Danse et musique

3h10
Un gars à coté d’une voiture , les portières ouvertes , musique à fond . Il danse tout seul sur un rythme afro, un verre à la main . Il n’est en fait pas tout seul , il y a à deux mètres. de lui un groupe, ils sont aussi sur un trottoir. La musique est bonne, presque entraînante, le type à l’air de s’amuser. Une fille s’approche de moi…

Emmanuel

Albi Parc de la Renaudié

PARC DE LA RENAUDIE

Mardi 21 Février 2018

15h00

Souvenirs

Aujourd’hui je suis venue seule, pour observer plus tranquillement ce lieu chargé de souvenirs pour moi. La première chose que l’on voit en rentrant dans ce parc, c’est l’espace jeu pour enfants. Il est constitué de 2 plate-formes. La première est réservée aux moins de 8 ans – j’avoue avoir déjà triché – et la deuxième est pour tout le monde – même si je n’ai jamais vu d’adultes dessus -. Ma préférée a toujours été la deuxième, sûrement parce que c’est celle qui monte le plus haut. Dessus, il n’y a qu’un « jeu », c’est à dire une grande toile faite de cordes colorées qui s’élèvent vers le ciel en formant une pyramide. J’adorais escalader cette structure que j’appelais – et appelle toujours – l’araignée. Je la nomme comme ça parce que pour moi ce jeu est une toile d’araignée géante où les enfants se lancent d’eux mêmes dedans. C’est drôle quand j’y repense, de se dire que je jouais dans une  »toile d’araignée géante » sachant que je suis phobique de celles-ci. Maintenant que je suis plus grande, la toile me semble beaucoup plus petite.

15h14

L’araignée mangeuse d’enfant

      L’espace de jeu est désert. Il n’y a que 2 vieilles dames pas loin de moi qui discutent sur l’un des autres bancs. Je vois aussi une dame qui promène son chien seule puis s’éloigne de moi. Il fait beau aujourd’hui, le soleil est là alors qu’il était parti depuis un moment qui m’avait semblé une éternité. Je me demande pourquoi il n’y a pas alors plus de monde. Peut être que les parents des enfants font la sieste encore.
Une idée drôle me passe par l’esprit. Peut être que cette fois, l’araignée géante a gagné et a mangé tous les enfants qui ont eu le culot de monter sur la toile.

 

16h06

Jalousie

     En dégustant mon Kinder Bueno – pas très sain je sais – je remarque une petite fille qui m’observe avec de grand yeux. En fait, c’est plutôt mon goûter qu’elle regarde avec appétit. Après quelques secondes, je la vois courir en direction de sa maman et lui demande goulûment si elle a apporté à manger. Réponse de la mère : Non.

Audrey

 

Fête foraine 2018

J’ai choisi la fête foraine annuelle à Albi pour observer et écrire.
Laura

JOUR 1

Début d’après-midi

C’est reparti !
Cette année, comme chaque année, la fête foraine s’installe dans notre ville durant les vacances de février  afin d’amuser petits et grands.
Ici à Albi, les manèges se disposent généralement en deux secteurs distincts:
au centre ville même, il y a les jeux et attractions pour les plus jeunes (ex: pêche aux canards, balançoires qui tournent à 1 mètre du sol, petite chenille …) ainsi que les attrape nigauds (comme on dit dans le jargon) qui consistent à faire penser aux passants qu’ils en ont pour leur argent à essayer de gagner une peluche avec une pince mécanique (bien évidemment trafiquée pour rater le coup dans 90% des cas), mini « casino » ou bien à tirer sur une ficelle pour remporter une superbe peluche (en réalité minuscule) pour la modique somme de 10€.
Puis il y a le secteur pour les plus grands, avec des manèges à sensations, en face du Centre du Sommeil. Bien évidemment, quelques attrape nigauds sont disposés ici  aussi car ils sont partout (les nigauds). On peut en distinguer deux sortes d’ailleurs: les basiques qui sont ceux qui pensent que cela vaut le coup, une affaire garantie ! ensuite il y a, vous savez bien, ces couples, qui pour faire comme dans les films romantiques (à tendance dramatique à la fin), cherchent à tout prix avoir le gros nounours afin de sceller leur amour infini (en général c’est le garçon qui ASSURÉMENT va gagner la peluche dont veut sa chère et tendre).

 

vidéo pour Joy Sorman

Illustration extrait du livre Paris Gare du NORD.

Bonjour, J’ai pris plaisir à lire votre livre « Paris Gare du Nord ». Dans cette vidéo j’ai illustré le premier extrait du livre  »arrivée » en mettant en couleur les personnages que vous avez « remarqués » avec ceci , j’ai lu l’extrait oralement dans la vidéo. C’est dommage que vous n’ayez pas pu venir au lycée Rascol, bonne continuation !
Célia

Do you speak english ?

Marina dans le rôle de la policière. J’ai choisi cet extrait car quand je l’ai lu dans votre livre j’ai imaginé une scène comique, et ça m’a bien fait rire . Quand on a filmé la scène on a voulu faire une caricature des personnages présents : la policière blasée, le touriste hystérique et vous Joy Sorman très calme en observation de la scène. Bon visionnage !!

Audrey dans le rôle du touriste anglais. C’est l’une de mes scènes préférées  et je tenais à la mettre en scène. L’humour est très important pour moi, j’espère que vous apprécierez !

Mathilde dans le rôle de Joy Sorman ( vous).

Métro londonien

Mercredi 21 février     12:31

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C’est bon, nous pouvons respirer un peu plus, la foule s’est enfuie dans les wagons. Après avoir analysé quelques comportements, j’en ai constaté que les expressions de leur visage faisaient penser à des gens en état dépressif mais sérieusement. Ils étaient tous là serrés les uns aux autres sans expression  et ils fonçaient dans le tas pour se faire une place. Voilà la société d’aujourd’hui, individualiste et égoïste.

Joy Sorman,
après avoir étudié votre livre Paris Gare du Nord en classe, nous avons dû écrire notre propre histoire. Je me suis dis qu’il aurait été bien que j’utilise mon voyage à Londres pour ce travail. J’ai donc pris l’exemple d’un métro londonien pour écrire mon carnet de bord ce qui m’a permis d’analyser un peu plus ce lieu.

Léa

Océane, critique littéraire

J’ai donc lu le livre de Joy Sorman qui est une femme de lettres française, également chroniqueuse de télévision et animatrice radio. Ce récit s’intitule “Paris Gare du Nord” paru en 2011, l’autrice s’est installée pendant une semaine à la gare de Nord, sans jamais monter dans un train, un RER ou même un métro, elle observe simplement la gare à toutes les heures de la journée. Elle en rapporte ce récit, écrit sur le vif, d’une semaine passée là où les choses ne s’arrêtent pas. Entre enquête et collection de coïncidences, “Paris Gare du Nord” est la mise en récit d’un lieu gigantesque et des foules qui le traversent. Une nouvelle manière de dire notre monde contemporain, avec précision, humour et sensibilité.

C’est un tout petit livre d’une rapidité de lecture. Il m’a fallu seulement 4 heures pour le lire, il peut être fini en une après-midi avec de nombreuses pauses.

Il y a cet extrait que j’ai bien apprécié : “Lui aussi, comme l’argent du centre de liaison qui surveille les écrans, reconnaît ses passagers. Ceux qui chaque jour à la même heure pendant vingt ans prennent le même métro. Je les vois vieillir, je vois leur vie changer, je les vois seuls, en couple, avec des enfants, seuls à nouveau.”

De ce lieu qui symbolise le départ, le voyage, elle tire un petit livre étonnamment intéressant et bref à lire pour regarder les gares d’un autre œil mais pas que celles-ci forcément. La seule question que je me suis posée est pourquoi écrire des détails insignifiants, parfois même pas amusants. Je comprends bien que c’est le but de ce livre : nous montrer l’ordinaire de nos vies pour qu’on les regarde autrement.
♦ ♦ ♦

Et après avoir lu “Paris Gare du Nord”, j’ai eu l’occasion de lire un autre livre de Joy Sorman également qui s’intitule “Sciences de la vie” qui est paru à la rentrée  2017, pour résumer brièvement : ce roman est le portrait d’une jeune fille de 17 ans qui vit à Paris, dans un appartement avec sa mère, elle mène une vie d’adolescente banale à un détail près. Cette jeune fille est issu d’une famille un peu particulière qui depuis le moyen-Âge plus précisément depuis 1518, toutes les filles aînées de chaque génération sont frappées par un malheur, par une malédiction génétique. Par exemple : la mère de l’héroïne, qui est Ninon Moïse, ne voit pas les couleurs. Chaque soir, elle contait à sa fille, l’histoire maléfique, et étonnante d’une de ses ancêtres, récits plutôt drôles qui vont ponctuer pour un réel plaisir de lecture le récit personnel de Ninon.

“On ne se rebelle pas contre le mauvais sort, on courbe l’échine”. Ce livre raconte le parcours de la jeune fille, qui va essayer de guérir de la maladie appelée : allodynie tactile dynamique, qui brûle la peau de ses bras sans laisser de traces, ni une quelconque explication. Elle va enchaîner les consultations mais aucun  médecin ne va réussir à la soigner, elle va donc se tourner vers des médecines plus irrationnelles, elle grandira donc avec ce symptôme en tout cas 3 ans de sa vie. A la fin du livre, Ninon trouvera un moyen de vivre sa vie et d’affirmer son identité

  Pour poursuivre, il y a un extrait que j’ai bien apprécié dans ce roman, c’est celui-ci : “ Vous me dites que je n’ai rien mais alors pourquoi j’ai mal ? J’ai peut-être quelque chose qui ne se voit pas à l’image. Vous pouvez tout voir avec vos machines ? Ninon est à cran, l’esprit aussi inflammable que ses bras, exagérément susceptible depuis quelques jours, depuis qu’est apparue cette foutue douleur incompréhensible sur sa peau, se sent soupçonnée, accusée d’affabulation; elle tâche  de soutenir son regard mais l’interne a remis le nez dans les feuilles d’examens et les radios plutôt que sur le visage contrarié de Ninon”

A travers ce roman, Joy Sorman décrit avec justesse l’état d’esprit de ces personnes atteintes de maladies rares, véritables énigmes pour la science. Et parfaitement aussi, cette douleur avec laquelle il faut vivre en permanence. Cette douleur qui devient une part entière de l’être, à tel point que lorsqu’elle disparaît, on se trouve content mais dépossédé. J’ai été touchée par sa manière bien particulière de parler de la maladie de l’âme et du corps en la tenant à distance par le conte, les histoires de sorcellerie…

Lettre à Joy SORMAN

Madame Sorman,

suite à la lecture de votre roman « Paris Gare du Nord », un travail nous  fut suggéré par notre professeure de français. Ce travail consistait à créer un journal de bord comme vous l’avez fait, j’ai donc décidé de faire mon journal de bord à la gare de Toulouse Matabiau afin de rester dans le même cadre que vous qui est celui d’une gare.  J’ai fait mon journal de bord durant une semaine et grâce à cette expérience j’ai une autre perception des choses, une vison de la vie différente de par les rencontres que j’ai faites tout au long de cette semaine.

Par ailleurs,une autre consigne nous a été donnée, c’était de réaliser un dessin,une bande son, ou une vidéo renvoyant à  un chapitre de votre livre. Personnellement j’ai choisi le chapitre ou vous étiez dans le train (à la place du conducteur).

J’ai fortement apprécié votre récit.
Merci à vous.

MEGARD Syrielle

La place du Vigan

J’ai essayé d’écrire comme vous, avec votre style d’écriture , humour et légèreté dans l’expression, en ajoutant mon propre style car moi aussi j’écris . C’est une expérience hors du commun que de s’installer pendant une période dans un endroit de transit et d’observer la vie dans un lieu public. Moi, j’ai choisi la place du Vigan à Albi , la plus grande place de la ville, la plus centrale: tout le monde passe par là pour aller partout.
Je vous souhaite une bonne continuation.
Marina

Mardi 06 Février 2018

16h27                                                                                                                                   Animation
Il y a beaucoup d’animation car beaucoup de personnes passent par la Place du Vigan. Je viens de voir un jongleur à l’entrée de la rue Timbal jongler avec des quilles en plastique et faire de l’humour avec ceux qui lui donnent une pièce ou deux. Je lui ai donné 2 euros.Il m’a fait un grand sourire et m’a montré un petit numéro de jonglette. Ça m’a fait plaisir, j’étais pour l’espace d’un instant devenu une petite fille.

Vendredi 09 Février 2018

11h20                                                                                                                                   Manger
« Tu as faim ? Pas de problème, ici il y a plein de restos !   »                                                    Ils sont deux et parlent fort  et je pense que se sont des amis. Tiens moi aussi je commence à avoir faim. Comme c’est vrai qu’il y a  plein de restaurants, ou de petits fast food, ce n’est pas un problème. Juste à côté de moi il y a trois stands qui sont toujours là. Le premier c’est un coiffeur ( pas très utile à midi !) , et les autres des minis crêperies.          Si tu viens place du Vigan,  fais attention à ton argent !
Phrase qu’on pourrait se répéter car car tu es tentée en permanence par toutes les gourmandises des  rues adjacentes. Pour manger ce midi, je vais à Nooï. C’est des pâtes à emporter qui sont d’ailleurs très bonnes.

12h00                                                                                                                                   Le miam miam
J’ai mon bol de nouille sauce pekin, je l’emporte avec moi, là où les bancs sont disposés tout autour de la fontaine. Et je ne suis pas la seule à faire ça !  il y a plein de personnes ici sur les bancs, surtout des jeunes qui mangent entre potes en fumant et en buvant de l’alcool en écoutant du rap et en s’insultant entre eux de « fils de tchoin » ou « nike Marine Le Pen avec ta petite ». J’ai l’air bien sage avec mon cahier et mon stylo.
Pour ne pas que mes oreilles saignent , j’écoute un peu de John Carpenter.

15h08                                                                                                                                   SDF
Il y a beaucoup de personnes qui mendient, surtout des hommes.                                    Certains SDF donnent quelque chose en retour comme le jongleur plus tôt dans la semaine, ou alors tout simplement ils donnent en retour un sourire et de la gratitude.