Les moralités des contes de Perrault: préambule et présentation des moralités

Publié le 12 mars 2007 par dans Réviser

Comment étudier les contes sans s’arrêter un long moment sur les moralités, d’autant plus que ce thème pourrait tomber dans une question de type bac; place, fonctions et par conséquent destinataires des contes sont des problématiques liées à leur étude.

Aussi, voici quelques réflexions sur le sujet qui pourront vous être utiles pour vos révisions.

Tout d’abord, il convient de noter la façon dont les moralités sont présentées dans le texte. De fait, ce travail de description pourra orienter notre réflexion sur les fonctions.

1- Les moralités clairement détachées du récit

C’est le cas le plus fréquent avec une variante en ce qui concerne les contes en vers. De fait, dans ces derniers, on les repère grâce au changement de ton alors que dans les contes en prose, la ou les moralités sont indiquées par le nom « moralité ».

On remarque qu’elles sont placées à la fin du récit et sont écrites en vers. Ces derniers sont, en grande majorité, des alexandrins ou des octosyllabes (on relève aussi quelques décasyllabes) mêlés les uns aux autres dans une même moralité. Les moralités sont ainsi très variées ce qui n’est pas sans rappeler les récits que l’on trouve dans les Fables de La Fontaine. D’ailleurs, en ce qui concerne les rimes, on retrouve cette même variété: tantôt croisées ou embrassées elles peuvent aussi être suivies, mais ceci plus rarement. Cette remarque est enfin valable pour les types de strophes: on relève de nombreux quatrains ou sizains mais aussi des quintils dans « les souhaits ridicules »

2- Les moralités intégrées au récit

Quelquefois, on peut remarquer une rupture dans le ton employé au sein même du récit. Aussi, peut-on conclure que Perrault intègre un commentaire qui relève de la moralité. L’exemple le plus manifeste est bien sûr celui de « Peau d’âne », quand Perrault souligne la méconnaissance de la fée en matière d’amour:  » Que l’amour violent pourvu qu’on le contente / Compte pour rien l’argent et l’or ».

3- Des moralités de longueur variée

- Enfin, on peut noter que les contes offrent des schémas très variés en ce qui concerne les moralités. Ainsi, certains présentent une seule moralité (« Peau d’âne », « Le petit chaperon rouge »…), d’autres deux moralités (« La Barbe bleue », « Cendrillon »…). Quant à la nouvelle « Grisélidis », on peut presque penser qu’elle ne comporte aucune moralité tant l’enseignement de la fin se fait discret.

- En ce qui concerne leur longueur, on note aussi des différences notables allant de quelques vers comme pour « Les souhaits ridicules » ou « le petit Poucet » à des moralités de plusieurs strophes comme c’est le cas pour « Peau d’âne » qui offre une moralité « à tiroirs »: « qu’un enfant apprenne/ Qu’il vaut [...] / Que [...] / Que [...] / Que [...] /

Cette semaine, j’aborderai les tons puis les différentes fonctions de ces moralités.

Un commentaire pour “Les moralités des contes de Perrault: préambule et présentation des moralités”

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