L’atelier

 

Date de sortie 11 octobre 2017 (1h 53min)
De Laurent Cantet
Avec Marina Foïs, Matthieu Lucci, Warda Rammach plus
Genre: Drame
Nationalité :Français

La Ciotat, été 2016. Antoine a accepté de suivre un atelier d’écriture où quelques jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l’aide d’Olivia, une romancière connue. Le travail d’écriture va faire resurgir le passé ouvrier de la ville, son chantier naval fermé depuis 25 ans, toute une nostalgie qui n’intéresse pas Antoine. Davantage connecté à l’anxiété du monde actuel, il va s’opposer rapidement au groupe et à Olivia, que la violence du jeune homme va alarmer autant que séduire.

Critique de Télérama
Antoine, bel adolescent mutique et solitaire de La Ciotat (Matthieu Lucci, débutant fulgurant), cultive sa misanthropie en nageant seul dans l’eau bleu marine et contemple ses muscles dans la glace entre deux jeux vidéo guerriers. Il a accepté de suivre un atelier où quelques jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l’aide d’Olivia, une auteure parisienne reconnue (Marina Foïs, à son meilleur). Contrairement à ce que les jeunes lui reprochent dès la première séance, Olivia n’a pas décidé de sacrifier son été avec eux pour gagner de l’argent sur leur dos. Savoir ce qu’ils ont dans la tête et le ventre, les aider, par l’écrit, à faire resurgir le passé de leur ville et de son chantier naval fermé depuis vingt-cinq ans la motivent. Mais cette nostalgie ouvrière laisse Antoine totalement froid. Rapidement, il s’oppose à ses camarades et à Olivia, qui cherche à en savoir plus sur lui…
Depuis ses premiers films, Laurent Cantet se passionne pour les classes sociales dans lesquelles sont enfermés les individus, et la manière dont ils se débattent pour en sortir. La classe, de collège cette fois, était le sujet même d’Entre les murs, Palme d’or en 2008. Avec L’Atelier, le cinéaste révèle, dans le sud de la France, d’autres jeunes, plus vrais que nature, et tous épatants : Boubacar, le plaisantin bon enfant, Fadi le glandeur qui se rebelle quand Antoine l’attaque (« Avec ce que tes copains ont fait au Bataclan… »), ou Malika, fière que son grand-père immigré se soit intégré grâce aux chantiers de La Ciotat. Mais c’est bien sur Antoine que le réalisateur resserre son objectif, comme Olivia, l’intellectuelle, braque son regard sur lui : leur duo, leur duel, devient l’enjeu de L’Atelier.
A la fois inquiète et fascinée par le jeune homme qui aime les armes et adhère aux discours nationalistes, elle tente même de s’en inspirer pour un prochain livre. Mais de quel droit peut-elle parler à sa place, se demande-t-il ? Que peut-elle comprendre, cette femme qui emploie des mots « prétentieux » ? Plus elle essaie de l’amadouer, plus Antoine se referme. Et L’Atelier tourne, ainsi, au film noir : la mise en scène réaliste devient baroque. Sous la lune, la mer et les rochers prennent une superbe dimension poétique. Jusqu’à ce discours final d’Antoine, bouleversant, sur l’acte gratuit, qui évoque fortement L’Etranger de Camus. C’est ce que ce grand film politique réussit à saisir : les motivations troubles d’une jeunesse qui a « le soleil dans les yeux » et qui, par ennui, par dégoût, pourrait tuer… Une jeunesse qu’il va falloir écouter, sans la juger, à la manière de Laurent Cantet.

Qu’est ce qu’un atelier d’écriture ?
Un atelier d’écriture désigne généralement un lieu d’échange et d’expérimentation consacré à l’écriture qui, à la fois, suscite et sollicite la créativité des participants, en particulier au moyen de « contraintes » artistiques volontaires proposées au groupe par l’animateur. C’est aussi faire l’expérience de sa propre écriture et partager avec d’autres personnes ses interrogations mais aussi ses impressions.
L’atelier d’écriture c’est surtout :
-un lieu où l’on écrit d’abord pour le plaisir d’écrire, pour le bonheur de s’exprimer
-un lieu de création ouvert à toute personne animée par le désir d’écrire
-un lieu où les relations entre les participants, au travers de l’écriture, sont fortes, empreintes d’ouverture et de bienveillance
-un lieu ou se retrouvent des personnes ayant envie de jouer avec les mots

Matthieu Lucci, Marina Foïs, personnage
L’atelier, extrait
Matthieu Lucci, Marina Foïs
Mélissa Guilbert, Matthieu Lucci, Warda Rammach, Mamadou Doumbia, Marina Foïs, Julien Souve, Florian Beaujean, Issam Talbi
Matthieu Lucci, Issam Talbi, Julien Souve, Florian Beaujean, Marina Foïs, Warda Rammach, Mélissa Guilbert, Mamadou Doumbia

Impressions
Océane: « En voyant la bande annonce auparavant, je m’attendais à mieux. Je n’ai pas tellement accroché et je n’ai pas été tout le long du film absorbé. Néanmoins les acteurs ont plutôt bien joué mais sinon je n’ai pas apprécié le film. »
Laura: « C’est un des film du Festival des Oeillades qui m’intriguait le plus, ayant vu la bande annonce avant même de participer à cette semaine de découverte. J’ai beaucoup aimé le film, je trouve qu’il a été bien joué par les acteurs et je ne suis pas déçue de ce que j’ai vu par rapport à l’attente que j’avais pour celui-ci. »
Célia: « Il ne m’a pas trop plu, je l’ai trouvé long et compliqué à comprendre »

Précision de Célia
Ce film , je n’ai pas réussi à le comprendre complètement, du coup je ne l’ai pas aimé. Il évoque un stage pour développer chez les jeunes le goût de l’écriture pour qu ils s’investissent dedans. On remarque juste qu’il y a un garçon intrigant et mystérieux qui ne s’implique pas de la même façon, ce qui va questionner la femme qui organise ce stage , elle va essayer de le comprendre. J’ai cru percevoir une attirance entre le garçon mystérieux et l’organisatrice du stage…

 

 

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