En passant sur un forum, je suis tombée sur ce lien : http://www.prepaconcours.com/index.php?page=news. Il s’agit du récapitulatif des conférences ou autres sujets organisés par Adonis (organisme de formation préparant, entre autre, au CRPE). En date du 6 mai 2008, on trouve l’enregistrement audio d’une conférence sur les nouveaux programmes 2008.
Je vous laisse l’écouter … c’est assez long !
Les intervenants : Eveline CHARMEUX pour le francais (Professeur à l’IUFM et membre de l’INRP – institut national de recherche en pédagogie depuis 25 ans) et Gérard VINRICH pour les mathématiques (Professeur à l’ENA puis en IUFM et membre de l’IREM – institut de recheche sur l’enseignement des mathématiques depuis 25 ans).
Je vous donne mon avis sur ces 2 interventions en vous rappelant que je commence tout juste à m’intéresser à la question de l’enseignement ; ma seule culture sur le sujet me vient de mon expérience d’élève et de ma petite expérience de parent d’élève. Mais j’ai quand même étudié les programmes 2008 et un peu ceux de 2007 … et j’ai surtout suivi l’actualité sur le sujet depuis février.
Tout d’abord, j’ai trouvé très interessant d’assister à ce genre de conférence car pour l’instant je n’avais une vision critique de ces programmes qu’à travers les médias ou quelques discussions d’amis enseignants qui m’avouaient n’avoir pas trop étudié la question …
Ca m’a permis d’avoir une vision côté enseignant, car comme la plus part des parents d’élèves (d’après les résultats des consultations), j’étais plutot contente de voir qu’on allait “recentrer l’enseignement sur les matières principales”, ou encore que le programme était abordable en terme simple donc compréhensible par moi-même ! Evidemment, je me doutais bien d’après les protestations des professionnels que mon premier sentiment mériterait d’être creusé !
Ensuite, je suis assez contente de moi car lors de mon analyse des programmes et malgré mon inexpérience, j’avais relevé quelques petites choses qui m’avaient interpellée. Par exemple : la lecture à voix haute qui apparait avant la lecture toute simple. Et il me semblait bien que la lecture à voix haute était plus difficile que la lecture simple. C’est un point que Mme Charmeux à relever dans son intervention. Egalement, le diminution de la partie oral avec notamment la disparition totale du théâtre en tant qu’expression.
Néanmoins, concernant l’intervention de la “spécialiste du Français”, je trouve cette dernière passionnée et souvent excessive dans sa critique :
“pas d’oral excepté poser des questions au maître ou réciter”. La première partie du paragraphe français des progressions s’intitule quand même “langage oral” … avec des débats, prise de parole en public à partir d’exposé …
“l’expression production d’écrits a disparu au profit de rédaction”. C’est vrai que dans le programme c’est le terme “redaction” qui est employé mais dans les fiches de progression c’est “productions d’écrits” qui est utilisé.
J’avoue n’avoir pas accroché à la partie “confusion des mots” … Je n’ai sans doute pas les connaissances du milieux suffisantes pour saisir les nuances !!! Mais elle a sans doute raison, soyons précis dans ce genre de documents !
Par contre, elle m’a ouvert les yeux sur des toutes petites choses qu’on comprend en analysant bien toutes les phrases … comme “les évaluations ne servent pas à apprendre”. C’est pourtant une évidence mais quand j’ai lu les programmes, ça ne m’avaient pas sauté aux yeux.
Et enfin, je suis tout a fait d’accord sur son introduction concernant “l’idéologie” (que je remplacerais plutot par “philosophie”). Il est clair que le gouvernement a voulu marquer sa différence par rapport aux autres (au détriment de l’efficacité?!). Et il ne reste plus qu’aux enseignants d’être assez futés pour transposer ce programme de manière à l’appliquer efficacement !!! C’est quand même pas malin d’en arriver là !
Evidemment, ce genre de propos peut être tenu devant des enseignants ayant déjà de l’expérience mais quid des petits nouveaux à qui on aura fait du bourrage de crâne et qui ne connaitront que ça … ????
Pour ce qui est du 2eme intervenant, je retiendrais (outre les contenus des connaissances qui augmentent), les 2 questions de fond : pourquoi changer les programmes et surtout pourquoi n’avoir pas fait une consultation préalable au projet ? … ben oui, quoi … c’est quand même les enseignants qui se retrouvent en face des élèves !