Correction du test de vocabulaire – T1

Vérité et réalité : « vrai » ou « faux » sont des qualités non pas des choses mais d’un discours ou d’un énoncé : seule une affirmation peut être vraie ou fausse; c’est par abus de langage que l’on dit d’un objet qu’il est « faux ». Un objet est réel ou pas, mais pas vrai ou faux.
Mensonge/erreur/illusion : Dire un mensonge, c’est ne pas dire la vérité alors qu’on la connaît, intentionnellement; commettre une erreur, en revanche, c’est ne pas la dire mais en croyant sincèrement la posséder; être dans l’illusion, c’est commettre une erreur également, mais avec le désir inconscient de se tromper, parce je trouve dans cette erreur un bénéfice.
Par exemple : un professeur qui affirme à ses élèves qu’ils auront tous le bac sans travailler ment; l’élève qui croit cela commet une erreur (qui lui sera peut-être fatale !…); mais c’est aussi une douce illusion dans laquelle il se complaît, parce qu’elle lui évite de se remettre en question…
Sincérité : la sincérité ne qualifie que la bonne foi ou l’honnêteté de celui qui parle : il parle en pensant dire la vérité. Cela n’est absolument pas une garantie de vérité.
Relativisme : doctrine ou opinion selon laquelle toutes les opinions se valent. Pour un relativiste, il n’y a pas de vérité ou alors toutes les opinions aussi divergentes soient-elles sont également vraies, ce qui revient au même…
Scepticisme : (définition tirée du lexique)
1) Dans l’antiquité grecque (IVème siècle av. J.-C.), doctrine selon laquelle la raison humaine est incapable de parvenir à aucune connaissance ou vérité. Les sceptiques en concluent que nous ne pouvons rien affirmer au sujet de rien et qu’il ne nous reste qu’à suspendre notre jugement, c’est-à-dire à pratiquer l’epochè. (=Pyrrhonisme, du nom du principal représentant de cette école).
2) Dans un sens plus large et modéré, le scepticisme s’oppose au dogmatisme en s’opposant à sa prétention à connaître la réalité en-soi des phénomènes, qui plus est par le seul recours à la raison spéculative.
Rationalisme : (définition tirée du lexique)
1) (sens le plus large) Doctrine qui attribue à la raison humaine la capacité de connaître et d’établir la vérité.
2) Doctrine selon laquelle la connaissance procède de principes a priori, indépendamment de l’expérience.
Empirisme : (définition tirée du lexique)
Doctrine philosophique qui affirme que toutes nos connaissances viennent de l’expérience, de l’observation, c’est-à-dire ont pour source nos sens. Les empiristes (Locke, Hume par exemple) nient l’existence d’idées innées en notre esprit (cf. Descartes au contraire) ou de toute connaissance a priori. L’idée de causalité par exemple n’est qu’un produit de notre expérience, de l’habitude que nous avons de voir une chose en suivre toujours une autre. Nous appelons alors la première l’effet et la seconde la cause.