La bête humaine de Zola (fiche de lecture)

Publié le 5 mars 2008 par emmanuelle dans Lire

Voici une première contribution d’élève qui sera suivie de bien d’autres encore permettant de générer ainsi des idées de lecture. Les Å“uvres choisies sont caractéristiques des XIX et XX èmes siècles.

Résumé:

Ce roman nous parle de l’impossibilité d’une personne, ayant des parents assassins, à résister à ses pulsions meurtrières

 

 

 

Roubaud est un employé des chemins de fer (sous chef de gare), il est marié à Séverine, une jeune femme plus jeune que lui d’une bonne quinzaine d’années.

 

Lors d’un voyage à Paris, Roubaud apprend que Séverine a couché avec son protecteur, M. Grandmorin, lorsqu’elle avait 16 ans. Roubaud, pris de folie due à sa jalousie, se met à battre sa femme. Puis il met en place un plan pour tuer Grandmorin.

 

Le hasard fait qu’ils sont aperçus par Jacques Lantier, lui aussi employé des chemins de fer. Cet homme ne peut désirer une femme sans avoir une incontrôlable envie de tuer cette dernière. Heureusement pour Roubaud et sa femme ils ont tué Grandmorin dans un train roulant à plus 80 Km/h; par conséquent Jacques n’a fait que les apercevoir.

 

Bien entendu le corps est découvert ainsi que le lieu du crime. Lantier qui a vu ce qui s’est passé, témoigne alors. Pour ne pas être trahi Roubaud envoie sa femme séduire Lantier afin qu’il ne parle pas. Le temps passe et Séverine et Jacques deviennent amants. Surprise, avec cette femme Jacques n’éprouve pas son désir de meurtre.

 

Alors, pour pouvoir vivre pleinement leur amour, ils décident de tuer Roubaud. Leur première tentative échoue. Ils remettent donc leur projet à plus tard mais, sur le point de réussir, Jacques a une de ses crises meurtrières et il tue Séverine.

 

Il y a un procès et ce sont Roubaud ainsi qu’un autre homme, qui sont suspectés dans l’affaire du meurtre de Grandmorin et sont condamnés. Quant à Jacques, il est tué lors d’une bagarre sur le train qu’il conduisait, sectionné par les roues de celui-ci.

 

Bilan objectif:

Ce roman exprime très bien le point de vue de Zola car selon lui une personne venant d’un milieu modeste ne pourra pas escalader l’échelle sociale. De plus, l’individu est marqué par ses origines, son milieu ce que l’on appelle le « déterminisme social ». Dans ce livre il prend l’exemple d’une personne, Jacques Lantier, qui a une mère meurtrière ce qui explique fort logiquement les pulsions meurtrières de son fils.

De plus, ce livre s’inscrit bien dans le mouvement du naturalisme: ici, c’est le milieu ferroviaire qui est choisi par Zola et, comme à son habitude, la documentation y est très précise.

 

Bilan subjectif:

D’après moi ce livre est intéressant bien que long par moment. Pour autant, il se lit sans trop de difficultés même pour les personnes qui n’aiment pas forcément la littérature du 19ème siècle.

Kathleen Bossavy

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