Titre : On s’est juste embrassés
Auteur : Isabelle Pandazopoulos
Éditeur : Scripto
Thèmes : adolescence, famille, amitié, amour
Cote : R PAN
Aïcha a 15 ans et elle vit seule avec sa mère depuis que son père a mystérieusement disparu. Lorsqu’un soir, elle embrasse Walid, le frère de sa meilleure amie, son quotidien est bouleversé. Parce que Walid se vente de beaucoup plus et que personne ne la croit. Aïcha a beau nié, sa réputation dans la cité est faite, le déshonneur est là et tout le monde lui tourne le dos. Seul Koto, l’ami de toujours, lui reste fidèle et va tenter de l’aider malgré tout, malgré elle.
« - J’ai pas couché avec Walid, je l’ai juste embrassé… Une fois, une seule fois! C’est ça, la vérité!
Plus je criais, plus elle souriait.
- Mais on s’en fout de la vérité, ça compte pas, la vérité… Tu comprends pas ça?
Je l’ai regardée un long moment et puis j’ai murmuré:
- Non, je comprends pas…
Je n’avais plus envie de crier, même plus envie de pleurer, je me sentais juste d’une tristesse à mourir. »
Si cette histoire entre Aïcha et Walid est bien le point de départ du roman, l’auteur dépasse très vite cette situation pour nous entraîner dans la crise que traverse Aïcha : sa rebellion vis-à-vis de sa mère dépressive, le mal-être profond qui la mène à rechercher la vérité sur sa naissance et qui va lui permettre de retrouver ses racines et donc d’assumer le présent.
Isabelle Pandazopoulos a un vrai talent pour faire le portrait d’une adolescente torturée, aux prises avec les absurdités du monde adulte. Ses questionnements, ses révoltes sont légitimes.
Toutefois, une petite réserve sur la surabondance des thèmes traités dans ce roman : l’adolescence, les difficultés vécues par les filles dans les »cités », la relation mère-fille, les secrets de famille, les sans-papier… on se sent parfois un peu perdu…
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