Les écrivains français et l’esthétique nègre : une fascination réciproque

Dans le jardin de la parole fleurissent les treilles du désir et croissent les pousses du langage. Ce n’est pas l’Eden, mais le lieu d’exercice des activités humaines.

Ce site a pour but l’analyse de l’esthétique nègre dans la littérature française. Il s’attachera également à étudier l’inspiration française de certains auteurs francophones, nous pensons notamment au mouvement surréaliste d’André Breton. Son influence est incontestable chez des auteurs comme Alejo Carpentier, Aimé Césaire ou Jacques Stephen Alexis.

Le surréalisme pensant que le langage ne sert pas seulement à l’homme à exprimer quelque chose, mais aussi à s’exprimer lui-même va inspirer les poètes caribéens qui s’interrogeront sur leurs origines, leur société et le monde qui les environne. Ainsi naîtra le réalisme merveilleux.

Et au nombre des textes d’écrivains français d’inspiration nègre, il faudra compter : La belle esclave More » de Tristan Lhermite, Bug Jargal de Victor Hugo, « Toussaint Louverture » de Lamartine, Les Fleurs du mal de Baudelaire, précisément les poèmes du Cycle de Jeanne Duval analysés dans l’essai Les beautés noires* de Baudelaire, Tamango de Prosper Mérimée, Aurélia de Nerval, « Mauvais sang » de Rimbaud, « La Reine noire » d’Apollinaire…

Nous invitons lycéens et étudiants, écrivains et chercheurs à prendre part à nos discussions et à réagir à nos articles. Ici l’écriture se veut ouverte à des digressions flamboyantes, tel un miracle intermittent.

Comme tous les jours, les histoires se suivent et ne se ressemblent pas ; mais mises bout à bout, elles composent une histoire : celle de la naissance et du développement d’une croyance collective en la beauté.

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Note

* E. Maurouard, Les beautés noires de Baudelaire, Paris, Editions Karthala, 2005.