méthode du commentaire: la rédaction du développement
Publié le 20 novembre 2007 par emmanuelle dans EAF - 1ères, méthodeDans notre parcours concernant la méthode du commentaire, il ne reste plus qu’à voir la rédaction du développement.
Là encore, la rigueur est de mise! De fait, l’exercice du commentaire relève de l’argumentation, au même titre que les autres travaux d’écriture. Aussi, pour bien se faire comprendre, faut-il proposer un parcours de lecture cohérent et aisément identifiable par le correcteur. C’est donc ici que les axes de lecture et sous-thèmes qui l’accompagnent prennent tout leur sens et il n’est pas question de développer une idée qui n’a strictement rien à voir avec ce qui est annoncé. Pour prendre une image empruntée aux mathématiques, agir de la sorte en français serait aussi efficace que d’appliquer le théorème de Thalès là où il faut prendre celui de Pythagore: un non sens!
Fort de cette idée, vous allez donc vous lancer dans la rédaction, directement sur la copie (vous n’auriez pas le temps de recopier et les brouillons, même s’ils ne comportent aucune marque, sont interdits dans la copie qui est le seul document transmis au correcteur!).
La première exigence va être de rendre lisible votre parcours de lecture (voici la méthode de rédaction pour une seule partie):
- chaque axe commence par un « chapeau » ou paragraphe introduisant l’idée principale et les sous-thèmes qui vont la développer.
- au début de chaque paragraphe, vous devez mentionner le sous-thème que vous abordez.
- à la fin de chacun des paragraphes, il vous faut rappeler le sous-thème que vous avez traité.
- à l’issue de cette première partie, il convient de rédiger un dernier paragraphe qui précise à nouveau l’idée principale qui vient d’être développée ainsi que les sous-thèmes et qui propose une transition avec l’idée principale qui suit.
La disposition a aussi son importance!
- Attention à ne pas sauter de ligne entre les paragraphes d’une même partie.
- Par contre, il faut passer au strict minimum une ligne entre l’introduction et la première partie, entre chacune des parties et entre la dernière partie et la conclusion.
Le dernier point concerne l’élaboration interne de chacun des paragraphes développant un sous-thème:
- il doit comporter des citations précises ( quelques mots ou expressions et non un passage entier du texte!) identifiables grâce aux guillemets (honnêteté intellectuelle oblige), pour lesquelles toute modification doit être signalée entre crochets. Enfin, n’oubliez pas de préciser le n° de ligne ou de vers pour orienter votre correcteur.
- chaque citation doit être accompagnée d’une identification tout aussi précise du procédé ou de la classe grammaticale.
- Ces citations doivent illustrer une interprétation, soit une idée, cohérente avec ce que vous voulez montrer et explicite (ce n’est pas au correcteur d’imaginer ce que vous avez bien pu vouloir dire ou d’évaluer la pertinence de ce relevé en fonction de ce que vous voulez démontrer)
- pour ce qui est de la hiérarchisation de ces trois étapes, il est bon de varier pour éviter la monotonie. Pour autant, il est souvent maladroit de commencer par la citation et cela vous fait souvent commettre des fautes de construction de phrase. Aussi, commencez soit par l’idée, soit par le procédé:
ex:
Par la métaphore de la « rose » présente au vers X et permettant d’associer la fleur à la vie, l’auteur veut souligner que cette dernière est fragile et éphémère. (procédé+citation+interprétation)
ou
L’auteur présente la vie comme un trésor fragile et éphémère comme la métaphore de la « rose » ligne X associant la fleur à la vie le laisse entendre. (interprétation+procédé+citation)
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