3.3…Histoire.des.rues
Les rues…
D’hier à aujourd’hui, les rues ont une histoire…
En France, les noms de rues (appelé aussi odonyme ou hodonyme) datent du Moyen Âge. Le nom des rues était alors attribué en fonction de la situation de la rue ou du lieu qu’elle desservait (rue des abattoirs, place du marché, route des pins… ).
Au XVIIème siècle, la dénomination fonctionnelle change pour des noms de personnages… politique, artiste ou notable (rue Molière, place Colbert… ).
A la Révolution Française (1789), ces noms célèbres laissent place à des valeurs du moment (rue de la Liberté, place de l’Egalité, route de la Nation… ).
Sous l’Empire, les grandes batailles donnent des idées, et c’est à ce moment que l’on voit apparaître des odonymes rappelant les grandes victoires de l’empereur ou des personnages militaires (Place d’Austerlitz, rue Masséna… ).
De nos jours, les noms de rues n’ont plus de nomenclature précise et un mélange de toutes les tendances historiques se retrouve dans les noms de rues d’une ville (place de la fontaine, Avenue de Wagram, Passage des alouettes, Avenue de la libération… ).
Sources : http://www.culture-generale.fr/
Et la petite histoire des rues de Montigny…
En 1806, Montigny s’appelle tout simplement « Montigny » et pas encore « Montigny en Cambrésis »… Le village comptait environ 111 maisons d’habitations et environ 12 rues, ruelles, chemins ou sentiers baptisés. Sur le territoire de la commune, se dressaient majestueusement vers le ciel, 2 moulins à vent. Le centre village était principalement entouré de terres labourables et de petits bois.
Lors du recensement de 1906, le nombre d’habitations habitées ou non est de 237. Le nombre de ménages est de 269, et le nombre d’habitants déclarés comme administrés à Montigny est de 1 014.
La rue « Voltaire »…
Les archives du cadastre consulaire de 1806 nous apprennent que cette rue portait simplement le nom de « chemin de Montigny à Clary » et ceci de l’entrée du village (près des deux moulins voisins, celui de Montigny et celui de Clary) jusqu’à la première construction qui est remplacée aujourd’hui par l’entreprise de carrelage « Ewert », dans le virage menant à la place. On pouvait noter qu’à cette époque, ce « chemin de Montigny à Clary » n’était bordé d’aucune habitation de par et d’autre de la route, seul le moulin de Montigny se dressait dans la campagne, nu de toute habitation mitoyenne. Par contre dudit virage jusqu’à l’église, la rue portait le nom de « la Cavée », seules s’y dressaient 2 maisons d’habitation.
La rue « Louis Pasteur »…
En 1806, d’après le cadastre du consulat, cette rue portait le nom de « rue du presbytère ». Elle était bordée de 8 maisons d’habitations. En 1906, la « rue du presbytère » est composée de 14 maisons, 17 ménages et 56 habitants.
La rue « Jean Jaurès »…
Avec l’actuelle rue « Léon Gambetta » qui est son prolongement à partir de l’église, la rue « Jean Jaurès » est la rue principale du village. En 1806, elle porte le nom de « Grand’rue » sur toute la traversée du village. On y dénombre 19 maisons d’habitation, de l’entrée du village jusqu’à l’église, et au total 57 maisons d’habitation, si on considère la rue sur toute sa longueur (rue « Jean Jaurès et rue « Léon Gambetta »).
Le « chemin à baudets »…
Situé tout au bout de la rue « Jean Jaurès » pour rejoindre la sortie du village en direction de Caudry, lieu communément appelé « la fourche ». En 1806, le nom que porte cette petite voie, est « chemin de la ramette ». On y recense aucune habitation.
La rue « Léon Gambetta »…
Avec l’actuelle rue « Jean Jaurès » qui est son prolongement à partir de l’église, la rue « Léon Gambetta » est la rue principale du village. En 1806, elle porte le nom de « Grand’rue » sur toute la traversée du village. A la sortie du village, son nom devient « chemin de Montigny à Bertry ». On y dénombre 38 maisons d’habitation, de l’entrée du village jusqu’à l’église, et au total 57 maisons d’habitation, si on considère la rue sur toute sa longueur (rue « Léon Gambetta » et rue « Jean Jaurès »).
La rue « Victor Hugo »…
En 1806, son nom est la « ruelle mallard » elle héberge 11 maisons d’habitation, et se termine comme aujourd’hui en voie sans issue. En 1906, on trouve la « rue Monard » avec 32 maisons d’habitation, et 34 ménages composés de 124 personnes.
La rue « Jean-Jacques Rousseau »…
En 1806, cette petite rue parallèle à la rue de « la Cavée », porte le nom mystérieux de « ruelle d’hion ». Pour sa taille, elle est très fournie en habitations, on en recense 9. Le recensement de 1906 nous apprend que cette « rue Dyon » accueille 25 maisons d’habitation, 29 ménages et 91 personnes.
La rue « de la Paix »…
En 1806, son nom est la « ruelle Cantimpré », qui possède 6 maisons d’habitation.
Le « Tronquoy »…
En 1806, la « ruelle Cantimpré » se prolonge et prend le nom de « chemin de Montigny à Audencourt » pour desservir les fermes du Tronquoy, entourées de pâtures, champs de houblon, bois et de son four à chaux (situé à l’entrée du chemin qui mène aux vergers). On y dénombre 3 fermes d’habitation, 5 cours et de nombreuses dépendances. Le chemin de terre qui mène aujourd’hui aux vergers du Tronquoy, s’appelait en 1806, le « chemin du moulin » car se dressait à la place des pommiers et autres poiriers, tout simplement, un moulin. Il prendra le nom de « voie du moulin » dès 1811. Le rencensement de 1906 indique 5 ménages répartis dans 5 maisons d’habitation au « hameau du Tronquoy », ce qui donne un total de 18 personnes déclarées domiciliées au Tronquoy.
La rue « Emile Zola »…
En 1806, elle portait le nom de « chemin du bois » et était bordée de 8 maisons d’habitation, toutes situées du même côté. En 1906, on retrouve la « rue du bois », composée de 20 maisons d’habitation, de 21 ménages et 91 personnes recensées.
La rue « Nouvelle »…
En 1806, on ne parle pas de rue en ce lieu et place, en effet, cette rue est de construction récente, fin du XXème siècle. Par contre, on trouve à cet endroit, des terres labourables et le « Riot de Miquel » qui traverse le village.
La rue « Taisne-Mazurier »…
En 1806, cette rue porte le nom de « sentier de Caulery » (Caullery avec un seul « l ») et offre un espace à 3 maisons d’habitation. En 1811, la rue deviendra la « voie de Caulery ».
La route « de Clary »…
En 1806, cette route qui relie Caudry à Clary, porte le nom de « chemin de Saint-Quentin ». 4 maisons d’habitation sont recensées sur ses bords. En 1906, cette « route de Montigny à Clary » possède toujours 4 maisons d’habitation, avec 4 ménages, et 15 personnes recensées.
La rue « de Montigny »…
En 1806, cette petite route menant à Ligny porte fort logiquement le nom de « chemin de Ligny à Montigny ». Aucune habitation n’est recensée sur ses abords.
Sources : Archives des plans du cadastre du consulat, Archives des plans du cadastre napoléonien.













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