Ca y est, premier vrai contact avec le cycle 2 avec le stage de pratique accompagnée. Je rappelle juste ce que c’est pour les non-spécialistes : on est en groupe de 2 ou 3 dans une classe avec l’enseignante : on observe les habitudes de la classes, puis on intervient à tour de rôle. Dans le fond de la classe, les collègues et l’enseignante observent prennent des notes … puis débrieffing.
D’abors, la mauvaise impression que j’avais eu au téléphone concernant l’enseignante qui nous accueillait n’était qu’une mauvaise impression. Ouf. Elle s’est avérée très abordable, de très bons conseils, très disponible et pas cassante du tout (ce qui est parfois le cas avec certains formateurs). J’étais donc avec 2 collègues dans une classe de CP de 24 élèves.
Le lundi matin, observation, le lundi après-midi débrieffing, présentation des projets en cours et préparation des séances pour le lendemain … rentrée maison 19h30
. Les élèves sont extrêment cadrés : ils sont guidés pas à pas dans les transitions (sortir le cahier de liaison, ranger la trousse, coller les papiers …). La PE prend son temps, attend que tout le monde en soit au même point pour passer à l’étape suivante. La journée commence par la visée des cahiers de liaison (tous les matins), puis emploi du temps de la matinée, écriture de la date au tableau, stabilotage de la date du jours sur un calendrier personnel, puis écriture de la date en raccourci sur l’emploi du temps. Ensuite les activités commencent avec le matin essentiellement math et francais avec de l’étude du code tous les jours : un son par semaine environ sans qu’il y ait de règles précises (ça dépend des sons et de la classe). On est arrivé sur la fin du son [f] et en fin de semaine on a vu le début de l’étude du son [s]. L’entrée est toujours phonologique. Avec en général une partie à l’oral de discrimination de son, une séance de constitution de corpus de mots contenant le son, ensuite, l’émergence des différentes graphies du son (plus ou moins exhaustive), puis de la combinatoire, c’est à dire combinaison de phonème et/ou de syllabe, de l’entrainement et la constitution de la fiche référence. On s’est rendu compte à quel point la phonie/graphie est au centre de l’apprentissage et combien, ce n’est pas si évident pour les élèves d’entendre certains sons, ni au PE de gérer certaines graphies comme celles qui transcrivent le son [s] par exemple … s, ss, ç … mais aussi ti (de tion), ou encore sc de piscine, le x de dix mais pas dix-huit … Un véritable casse-tête !
On a assisté à un petit morceau d’écriture et à une seance de math sortie d’Ermel … (La bible de référence, hyper dur à mettre en place en classe !).
L’après-midi, la PE nous a montré comment elle travaillait les sons, mais aussi comment elle abordait la grammaire avec ses CP et la production d’écrit. Puis on est passé à la préparation des séances du lendemain, le mardi. Notre PE ne faisait pas grêve, et aucune de nous non plus. Le matin, il y avait une visite à la bibliothèque du quartier mais l’après-midi, c’est moi qui ait débuté les festivités. Au programme: combinatoire avec le son [f]. Mes collègues ont poursuivi avec les math puis l’EPS.
Le lendemain, j’ai refait un peu de phonie/graphie, et les collègues ont poursuivi … nouveau son et math. Le jeudi, dernier jour, j’ai géré les math. Alors, les math, c’était donc une séquence pour l’introduction du signe – dans une situation ordinale (c’est à dire piste de jeu : le pion recule de 2 cases, donc je fais -2). Extrêment difficile à gérer : travail sur ardoise, avec traitement des erreurs à l’oral, mise en commun … pfiou !
L’après-midi, la PE a repris sa classe en main pour nous montrer une séance de lecture en 2 groupes, puis une séance de production d’écrits à partir d’un album à structure répétitive.
Extrêment enrichissant mais trop court … Bon en même temps, pas fâchée d’avoir terminée car les journées de 12 heures … euh, dans mon état, c’était pas facile !