d’été.
Je dis : énergie comme la force de mon amour.
Je dis : aimer comme des fous.
Je dis : l’amour vole dans l’air comme des petits anges.
Je dis : école et je sens approcher les ennuis et le travail comme si c’était l’apocalypse.
Je dis : foot, et je vois des milliers de ballons tomber du ciel comme de la pluie.
Je dis : foot comme le ballon et les dribles.
Je dis : GTO comme violence et humour et professeur pour la vie.
Langage
Je dis : nuit, et le fleuve des étoiles coule sans bruit, se tord comme le bras du laboureur autour d’une belle taille vivante.
Je dis : neige, et les tisons noircissent le bois des skis.
Je dis : mer, et l’ouragan fume au-dessus des vagues, troue les falaises où le soleil accroche des colliers de varechs.
Je dis : ciel, quand l’ombre de l’aigle suspendue dans le vide ouvre les ailes pour mourir.
Je dis : vent, et la poussière s’amoncelle sur les ailes, ensevelit les bouquets de perles, ferme les paupières encore mouillées d’images de feu.
Je dis : sang, et mon cœur s’emplit de violence et de glaçons flous.
Je dis : encre, et les larmes se mettent à bruire toutes ensemble.
Je dis : feu sur les orties, et il pousse des roses sur l’encolure des chalets.
Je dis : pluie, pour noyer les bûchers qui s’allument chaque jour.
Je dis : terre, comme le naufragé dit terre quand son radeau oscille au sommet de la plus haute vague et les oiseaux effrayés par mes cris abandonnent les îles qui regardent de leurs prunelles mortes les merveilles des nuages.
Compteur