CP : Méthode de lecture
24 11 2008Ce soir, j’avais rendez-vous avec la maîtresse de CP de ma fille. Elle a accepté de me recevoir quelques temps (euh .. enfait 1h30 !!) pour répondre à mes questions, en particulier la méthode de lecture. J’ai donc découvert la méthode des Alphas. Une méthode très médiatisée utilisée par les orthophonistes ou dans des écoles maternelles pilotes.
C’est une méthode syllabique à entrée phonologique. Chaque son est représenté par un”alpha”, un objet ou animal qui a un “chant” (son) précis. L’enfant se débarrasse du nom de la lettre qui pourrait le pertuber … Qui n’a jamais entendu un enfant dire que Elsa commence par L (euh … Ma fille s’appelle Elsa … c’est peut-être pour ça !). Une fois que l’enfant a bien compris la relation entre le chant et l’alpha, on le “déshabille” et ça devient une lettre.
L’introduction des alphas est fait progressivement par une histoire. C’est très ludique. Et même si on peut trouver ça un peu cucul, il parait que les enfants accrochent vachement. Il y a tout un tas d’outil fournis avec la méthode. En particulier des alphas en plastique que les enfants manipulent. Pour ceux qui confondent certaines lettres comme le b et le d, le fait de toucher les alphas leur permet d’appréhender par le toucher la forme de la lettre et les aide à les différencier. Il y a des jeux de cartes (mémory) qu’elle utilise en aide personnalisée (pas gérable en groupe-classe) et des lotos de mots que les enfants adorent. Il y a aussi des ardoises magnétiques sur lesquelles les enfants peuvent “écrire” les mots dictés par la maîtresse.
Cette maîtresse en est très contente car les résultats se voient bien : à la Toussaint, tous les enfants de la classe savent déchiffrer et surtout, veulent lire dès que la maîtresse propose de nouveau mot au tableau. Avec la méthode Ribambelle (à base d’album à structure répétitive), elle y parvenait un peu avant Noël.
Autre avantage : les consignes des exercices sont très simples et très claires et les fascicules de travail favorisent le travail autonome et permettent la gestion d’un double niveau. Elle trouvait la méthode Ribambelle non adaptée à un double niveau.
Evidemment, il y a des inconvénients : les histoires proposées pour la partie compréhension sont fabriqués avec des sons déjà étudiés, du coup, les phrases sont vraiment hyper cucul : Ali a mangé du chocolat. Il a fait une tâche. Martine s’est fachée …. L’avantage, c’est que assez rapidement, elle peut passer sur des vraies histoires, car tout le monde avance bien et ensemble.
En même temps, on les trouve cucul … mais c’est pas nous qui apprenons à lire !!! En tout cas, ça ne plairait pas à Catherine Tauveron … lol !!!
Autre inconvénient : c’est plus chère qu’une méthode comme Ribambelle. Il faut que l’enseignante soit convaincue de son efficacité (parce que si c’est pour l’utiliser un an … euh …), et surtout qu’elle arrive à convaincre la mairie ou autre gestionnaire des fonds !
Pour elle, l’idéale serait que la partie ludique et histoire un peu cucul se fasse en grande section de maternelle pour arriver en CP avec juste le travail sur la correspondance phonème - graphème. C’est-à-dire qu’il faudrait une vraie liaison GS-CP … Mais ça c’est un autre problème !
Avez-vous déjà entendu parler de cette méthode ? Vous pouvez donner votre avis … sans entrer dans la polémique des méthodes de lecture … C’est difficile de se faire une idée quand on a jamais pratiqué.
Catégories : Expériences, FRANCAIS



