Musée de la mine : les photos
11 04 2009Catégories : histoire, histoire 2008-2009
Devoir de 4°A : quelle énergie, que de boulot pour avoir des exercices différents par groupe ! Paranoïa ou triste constat? Dès qu’un élève peut regarder sur la copie du voisin, il le fait. C’est une question d’âge, mais aussi de type d’exercice proposé : plus il y a de tableau à compléter, de mots à inscrire, de cartes à compléter par des couleurs, plus il est tentant de s’inspirer de la copie du voisin. Alors il ne faudrait que des questions de synthèse, des dissertations. D’ailleurs c’est bien plus rapide à corriger. Alors pourquoi je me prends la tête? controle-rf-tableau
Télécharger directement le plan de la 3ème partie
Voilà la synthèse de vos « jeux » et de vos réflexions sur les principes de localisation des villes.
Vous pouvez télécharger le diaporama au format PPT, vous perdez du temps car il est lourd mais vous gagnez de l’interactivité ! (les effets apparaissent ) . Vous gagnez aussi de la souplesse dans l’abstraction, n’ayons pas peur des mots ! jeu des villes
Vous pouvez aussi visionner le diaporama « fixe » en cliquant sur « View » ci-dessous. Pour agrandir les diapositives, vous pouvez cliquer sur « full » en bas à droite de la diapositive, puis vous faites défiler les diapositives en cliquant sur les flèches.
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Pour retrouver le jeu des villes sur internet, c’est à cette adresse-là : http://www.ac-grenoble.fr/histoire/didactique/general/jeux/villes/index.htm
Je m’y mets ! J’ai été très occupée par ce commentaire d’élève sur les « vrais » documents d’histoire (voir rubrique histoire) et je n’ai pas eu le temps de vous lister les sites interactifs (!) pour apprendre, ou tester vos connaissances, sur la France, et l’Europe, d’ailleurs.
Maintenant allons-y :
* http://hist-geo.ac-rouen.fr/site/article.php3?id_article=5070 : pas très facile d’utilisation au début : vous allez tout en bas de la page (inutile de lire tout le texte !) et vous cliquez sur « accéder à l’animation « , puis vous sélectionnez une classe (évitez le tour du monde, ce sont tous les repères mélangés depuis la 6ème, vous l’utiliserez en troisième pour réviser le brevet) ou un thème, vous faites bien « envoyez » en bas à droite, et c’est parti ! Attention, le test est chronométré !
* http://www.ac-grenoble.fr/histoire/tice/college/repere-spaciaux/index.htm : simple et très facile d’utilisation ! vous sélectionnez en haut à droite le niveau 4ème, et ça marche tout seul.
* http://www.discip.crdp.ac-caen.fr/histgeo/brevetgeo/menusp1.htm : celui-là est très étrange ! Il est très sympa, à condition d’avoir compris comment le démarrer. Et moi j’ai compris, et j’en suis fière ! Quand l’exercice commence, il faut cliquez une fois sur la carte au hasard, pour que s’inscrive dans le bandeau en haut le premier lieu à localiser. Puis tout s’enchaine en cliquant au bon endroit sur la carte. Ceci-dit, il y a un inconvénient pour cet exercice : les départements sont toujours proposés dans l’ordre alphabétique, et non pas dans un ordre aléatoire.
* http://hist-geo.ac-rouen.fr/site/IMG/swf/frreg.swf : simple, facile, direct, mon préféré ! vous choisissez « entrainement » ou « test ».
* http://www.histoireguibo.net/geoexo.html : site assez moyen. Personnellement je n’aime pas le ton de l’auteur du site (« les élèves ne sont pas très bons, je suis là pour les rassurer, chers petits »), et les exercices sont sous forme de questions à choix multiples (donc en répondant au hasard, on a une chance sur 4 de trouver la bonne réponse !), mais ça peut vous plaire, à vous ! Pour accéder aux exercices sur la France, vous descendez sur la page, et choisissez ce qui vous intéresse sur la France.
NB : Vous remarquerez que je ne vous ai indiqué que des sites « publics » : soit des sites académiques, soit des sites de prof dont on peut identifier le nom du collège. Il existe plein d’autres sites payants, ou encombrés de pub, qui proposent aussi des exercices. Mais ce n’est pas ma philosophie.
Bon travail.
Voici le commentaire et les questions d’une élève de cinquième à propos de l’exercice sur la guerre de Cent Ans. Les questions sont si pertinentes que je dois donner des réponses approfondies qui peuvent intéresser tous les apprentis historiens :
« Madame j’ai encore une question !!
sur la deuxième page, avec la carte, il faut colorier la partie du royaume dominée par les anglais et la partie du royaume sous l’autorité de Charles IV
mais, avec le document en couleur on voit très bien que Paris se situe dans la zone anglaise mais ce n’est pas possible la capitale française n’a jamais été prise (en tout cas par les anglais).
je voulais savoir si la carte du blog était « vrai » ? et si nous devions nous aider de cette carte ou faire l’exercice avec d’autres sources ? merci d’avance… »
Reprenons point par point !
Question d’histoire : Paris a-t elle été prise par les Anglais? Effectivement elle n’a pas été prise militairement, après un long siège, comme Calais par exemple. Mais elle est dans une « zone contrôlée par les Anglais ». Il y a une excellente carte sur le site de Wikipédia, qu’il faut prendre le temps de laisser s’animer, et on voit bien que les zones de contrôle s’étendent, se font et se défont. Voici le lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Hundred_years_war.gif
Maintenant il y a une autre excellente question que pose cette jeune fille : une carte est-elle plus « vraie » qu’une autre? Une carte mise directement en ligne par LE professeur est-elle plus fiable qu’une autre? Nous sommes là au cœur de ce qu’est l’histoire, et l’enseignement de l’histoire. Qu’est-ce que l’histoire? C’est une reconstitution et même une reconstruction du passé : nous n’avons pas été des témoins et encore moins des acteurs de la guerre de Cent Ans, donc une carte (par exemple) est construite par des historiens à partir des témoignages écrits de l’époque (il faut plusieurs témoignages pour confronter les sources, les comparer les unes aux autres pour les critiquer), éventuellement des fouilles archéologiques. Elle peut s’approcher le plus possible de la vérité, elle doit être la plus objective (une carte ne doit pas avantager les Anglais ou les Français en les présentant comme étant les plus forts par exemple!) mais elle ne sera jamais LA réalité, ni LA vérité. Ceci est d’autant plus vrai pour les périodes anciennes que nos seules sources sont des sources écrites, or bien peu de gens savent écrire, donc nous ne possédons de témoignages que de gens d’une certaine catégorie sociale. Pour la période plus récente, les sources sont plus variées, mais chacun peut donner sa version d’un événement. L’historien doit donc sans cesse confronter, comparer, critiquer ses sources, avec impartialité ! Donc les guillemets encadrant le « vrai » sont vraiment extraordinaires de la part de cette jeune fille de 13 ans
Maintenant la question de savoir si la carte du prof est meilleure qu’une autre. Là, la réponse est simple et catégorique : la carte proposée par le prof n’est pas meilleure qu’une autre. Parce que moi je ne suis pas chercheuse en histoire, je suis enseignante ! Si j’avais passé 15 ou 20 ans de ma vie à étudier cette période (ou une autre), à fouiller dans les archives, à lire tous les textes, faire des fouilles archéologiques, je pourrais affirmer : la carte que vous avez sous les yeux est la meilleure, la plus proche de la réalité. Mais ce n’est pas le cas. C’est un choix. Moi depuis 20 ans, je lis ce qu’ont publié des chercheurs, et je sélectionne, et surtout je simplifie pour que des élèves puissent comprendre et surtout adopter un raisonnement et une démarche d’historien. Alors je pioche chez les uns , chez les autres, dans tel livre, et même dans des cahiers d’exercice déjà tout préparés ! Entre simplification, caricature, et erreur : la marge est étroite. Je vous avais parlé de la pyramide féodale, qui est enseignée à tous les élèves depuis 50 ans. Et bien maintenant, à la relecture des sources, les chercheurs pensent qu’il faudrait décrire la société féodale comme une toile d’araignée, plutôt que comme une pyramide.
Ainsi avance l’histoire, et l’enseignement de l’histoire ! Vous êtes déçus que votre professeur ne détienne pas LA vérité? Qu’il ne vous enseigne pas LA vérité? Dépassez cette déception, et admettez intellectuellement que LA vérité n’existe pas en histoire.
Vous m’avez posé beaucoup de questions auxquelles je n’ai pas toujours su répondre pendant ces heures d’éducation civique consacrées à la justice. L’une d’entre elles m’a tracassée, car je ne trouvais pas de réponse logique : le génocide cambodgien perpétré par les Khmers est-il un …génocide? Je savais que trois génocides sont reconnus par l’ONU : celui mené par les Nazis contre les Juifs, celui des Arméniens commis par les Turcs, et celui des Tutsis au Rwanda. Alors les atrocités commises par les Kmehrs, que l’on appelle souvent un génocide sont-elles officiellement reconnues commet tel?
J’ai donc fait quelques recherches. C’est sur Wikipédia que j’ai trouvé la réponse la plus rapide et …. qui me parait fiable. Je vous la donne : « Entre 1975 et 1979 Pol Pot et les Khmers rouges ordonnent le massacre de leur propre peuple dans un but avoué « d’uniformisation » ethnique, religieux et idéologique. 1,7 million de Cambodgiens sont tués. Bien que ces massacres aient tous les aspects d’un génocide, l’ONU ne l’a pas officiellement reconnu comme tel. Des chambres extraordinaires actuellement en exercice, qui sont dirigées par la justice cambodgienne et auxquelles participent des experts internationaux, pourront établir le caractère génocidaire de ces massacres ».
D’autre part, en lisant l’article complet « génocide » de wikipédia , je suis tombée sur une question qui nous a beaucoup occupés : le principe de la non-rétroactivité des lois. Or s’il y a bien une loi qui est rétro active, c’est celle qui condamne les génocides, puisqu’elle a été adoptée en 1948, pour punir des actes qui ont eu lieu en 1915 et 1942-44. Voilà ce qu’en dit Wikipédia :
« (…) un problème de principe est soulevé en matière juridique : en principe, nulle loi ne doit avoir de portée rétroactive (car ce serait un précédent ouvrant la porte à des arbitraires futurs) : on ne saurait classifier un crime dans une catégorie qui au moment où il a été perpétré n’existait pas. Cela n’implique pas que ces crimes doivent rester impunis, mais c’est en principe dans le cadre existant à leur époque (donc homicide) qu’il conviendrait de juger ceux antérieurs à la création du terme. Afin de contourner ce problème théorique, le Tribunal de Nuremberg a considéré que l’interdiction du crime de génocide revêtait un caractère coutumier, et qu’elle était donc préexistante à la définition juridique du crime de génocide.
Voilà quelques mises au point.
Vous voyez que les questions que vous posez ne tombent pas dans l’oubli, et me font progresser moi aussi.
Dans un article du Monde.fr daté du 24 avril, un excellent article sur la guerre de l’eau en Espagne. L’actualité à chaud ! Mais je n’ai approfondi cette question qu’avec les 4ème D, les 4ème C travaillant eux davantage sur l’Italie.
Ainsi vont les choix pédagogiques !
Rendez-vous donc sur le site du Monde.fr et lisez cet article :
LE MONDE | • Mis à jour le 24.04.08 | 15h47 dans le journal papier du 25 avril.
Voilà ce que j’ai trouvé de plus clair pour comprendre le découpage des compétences des juridictions.
Si un parent, qui travaille dans ce domaine, a mieux, plus précis, plus juste,ou plus joli, je suis preneuse !