le semeur

1852 : L’armée de Louis Napoléon Bonaparte écrase la résistance des Républicains. Dans son village de montagne, Violette assiste à la rafle de tous les hommes. Après des mois passés dans un isolement total, Violette et les autres jeunes filles se font un serment : si un homme vient, il sera celui de toutes…

Outil forgé sur mesure par Napoléon III, l’armée du Second Empire a contribué à donner au pays la première place en Europe. Après plusieurs décennies d’ostracisme, l’Empereur des Français en a restauré l’image et lui a rendu sa dignité, non sans chercher à renouer avec les souvenirs de la Grande Armée. L’armée impériale connaît une durée bien supérieure à celle du Premier Empire. Même s’il n’existe pas de légende bâtie sur ses succès, qui n’ont pas le même pouvoir évocateur que ceux de la Grande Armée, elle a toujours fait campagne avec mérite. Elle intervient sur tous les continents, prend Sébastopol en Crimée, occupe Milan en Italie, participe à la prise de Pékin en Chine, et entre à Mexico au Mexique, où elle parvient à tenir un immense pays avec des effectifs limités.

Charles

Date de sortie : 15 novembre 2017
Réalisateur :Marine Francen
Acteurs : Pauline Burlet, Alban Lenoir, Géraldine Pailhas…
Genre : drame
Nationalité : français
Il y avait, donc, dans la France du xixe siècle, des lieux en pleine montagne qui abritaient des fans éperdus de la IIe République. Quelques mois après le coup d’Etat du futur Napoléon III (décembre 1851), tous les hommes d’un village isolé sont raflés par la police. Et déportés. En leur absence, les femmes s’organisent. Elles accomplissent vaillamment des travaux harassants, tout en rêvant au retour, de plus en plus hypothétique, de leurs pères, maris et frères… Un jour, une question fuse : « Et s’il passait un homme, un inconnu, qu’est-ce qu’on en ferait ? » Réponse immédiate et unanime : « On se le partagerait. On ne lui laisserait pas le choix : s’il en voulait une, il aurait toutes les autres. » Et voilà que débarque Jean…
Deux pièges guettaient la réalisatrice (c’est son premier long métrage). D’une part : composer une énième variation académique sur le monde paysan, style « les semailles et les moissons ». Elle l’évite, en dépit de la (trop) belle photo d’Alain Duplantier, en donnant du caractère à ses personnages, en insufflant à chacune de ses héroïnes une émotion, une gêne, une frustration personnelles. D’autre part : réaliser (après Sofia ­Coppola, récemment) un deuxième remake des Proies de Don Siegel, huis clos sur des femmes rendues hysté­riques par la présence d’un mâle… ­Marine Francen navigue entre ces écueils et les esquive, portée par une sincérité visible et un enthousiasme communicatif. Sa chronique est douce, lyrique, apaisée. Entre Jean (Alban Lenoir) et Violette (Pauline Burlet), elle fait naître une attraction où l’ivresse des mots (tous deux savent lire et se gorgent de Victor Hugo !) provoque celle des corps. Belle idée qui transcende cet exercice de style délicat.
Iliana Zabeth, Pauline Burlet
Alban Lenoir, personnages
Barbara Probst, Anamaria Vartolomei, personnage, Géraldine Pailhas, Alban Lenoir
Personnages, Anamaria Vartolomei
Pauline Burlet
Géraldine Pailhas, personnage, Iliana Zabeth, Pauline Burlet
Pauline Burlet, personnage
Le semeur, extrait

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