Suite à la visite de la poétesse Maram al-Masri à notre lycée, l’élève Yann Daniel, redacteur en chef du journal, a écrit un article sur elle, qui a été publié au journal du lycée (L’Hebdo du Bat’ numéro 8, mardi 15 décembre 2015).

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Maram al-Masri, une femme armée.

Armée de sa plume et de son cœur, elle lute contre l’horreur de son pays la Syrie qu’elle porte dans son cœur.

Son départ de Syrie un déchirement.

Maram al-Masri était encore étudiante quand elle fut employée par des américains. Ils lui avaient demandé d’être leur interprète. Suite à ça, elle avait été attrapée par les services secrets de Syrie. Ils lui demandèrent de faire des rapports sur ses collègues américains. Elle ne devait parler de ça à personne, lui avaient-ils dit. Sinon, ils ferraient du mal à sa famille et ses amis. Mais, prise par la peur, elle l’avait dit à sa mère qui l’avait envoyée en Angleterre pour la protéger. Son départ de la Syrie est un déchirement.

Une arrivée difficile. La poésie un repère.

Maram al-Masri revint en Syrie 1 mois après. Elle ne reconnaissait rien et repartit donc pour se poser en France. Son intégration a été difficile. Elle ne parlait pas le français et n’avait ni famille ni amis pour l’aider.

C’est au bout de 13 années que Maram al-Masri commença à écrire ses poèmes. L’idée lui est venue d’un souvenir et d’un sentiment. Elle se souvenait qu’étant plus jeune, sa mère lui racontait une histoire dans laquelle un monstre ravageait tout sur son passage. Mais, touché par la beauté de la poésie d’une mère, qui protégeait son enfant, il s’en retourna sachant que cela sonnait l’heure de sa mort.

Je lui ai moi mémé demandé ce qui l’avait fait commencer à écrire. Elle me répondit d’un seul mot « l’amour » et me récita une phrase de Platon : « Tout être humain peut écrire de la poésie si il est touché par l’amour ».

Maram al-Masri écrit pour les autres, elle veut mettre son vécu sous forme de poème sans tabou. Depuis elle continue à écrire. Elle a même réussi à écrire trois livres grâce à Facebook. Malgré la peur toujours présente, elle continue de parler à sa famille et de luter pour son pays.


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