Défi de l’environnement…
12 mars 2010 6:21 Revue de presse...
Vendredi 12 mars 2010
À l’école des Petits Prés Verts,
le défi de l’environnement
avance à pas de géant.
Bien décidés à faire de leur établissement une «Éco-École»,
les enfants ont détaillé toutes les actions menées au quotidien.
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L’école Les Petits Prés Verts, déjà « école Internet » a été retenue pour participer au projet international de labellisation « Eco-Ecole ». Une réunion du comité de suivi a permis de faire le point sur les actions engagées et l’avancée du projet de construction d’un géant. Tout un programme
… Autour de la table, on retrouvait le directeur Guy Boussekey, les enseignantes, le délégué départemental de l’Education nationale Daniel Guéant, des parents, et aussi un groupe d’élèves de CM2. Ceux-ci, pas du tout impressionnés, ont présenté un diagnostic des actions déjà entreprises par l’école.
La première année scolaire de cet engagement de 5 ans étant consacrée à la gestion des déchets, Marie a expliqué que l’école pratique le recyclage du papier et du carton depuis déjà treize ans. Stockées dans un local spécifique sous le préau, ce sont 1 061 tonnes qui, enlevées régulièrement par camion et emmenées à Courrières pour un tri à la main, sont parties dans une autre usine en Chine pour recyclage.
Julien, lui, avec une grande assurance, a exposé la raison pour laquelle les écoliers de Montigny collectent les bouchons. Ceux-ci partant à l’association Les P’tits Bouchons, une entreprise de Belgique les rachète et l’argent sert à l’achat de matériel pour les enfants de l’ADAPT de Cambrai. A ce sujet, le directeur a précisé que 40 sacs représentant 200 kg de bouchons ont été récupérés par l’association qui viendra, début avril, expliquer aux élèves l’utilisation exacte. De cette rencontre a germé l’idée d’échanges avec l’ADAPT. Il sera aussi demandé au jeune Clarysien Jean-Baptiste Gave qui fréquente l’ADAPT, d’être le parrain de l’opération. Les élèves le connaissent, puisqu’ils ont chanté lors du départ de Régis Quennesson pour son périple en faveur du don de sang ils ont vu Jean-Baptiste couper le ruban. Julien de terminer son propos avec le recyclage des piles pour que les matières dangereuses ne se retrouvent pas dans le sol. Depuis 2008, 137 kg de piles ont été prises en charge pour être recyclées. Et depuis 2004, les cartouches d’encre et les vieux téléphones portables, ordinateurs, livres… suivent ces mêmes filières.
Concernant les économies d’énergie, Héloïse expliqua que des ambassadeurs ont été nommés. L’un est chargé d’éteindre les lampes quand il fait assez clair, un autre range les vieilles ampoules… Emma donna des précisions sur les actions nature : participation à l’opération « Nettoyons la nature », mise en place de jardins A4 (de la dimension de la feuille du même nom) dans lesquels les enfants placent des bacs à poissons, des plantes à fleurs… Puis on parla du géant à fabriquer « pour notre projet Eco-Ecole et surtout pour communiquer sur nos actions », a précisé Emma.
Léa, quant à elle, expliqua que le géant serait construit avec des objets de recyclage « pour que les gens polluent moins », un géant qui représentera une écolière de l’époque de la Révolution industrielle.
Les adultes ont félicité les enfants pour leur savoir-faire en matière de communication. Il s’agit maintenant de travailler sur la fabrication du géant. Des recherches documentaires vont permettre de trouver la forme et la couleur des vêtements. Guy Delval qui a déjà partagé avec ces élèves de cycle 3, sa passion pour les anciens métiers à tisser, a promis de leur fabriquer le tissu sur un métier à main Jacquard, bijou qu’il a remonté et qu’il entretient soigneusement. Concernant le métrage nécessaire, il mettra la classe de cycle 3 en rapport avec une couturière qui, suivant la hauteur du géant et le patron, communiquera les besoins.
Pour terminer, Héloïse a résumé qu’« une Eco-Ecole est une école écologique qui fait des gestes importants pour la planète de nos enfants plus tard ». Amandine, elle, en est convaincue : « On fait ça pour dire aux gens d’arrêter de jeter des déchets dans la nature ». Tout comme François : « C’est pour que la couche d’ozone ne s’en aille pas et comme on dit : le meilleur déchet est celui qu’on ne crée pas. »
Par Monique Décossin














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