Djam

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Djam, une jeune femme grecque, est envoyée à Istanbul par son oncle Kakourgos, un ancien marin passionné de Rébétiko, pour trouver la pièce rare qui réparera leur bateau. Elle y rencontre Avril, une française de dix-neuf ans, seule et sans argent, venue en Turquie pour être bénévole auprès des réfugiés. Djam, généreuse, insolente, imprévisible et libre la prend alors sous son aile sur le chemin vers Mytilène. Un voyage fait de rencontres, de musique, de partage et d’espoir.

Date de sortie : 9 août 2017
Réalisateur : Tony Gatlif
Acteur : Daphne Patakia, Simon Abkarian, Maryne Cayon…
Genre : drame
Nationalités : français, turc, grec

Critique de Télérama

Avec ses films tournés vers l’ail­leurs, le réalisateur d’Exils (2004) a donné vie à un cinéma exalté, plein d’émotions, parfois un peu folklorique. Le trait s’épure avec Djam, road movie aussi simple que son titre — prénom d’une jeune Grecque qui sourit à la vie, et parfois fait la grimace. Elle est un peu folle, Djam. Elle chante et danse ; elle se braque, toujours trop intense. Elle ressemble au passionné Gatlif, qui ne la quitte pas des yeux.
Cette union entre le cinéaste et son héroïne prend tout son sens dans le monde divisé que l’on découvre. Voyageant de l’île de Lesbos à Istanbul, Djam croise des vies brisées par la crise et met ses pas dans ceux des migrants, dont le passage est évoqué par des images frappantes. Sur le mur d’une gare, une inscription en arabe (« le sang coule à Alep »). Sur le rivage, des bateaux fracassés. Sur une île, une montagne de gilets de sauvetage… A l’épicentre de la tragédie, le cinéaste la fait résonner avec intensité et pudeur. Et cherche à redéployer l’horizon dans le regard d’une fille qui traverse les frontières et va de l’avant.
Porté par le personnage de Djam, le film l’est aussi par son interprète, une nouvelle venue saisissante, Daphné ­Patakia. Elle parle grec, français, anglais, s’imposant comme allégorie de notre présent mondialisé et figure d’espoir. Telle la Liberté guidant le peuple, qui montrait ses seins sur le ­fameux tableau de Delacroix, Djam joue la figure de proue avec tout son corps. Elle le montre, en joue, en rit. Elle est la jeunesse, le tumulte. Mais aussi le courage. A elle seule, un retentissant hymne à la vie.

Manon n’a pas aimé
Je n’ai pas spécialement aimé ce film car je l’ai malheureusement trouvé très long. J’ai eu du mal à m’attacher au personnage de Djam car je n’apprécie pas son caractère, cependant, au final j’avais l’impression de découvrir une certaine sensibilité chez cette jeune fille lorsqu’on s’attarde plus sur ses projets…
L’histoire est cependant intéressante, on peut noter la bonne relation entre les deux filles malgré leur caractère  différent, de plus, j’ai beaucoup apprécié la musique traditionnelle qui nous rappelle les moeurs turques et grecques. J’ai été surprise par le jeu des acteurs car il y avait de l’exagération dans certaines scènes (scène de nudité ou évoquant le sexe ou encore la première scène où Djam commence à danser sans que l’on comprenne pourquoi). Peut-être que c’est fait exprès pour que l’on prenne cette histoire au second degré, comme une fable.
Pour conclure, j’ai trouvé ce film long mais intéressant par l’originalité du jeu des acteurs et la musique.

Daphné Patakia, Simon Abkarian
Daphné Patakia
Daphné Patakia
Daphné Patakia, personnage
Maryne Cayon
Daphné Patakia

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