Mémoire…

Concours Départemental

sur

La Mémoire Vivante du Nord

par

L’Union Nationale des Combattants du Nord

en liaison avec

L’Inspection Académique du Nord

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La lettre de Pierre

Ma famille

La vie dans les tranchées est, dormir par terre, presque rien à manger, jamais se laver etc… Ca bombarde partout, dans chaque coin des soldats tués, des soldats blessés, peut-être des personnes tuées ou blessées. Des soldats malades dans les tranchées, presque jamais à boire. Nos ennemis bombardent partout et ça fusille dans tous les coins de notre camp. Les soldats de mon équipe ne vont pas tenir longtemps car, ils ont soif et moi aussi, et on meure de faim. Des coups de feu vont dans tous les sens, nous avons un camarade blessé dans la tranchée. Mon colonel n’a pas de blessure pour le moment mais je crois qu’il va avoir une blessure dans pas longtemps. Presque toute ma bande est blessée partout. Les mois passent vite chez nous plus vite qu’auparavant, mais ne vous inquiétez pas, la guerre va bientôt se terminer. Je vous embrasse très fort, et à bientôt.

Albert Lison

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La lettre de Maxime

Bonjour papa, bonjour maman, ici dans la tranchée nous sommes avec très peu d’eau et de nourriture. Nous attendons l’eau et la nourriture. Les allemands sont devant nous à Verdun avec leur poste d’observation. Ils peuvent nous voir à des kilomètres à la ronde. Les provisions que nous avons, nous nous les partageons, il n’y a presque plus de provisions. Les commandants, etc, boivent beaucoup plus que moi, et les copains. Pour dormir, je fais comme les très anciens hommes des cavernes. Heureusement que vous n’êtes pas là, les allemands m’ont bombardé mon ancienne tranchée. Nous étions presque tous morts dans cette tranchée, nous avons demandé, moi et les copains pour changer de tranchée et les généraux ont dit oui ; mais oui pour aller à Verdun. Je vais chercher les provisions à la zone de ravitaillement, qui se trouve à 2 km de ma tranchée.

Au revoir mes parents

Puche Léon

La lettre de Cloé

Chers parents

Je vais bien, je tiens le coup. Mes copains sont morts dans la tranchée. Il n’en reste pas beaucoup. Je voudrais bien revenir. Je me cache sous les tranchées quand ça bombarde. Après, je tue les allemands. Il y avait une tranchée, on pouvait y mettre les blessés et les faire soigner, on ne pouvait pas les mettre nulle part. Moi j’ai jamais été blessé. On a un chapeau, des chaussures, un pantalon et on a plus qu’à y aller et tuer les allemands. Après, si il y a des blessés, on les soigne, et ça continue, il a eu des morts. Même dans le coin des autres. Il y a des morts dans les allemands. Je vous fais des gros bisous à tous, le mon même à ma femme. Bon, je ne peux pas me raser, mais je suis encore beau comme tu penses toi.

La lettre d’Anaïs

Chers parents

Ah ! la vie des tranchées. Ce n’est vraiment pas marrant, tout le monde se donne des coups de fusil. Les français sont contre les allemands. J’ai déjà cinquante copains de morts ; je n’ai pas encore enlevé mes chaussures depuis 2 semaines, mes chaussures sont pleines de terre avec de l’herbe. J’ai dû prendre un coûteau pour enlever toute la terre sur mon pantalon. Ca sent pas trop bon, mais on fait avec. J’espère que ma petite soeur ça va, et mon frère aussi, vous me manquer vraiment. Nous mangeons de la bouillie de carottes avec des épinards, ce n’est vraiment pas bon. J’ai bien reçu ta lettre avec vos photos, et mon cochon Crapule, tu lui feras un gros bisous de ma part. Je pense à vous, gros gros bisous.

Léo Godard

La lettre de Florent

Chers parents

Je ne pensais pas que la guerre était si cruelle. Mais non plus que ça allait être si long. On ne s’est pas encore lavé une seule fois. Mais sinon moi ça va encore. Il y a des blessés partout, des morts, des trous d’obus partout. Et toujours des obus lancés. Les Allemands ont une arme plus forte que nous, ils ont des lance-flammes. On entend des coups de feu partout, des mitrailleuses, des fusils… Les allemands ont des grenades à manche.

Je te laisse, je n’ai pas beaucoup de temps.

Au revoir,

votre fils Achille Delhaye.

La presse… 

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