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EOE + LDJ c’est passé …

Oral pro 12 commentaires »

Grosse boule au ventre ce matin … J’ai la chance de faire partie de la première série, ouff ! Je ne me sentais pas d’attendre jusqu’à 3 h dans cette salle à ne rien faire. Du coup, j’ai moins eu le temps de stresser …

OP :

Une heure pour préparer c’est juste !!! Je suis arrivée devant le jury avec quelque chose de pas terminé … Pas eu le temps de me relire ni d’essayer de rajouter par-ci par-là des éléments perso avec mon expérience mais bon, pas le choix ! J’arrive dans la salle avec le jury : dès le départ, je me dis qu’ils se sont distribués des rôles (le gentil, la « j’en ai rien à faire » et le méchant – c’était l’IA !). Et je ne me suis pas trompée !!! Bref, je me lance (comme le titre de mon blog !!!) et là surprise : 9 min 55 (pas si mal) même si j’ai pas l’impression d’avoir dit des choses très intéressantes et de ne pas avoir beaucoup décroché le nez de ma feuille !!! Et ensuite les questions … Le pire était à venir en fait : l’IA qui souhaitait me faire dire des trucs sur la psychiatrie, la psychologie, le développement de l’enfant mais je ne voyais pas vraiment où il voulait en venir et je ne savais pas répondre … J’ai eu l’impression d’être une vraie quiche ! En fait, il n’y a que lui qui a parlé pratiquement et quand pour finir j’arrivais à comprendre où il voulait en venir, j’ai eu le droit à « Bah, enfin on y arrive ! » – Très encourageant !!!!

Passage direct à la LDJ ensuite. Je lis mon livre et le « gentil » semble interessé. Et, là à nouveau de la psychologie. Ils interprètent le livre autrement. J’ai dit que l’album pouvait avoir plusieurs sens mais je n’avais pas pensé que au fait qu’il pouvait ne pas y avoir 2 frères mais peut-être qu’en fait il n’y a qu’un seul enfant qui explore son moi intérieur ???  J’essaye de défendre mon truc car vraiment ils vont trop loin mais je tombe à court d’arguments devant des pensées philosophiques. J’ai toujours été nulle en philo. La « j’en ai rien à faire » lève enfin le nez vers moi pour me demander comment exploiter cet album avec des CM2 (je le présente pour des GS !). Je lui dis projet de réécriture d’album mais elle attendait apparemment que je m’éternise sur la poésie … A force de tourner, j’ai lâché à un moment le mot attendu « poétique » et à nouveau, j’ai eu le droit « Ahh ! Bah, oui, voilà ! », style « vous avez enfin compris ce que je veux !!! »

Je suis déçue. J’ai quand même fini par caser mon expérience en CLIS, en école maternelle mais je suis assez sceptique. Je n’ai pas su avoir un avis tranché. Il m’ont tellement embrouillé avec toutes leurs questions métaphysiques !!! Je ne me suis déjà pas décomposée, c’est déjà ça ! En tout cas, je suis vraiment soulagée que cet oral soit passé … Plus que l’anglais et basta !

EOE : je stresse grave !!!!

Oral pro 13 commentaires »

Quelle idée j’ai eu d’aller faire un tour sur le forum edp … J’étais déjà malade rien qu’à devoir faire l’exposé de 10 minutes mais alors là, j’ai relevé les questions posées à une candidate de Toulouse et là je flippe vraiment !!!!

dans le SCCC, il n’y a que des compétences à acquérir ?
- pourquoi un abus de transversalité n’est-il pas bon ?
- pourquoi la transversalité permet-elle d’acquérir des savoirs ?
- comment, concrètement, cela peut-il être mis en place ?
- est-ce que toutes les compétences du SCCC permettent la transversalité ?
- si un élève de CM2 n’a pas acquis toutes les compétences du palier du SCCC, vous faites quoi ? Et pour un élève en fin de scolarité obligatoire ?
- pour un élève de CE1, même question ?
- Qu’est-ce qu’un PPRE ? A quoi sert-il ? Qu’est-ce que c’est concrètement ?
- Doit-on avoir l’accord des parents pour les différentes aides que l’on peut proposer à un élève en difficulté ?
- Si un parent refuse toute aide, que faites-vous avec votre élève, vous le laissez avec ses problèmes ?
- Quels sont les personnels du RASED ? Quels sont leurs spécialités ?
- Prenons la première compétence à acquérir dans le SCCC dans le livret scolaire dans la Maîtrise de la langue française, qui est (en gros, je ne me souviens plus des termes exacts)  » savoir s’exprimer à l’oral et à l’écrit avec un vocabulaire adapté », que faites-vous concrètement pour la faire acquérir aux élèves ? En français ? En EPS ?

EOE : Ecrire

Oral pro 8 commentaires »

Un eptit sujet proposé par Bouliecr sur « Ecrire » et qui aborde aussi les sciences …

EOE 2009 Tours : Ecrire

J’EN AI MARRE !!! Je n’arrive pas à retenir ce fichu exposé de LDJ, je sais que je n’aurai pas tout revu pour l’OP et que je vais me faire massacrer … Vivement que tout soit terminé !

EOE : jouer et apprendre

Oral pro 10 commentaires »

A la demande de Sandra, un autre sujet :

EOE 2009 Tours : jouer et apprendre

 

EDIT : petit appel à la communauté : Avez-vous un doc synthétique sur les pédagogies alternatives : freinet, montessori, oury … Il y en a peut-être d’autres à connaître ?

EOE : l’apprentissage de la lecture

Oral pro 5 commentaires »

C’était annoncé, prochain sujet sur la lecture …

EOE Orléans 2007 : l’apprentissage de la lecture dans sa continuité

Pour le prochain, j’aurai bien aimé quelque chose sur les pédagogies alternatives mais je ne trouve pas … Alors si vous avez ça, je prends !!!

EOE : une petite question …

Oral pro 4 commentaires »

Une question bête, mais bon, je perds un temps fou à essayer de trouver l’info … Est-il possible d’organiser, dans une école, un goûter réalisé par les parents d’élèves où l’objectif serait de faire découvrir les différentes régions françaises ou pays ? Il me semblait que l’on n’avait pas le droit d’accepter des gâteaux faits par les parents même pour les anniversaires … (bien que dans l’école de ma fille, ça ne pose aucun problème !).

Merci pour l’info si vous l’avez …

EOE : Les TUIC

Oral pro 4 commentaires »

Je passe à la vitesse supérieure sur l’oral pro maintenant que l’oral EPS est derrière moi. Alors, voici le prochain sujet que je vais travailler :

EOE 2009 Tours : les TICE

J’essaye de trouver un sujet sur la lecture et je le mets en ligne pour le prochain thème …

EOE : Evaluer les élèves

Oral pro 9 commentaires »

A la demande d’un de mes lecteurs (ça fait étrange de dire ça !) qui souhaite notre avis sur le sujet suivant, je vous propose de faire comme d’habitude en laissant vos idées via les comms …

EOE Tours 2008 : Evaluer les élèves

EOE : le langage oral

Oral pro 11 commentaires »

Voilà le suivant … J’ai un peu de retard mais je compte le rattrapper demain après-midi ! Je ne sais pas si vous avez réussi à sortir quelque chose avec le texte sur l’art mai smoi perso, je bloque !!

EOE : langage oral

ALLEZ !!!!!!

EOE : les arts dans l’education

Oral pro 4 commentaires »

Je n’ai pas  trouvé grand chose avec ce thème si ce n’est un seul texte mais on peut travailler dessus :

L’ART DANS LEDUCATION

 

 

L’art dans l’éducation, poudre aux yeux ou discipline fondamentale ?

 

[…]

Je terminerai cela par une simple anecdote. Voilà peu, dans une classe, j’étais à écouter, comme disent nos amis québécois, une maîtresse qui racontait Le Petit Poucet avec beaucoup de talent. C’est une vieille histoire dont je ne me rappelais pas le détail, et qui m’a surpris, parce que c’est assez gore, plutôt violent – abandon d’enfant, trahison de la fratrie, anthropophagie, etc. -, avec des sous-entendus sexuels extrêmement violents.  Et les enfants étaient complètement passionnés par ce Petit Poucet, qu’ils écoutaient comme quelque chose d’absolument essentiel. En discutant ensuite avec la maîtresse, elle me disait, ce qui me convainc complètement, que s’ils sont tellement passionnés par Le Petit Poucet, c’est qu’il leur parle d’eux, de leurs vraies questions : leur peur d’être abandonnés par leurs parents, leur peur d’être mangés, cette frontière si difficile entre l’affection et la voracité (probablement la seule question humaine qui vaille la peine d’être travaillée : à partir de quel moment l’autre m’aime-t-il tellement qu’il m’étouffe ? Et comment peut-il m’aimer suffisamment sans m’étouffer ?). Ces questions-là, qui intéressent évidemment les gamins au premier chef, la maîtresse ne va pas les traiter en faisant de la psychanalyse sauvage ; elle va le faire en apportant un objet culturel, artistique aussi, dans lequel l’enfant va se reconnaître, va savoir qu’on parle de lui, sans être violé dans son intimité. Il va identifier qu’il s’agit de quelque chose qui le concerne, que cette chose-là le relie aux autres élèves de la classe et qu’il n’est pas seul à avoir ces angoisses, qu’elle le relie aussi aux gens qui ont existé avant lui dans l’histoire du monde, et peut être même à ceux qui existeront après lui – parce que le sommet du plaisir pour un enfant qui a aimé Le Petit Poucet, c’est de le raconter à son tour à d’autres, en faisant en sorte qu’en le racontant à d’autres, il fasse aussi vivre aux autres les émotions qu’il a vécues.

 

Nous touchons là quelque chose de fondamental, et vous voyez bien la place que peut prendre ce qu’on appelle l’art. L’art, ça peut être justement cette manière d’introduire cette dimension anthropologique, ces questions fondamentales, sous une forme acceptable par l’imaginaire enfantin, et pas dans une discipline séparée. Cette forme acceptable doit à la fois être efficace en termes de rapport entre les moyens et le résultat, en termes d’ellipse – il faut laisser l’enfant penser, c’est pour cela que le contraire de l’art n’est pas le non-art, mais l’obscénité, à savoir ce qui dit tout et ne permet pas de penser, ni d’imaginer, ni de trouver sa propre place. On voit bien que l’art va donner la possibilité d’accéder à ces questions-là, de réinscrire l’enfant dans une chaîne généalogique extrêmement importante pour lui – si on lui présente des oeuvres qui font écho, qui ne soient pas simplement des manières d’habiller ses préoccupations, mais des manières de leur donner de l’ampleur tout en les relativisant -, ce qui est essentiel pour grandir. Il faut que je sente que mes angoisses ne sont pas seulement à moi, ce qui leur donne de l’ampleur, et c’est parce que je sens qu’elles sont aussi à d’autres que je les relativise, que je peux les apprivoiser et vivre avec elles. L’art va favoriser et permettre cela, sous des formes diverses, picturales, théâtrales, musicales, etc. Toutes les formes d’art possibles sont des échos de ces questions fondamentales, mais exprimées de telle manière qu’elles sont « traitables » par l’imaginaire enfantin.

 

[...]

Deuxième série de remarques : l’art est à la convergence de cette question du sens et d’une seconde question essentielle pour les enfants d’aujourd’hui, celle de l’accès à l’universel.

 

[...] Cette manière d’imposer à des enfants des formes culturelles considérées comme universelles et supérieures aux autres, dans une démarche que je qualifie « de colonisation » par provocation, est une façon de nier ce que les autres cultures d’une part, et ce que tout enfant d’autre part peuvent découvrir d’universalité. Et contre cette manière un peu arrogante d’imposer un universel qui serait édifié de façon définitive par l’Académie française et le Panthéon réunis, il me semble intéressant d’explorer des voies où l’universel se construit avec les personnes, dans un travail où se rencontrent les singularités et les différences. Le véritable universel est modeste, ce n’est pas celui que l’on impose, c’est celui auquel on accède. Si Les Misérables sont un texte universel, si la « tempête sous un crâne » de Jean Valjean est un texte universel au sens où il exprime de la manière la plus forte ce qu’est le cas de conscience d’un individu pris entre deux exigences contradictoires, ce n’est pas parce que l’Académie Française l’a décrété en expliquant qu’il s’agissait d’un chef-d’oeuvre à enseigner à tout le monde… C’est parce que des millions d’instituteurs ont réussi, en parlant de Jean Valjean et de la « tempête sous un crâne », à faire entendre à des enfants que ce dont il était question ici s’adressait aussi à eux. L’universel s’est construit dans l’éducatif. C’est pourquoi je fais cette hypothèse : dans un certain nombre de lieux où ce qu’on appelle aujourd’hui l’interculturalité se réduit le plus souvent à la multiculturalité ou à la juxtaposition des cultures, avec bien évidemment une hiérarchisation subtile de celles-ci, je crois que cette multiculturalité, pour devenir une véritable interculturalité et accéder à une véritable universalité, doit passer par une confrontation qui permet d’accéder à la manière dont ces différentes cultures répondent ensemble, différemment mais ensemble, aux fameuses questions anthropologiques dont je parlais tout à l’heure.

 

[...]

Nous touchons là ce en quoi l’art est extraordinairement porteur de rassemblement entre les hommes. Pour reprendre une expression d’Edgar Morin, il produit de « la reliance ». Il relie, à condition qu’il ne relie pas comme on rattache ou comme on colonise mais qu’il relie comme on appelle, comme on est capable de faire entendre que ce qu’il dit a de l’écho chez d’autres que ceux qui le disent. A ce titre, on voit bien la portée de l’éducation artistique, en tant qu’elle est une seule, peut-être la seule éducation citoyenne fondamentale – dans la mesure où elle est fondatrice de tous les concepts de citoyenneté, à savoir que l’homme est quelqu’un de sacré… Et cette découverte du sacré à travers les formes d’expression artistique est quelque chose de tout à fait fabuleux.

[...]

 

Extrait d’une conférence de Philippe Meirieu

Donnée le 26 octobre 2000 à La Bourboule (Puy-de-Dôme) 

 

 

C’est possible d’avoir un seul texte le jour de l’oral ?

 


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