La Pension Marguerite – Metin Arditi

15 07 2009

Un violoniste célèbre découvre, le jour d’une de ses rares prestations à Paris, les feuillets où sa mère, avant de se suicider, à écrit sur sa vie.

l’entrelacement du récit de la mère et de ce que son fils traverse le jour où il fait la lecture de ces notes est parfaitement dosé. Le récit de la mère est assez posé, réfléchi, alors que dans la vie du violoniste, les émotions d’abord absentes, affleurent et envahissent complètement l’atmosphère et la vie du héros et de sa femme. C’est comme un éveil des sens, une ouverture à la vie.  L’auteur semble nous dire qu’il y a des moments qui sont un tournant dans notre vie et que ces moments, il ne faut pas les enfouir en nous, mais les laisser nous enrichir, même s’ils ont été perturbants.

La vie à la pension Marguerite à l’air de relever d’une époque lointaine, alors qu’il s’agit de l’après 1950 : tous les personnages sont un peu surannés, y compris les artistes de cirque qui le fréquentent de temps en temps. La fameuse Marguerite, mère de substitution pour le héros, est un tableau à elle toute seule. Tout fonctionne très bien, aucun procédé narratif ne se montre suffisament pour nous distraire de l’histoire. Même le moment fort – assez prévisible – que constitue le concert donné par le violoniste au théâtre des Champs-Elysées fonctionne très bien, on est ému. Bref, un roman très réussi.


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