Petit paysan

Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, sa sœur vétérinaire et ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver.

Date de sortie : 30 août 2017

Réalisateur : Hubert Charuel

Acteurs : Swann Arlaud, Sara Giraudeau, Bouli Lanners…

Genre : drame

Nationalité : français

Manon aux crayons

Critique de Télérama
Pour Pierre, rien ne compte plus que ses vaches laitières. Levé à l’aube tous les matins pour la traite, il trime toute la journée entre la pâture et les mille et une tâches de la ferme, sans compter les réveils en pleine nuit pour l’accouchement d’un veau… Ce jeune éleveur, qui a repris l’exploitation de ses parents, consacre chaque minute de son existence à son troupeau. L’amour ? Pas le temps, ni même l’envie, de répondre aux avances de l’avenante boulangère du village. Les seules visites qu’il accepte sont celles de sa sœur, puisqu’elle est vétérinaire. Surtout, Pierre a peur : les premiers cas d’une épidémie viennent de se déclarer en France. Des troupeaux sont abattus par mesure de précaution. Découvrant que l’une de ses laitières est infectée, il est prêt à tous les mensonges pour empêcher qu’on tue ses vaches…
Hubert Charuel, lui-même fils d’éleveur, mais qui préféra finalement la Fémis à la ferme familiale, signe un premier long métrage enthousiasmant sur un sujet qu’il connaît, donc, intimement. On est d’abord frappé par la capacité du jeune réalisateur à convertir son matériau documentaire — des difficultés économiques aux lois sanitaires, jusqu’à la question épineuse de la robotisation de la traite — en fiction passionnante. Mais, en plus, son film échappe vite au naturalisme et tourne au thriller existentiel. Ce cinéma de genre est d’ailleurs annoncé dès la séquence d’ouverture, superbement onirique : Pierre se fraye difficilement un chemin dans sa chambre et sa cuisine, au milieu des vaches. Cet homme seul, ce résistant obsessionnel, se mue en héros de polar paranoïaque et fait disparaître, la nuit, le cadavre d’un ruminant, bien plus difficile à enterrer que celui d’un homme chez Scorsese…
Face à Sara Giraudeau, remarquable de subtilité, Swann Arlaud est impressionnant : comme habité, avec son corps frêle et son visage en lame de couteau, il devient l’incarnation d’un sacerdoce qui peut virer à l’enfer.

Sara Giraudeau, Swann Arlaud
Swann Arlaud
Swann Arlaud
Swann Arlaud
Swann Arlaud
Swann Arlaud

Ce n’est qu’un film bovin ! dit Manon
Ce film m’a agréablement surprise. En effet, je ne pensais pas retrouver autant d’émotion dans ce genre de film. Les acteurs ont été très bons et la trame nous a tenu en haleine tout le long . J’ai beaucoup apprécié cette union entre l’agriculteur et ses vaches, de plus j’ai l’impression que ce film a été fait également pour combattre les préjugés contre les agriculteurs et les éleveurs. On voit voit dans ce film la vie paisible de Louis tourner au drame, ce film arrive à nous faire ressentir ce qu’a ressenti Louis à ce moment là. Je conseille ce film car ce n’est pas qu’ « un simple film bovin ».

Impressions
Océane: « J’ai beaucoup aimé ce film, c’est l’un des seuls auquel je suis restée attentive tout le long, malgré certaines scènes qui m’ont touché, ça reste un très bon film, très bien joué. »
Manon: « Ce que le personnage, Louis, ressentait, j’avais également l’impression qu’entant que spectateur, nous pouvions aussi le ressentir. C’était un film émouvant. Le réalisateur voulait peu être combattre des préjugés sur les éleveurs, du moins, c’est un des messages que j’ai perçu en plus des émotions. »
Laura: « Au tout début je n’était pas plus intéressée que ça par le synopsis, il me paraissait peu intrigant. Puis finalement, j’ai était agréablement surprise et le film m’a plu plus que je ne le pensais. Selon moi, c’est un film montrant le quotidien et la difficulté du métier d’éleveur, accompagné d’un enchaînement d’émotions. »

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