Exercice de grammaire sur les propositions subordonnées
Français 17 novembre 2009, 11:55Comme annoncé, un petit appel (et oui, encore un !) à la communauté des bloggeuses … Cette fois-ci, il s’agit de donner la nature des propositions subordonnées surlignées (circonstancielles, complétives ou relatives) :
La pension Vauquer
[La façade de la pension donne sur un jardinet], [en sorte que la maison tombe à angle droit sur la rue Neuve-Sainte-Geneviève], [où vous la voyez coupée dans sa profondeur].[ Le long de cette façade, entre la maison et le jardinet, règne un cailloutis en cuvette, large d'une toise], [devant lequel est une allée sablée, bordée de géraniums, de lauriers-roses et de grenadiers plantés dans de grands vases en faïence bleue et blanche]. [On entre dans cette allée par une porte bâtarde, surmontée d'un écriteau] [sur lequel est écrit : MAISON-VAUQUER, et dessous : Pension bourgeoise des deux sexes et autres]. [Pendant le jour, une porte à chaire-voie, armée d'une sonnette criarde, laisse apercevoir au bout d'un petit pavé, sur le mur opposé à la rue, une arcade peinte en marbre vert par un artiste du quartier.]
Honoré de Balzac, Le Père Goriot (1835)
Merci d’avance pour votre aide
Compteur
17 novembre 2009 à 14:14
jaune:proposition circonstancielle conséquence
bleue:relative antécédent rue
rose:relative antécedent caillibotis
vert:relative antécédent écriteau.
enfin, je trouve ça un peu bizarre comme truc…
17 novembre 2009 à 16:06
Attention, tu confuses nature et fonction dans ta formulation. La proposition subordonnée peut être conjonctive ou relative (nature). Les fonctions possibles sont complément du nom, complétive ou complément circonstanciel
Voilà mon avis, mais rien n’est sûr !
jaune : prop sub conjonctive, cc de manière
bleu : prop sub conjonctive, CC de lieu
rose : prop sub relative, complément du nom cailloutis
vert : prop sub relative, complément du nom écriteau
17 novembre 2009 à 19:19
bon, en fait j’avais aussi vu cette confusion mais:
nature au véritable sens, ce sera subordonnée relative et conjonctives effectivement.
mais comme dans ces conjonctives il y a des sous groupe, on les classe selon la fonction en complétive, relative, circonstanciel interrogative. c’est le nom de la subordonnée et c’est pas vraiment une erreur de le noter dans la nature me semble t il si l’on precise après avec exactitude la fonction après.
pour la bleue je resterais sur ma position de relative, où étant pronom relatif ici mais bon pas évident!!!
17 novembre 2009 à 23:19
C’est bizarre que ce soit pour le CNED ou pour le Nathan :
- 4 natures possibles de la proposition subordonnée :
proposition subordonnée relative
proposition subordonnée conjonctive complétive
proposition subordonnée conjonctive interrogative
proposition subordonnée conjonctive circonstancielle
- les fonctions :
pour les relatives : complément de l’antécedant
pour les conjonctives circonstancielles : complément circonstanciel de but, de cause, de lieu …
pour les conjonctives complétives : sujet, COD, COI, …
C’est pas ça ???
17 novembre 2009 à 23:33
Euh pour moi, c’est pas clair. POur donner un exemple, complétive c’est synonyme de COD, donc comment une conjonctive complétive peut être sujet, j’aimerais bien le savoir ??? Ou alors je me goure sur le sens de complétive ou alors…
Sinon, le classement des fonctions, ok, pour la nature, ben ils mettent aussi la fonction quand ils disent complétive ou circonstancielle, donc… Mais bon, vaut peut-être mieux que tu te cales sur eux plutôt que sur moi, je vais vérifier pour la complétive et je te dis.
17 novembre 2009 à 23:37
Par exemple :
[Que tu partes] m’attriste beaucoup La complétive est sujet ici
17 novembre 2009 à 23:46
Bon, reprenons, je viens de consulter mes cours. Donc complétive, c’est bien complément, mais pas forcément d’objet direct : tous les compléments. Donc comme dit Mapillou, y’a des sous-groupes derrière : COD, CC… En revanche, une complétive ne peut pas être sujet.
Sinon, ce n’est sûrement pas une erreur fondamentale le coup de mélanger un peu nature et fonction, mais bon tant qu’à faire, autant le savoir.
Pour la bleue, Mapillou a peut-être bien raison, je ne me souviens plus pourquoi j’ai marqué conjonctive (j’ai eu 4 heures de géométrie entre-temps…) je vérifierai, j’ai français lundi prochain !
18 novembre 2009 à 12:39
Dans ton exemple : ce n’est pas une complétive (complétive = complément), c’est une proposition subordonnée conjonctive sujet de « attrister ».
18 novembre 2009 à 12:46
Je n’y comprends plus rien … C’est pourtant dans plusieurs bouquins :
Les propositions subordonnées complétives s’opposent aux circonstancielles. Elles ne sont ni effaçables ni déplaçables. Elles assument les fonctions essentielles du nom et dépendent du mode du verbe de la principale.
Parmi les complétives, on trouve :
* Les conjonctives pures : elles sont introduites par que (Je souhaite que tu viennes.) et par ce que (Je m’attends à ce qu’il pleuve.).
Elles peuvent assumer les fonctions
de sujet (Qu’elle soit désespérée m’agace.),
de terme complétif (Il est regrettable qu’elle soit désespérée.),
d’apposition (Elle ne veut qu’une seule chose : que tu viennes demain.),
d’attribut (L’essentiel est que tu viennes.),
de complément du nom (Je ne condamne pas le fait qu’elle soit désespérée.),
de complément de l’adjectif (Elle est heureuse que le président du jury soit venu la féliciter.),
de complément d’objet direct (Elle m’a dit qu’elle viendrait à la fête.) ou indirect (Je m’oppose à ce qu’elle vienne à la fête.).
Le subordonnant que n’assure aucune fonction dans la subordonnée ; il est sémantiquement vide et il est toujours placé en tête de la subordonnée.
* Les interrogatives indirectes : la notion d’interrogation est lexicalisée dans un verbe d’interrogation (demander, s’enquérir, etc.) ou de recherche d’information (ne pas dire, ne pas savoir, etc.), qui constitue le support de la principale. L’énoncé sur lequel porte l’interrogation intervient sous la forme d’une proposition subordonnée, complément d’objet direct du verbe de la principale.
- Totales : elles sont introduites par si : J’ignore si elle viendra à la fête. Si perd sa valeur hypothétique pour traduire l’idée d’un positif en cause.
- Partielles : elles sont introduites par un déterminant interrogatif (Je me demande quelle heure il est.), par un pronom interrogatif (Je ne sais pas qui est venu.), par un adverbe interrogatif (Elle a demandé comment on obtenait une note supérieure à huit.).
* Les propositions infinitives : J’entends les oiseaux chanter. (= Je les entends chanter.) ou encore Voici venir le moment des résultats. Avec les verbes de perception (voir, apercevoir, écouter, entendre, regarder, sentir) et le présentatif voici (formé sur voir + ci), l’infinitif peut constituer le centre d’une proposition. Il possède alors un support propre exprimé (les oiseaux et le moment des résultats), auquel s’applique le prédicat (chanter, venir). Les oiseaux chanter et venir le moment des résultats assument la fonction nominale de complément d’objet direct.
Quelqu’un peut-il nous donner son avis ?
18 novembre 2009 à 14:54
Je suis navrée ln, la définition de complétive me pose problème et je n’arrive pas à trouver de réponse satisfaisante, tout le monde se contredit même sur les sites spécialisés. Je te promets de cuisiner mon prof lundi et de te faire un point complet et fiable à ce sujet, maintenant que j’ai commencé à me lancer là-dedans, j’aimerais bien avoir le fin mot de l’histoire, lol !!
18 novembre 2009 à 15:15
merci ….
18 novembre 2009 à 18:14
bah, je me souviens l’an dernier sur un blog on s’est pris la tête pareil sur des trucs à la con…
Te focalise pas la dessus. Mais je pensais la même chose qu’Hélène perso…
24 novembre 2009 à 1:06
Je reviens vers toi au sujet de ces complétives. Donc, j’ai demandé à 2 profs de français (collège et IUFM), les deux s’accordent pour dire que « Que tu viennes me ferait plaisir » n’est pas une complétive mais une conjonctive sujet. Pour l’un, la complétive est toujours COD, pour l’autre, essentiellement COD (mais il n’a pas su me dire ce qu’elle pouvait faire d’autre). Voilà…
En ce qui me concerne, je reste sur la complétive COD et éviterai d’utiliser ce terme dans d’autres cas. A toi de faire ton choix (??) dans cette jungle…
24 novembre 2009 à 11:15
Merci … C’est tout de même bizarre que personne ne s’accorde sur les fonctions de la complétive. J’en prends note !
24 novembre 2009 à 11:43
Oui, bizarre… Je te jure que parfois, ils me font flipper les profs de français…
6 décembre 2009 à 16:59
c nul le fran c
1 mars 2010 à 20:42
lol !!