Les thèmes romantiques dans Pauline de Dumas

Publié le 29 février 2008 par emmanuelle dans Lire

Une de vos camarades, il y a déjà un certain temps, me demandait en quoi Pauline de Dumas était caractéristique du mouvement romantique. Voici quelques pistes permettant de nourrir votre réflexion à ce sujet.

Pauline est d’abord le roman d’un amour indicible et surtout impossible. De fait, l’héroïne, mariée avec Horace de Beuzeval, a découvert que ce dernier était un brigand. Ne voulant pas que son épouse dévoile son secret, il l’enferme dans un endroit complètement isolé, le but étant de la faire mourir! Or Alfred de Nerval, secrètement amoureux de Pauline depuis toujours la sauve, du moins pour un momen. de fait, il l’arrache au supplice de l’enfermement mais Pauline, pensant que son agonie était assurée, a bu le poison “délicatement” déposé auprès d’elle par son mari, au cas où elle  voudrait abréger  ses souffrances. Il en résultera une mort certaine malgré les soins qui lui seront dispensés.  Mais revenons à la vie de  Pauline et  Alfred.  Ce dernier  lui témoigne son amour mais accepte  de se  faire passer pour son frère afin de ne pas  risquer une seconde fois que Pauline se fasse  tuer (de fait, tout le monde la croit morte puisque c’est ce  qu’a manigancé  Horace).

Un  autre thème romantique développé par l’histoire est bien sûr celui de la solitude. Effectivement, Pauline n’a d’autre choix que de laisser croire qu’elle est morte ce qui l’isole irrémédiablement de sa famille. Par conséquent, elle souffre de devoir fuir ceux qu’elle aime.

Enfin, les paysages décrits correspondent bien à l’esprit du romantisme et ce, pour deux raisons. D’une part, l’auteur nous offre des paysages contrastés; on peut citer par exemple la tempête qui surprend Alfred ou bien le jardin idyllique dans lequel est enterré Pauline. Ces paysages sont à même de reproduire les tourments de l’âme humaine, la gamme de sentiments qui parcourt l’individu. D’autre part, le choix des lieux dans lesquels s’installent Pauline et Alfred ne semble pas innocent et correspondent plutôt à l’esprit romantique comme l’Angleterre qui a été le bercea, notamment, d’illustrent peintres.

Afin de compléter cette approche, je ne saurait trop vous conseiller la lecture de ce roman dans la collection “étonnants  classiques” de Garnier Flammarion. La présentation qui en est faite ainsi que les questions posées permettent vraiment d’approfondir la lecture de ce roman.

Sur ce, bonne lecture! Je tiens aussi à préciser que même de petits lecteurs peuvent tenter l’aventure car le roman n’est pas bien long et, qui sait, peut-être vous donnera-t-il envie de lire le comte de Monte Christo ensuite…

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