Méthodes d’enseignement


Chaque leçon est dispensée sous la forme d’un cours interactif vidéoprojeté.

Principes généraux du cours vidéoprojeté

Interactivité : tel est le mot qui résume ce que je souhaite mettre en place dans mes cours.

 

Je dispose pour cela d’un matériel performant dans la salle de classe : un ordinateur portable et ses enceintes, un vidéoprojecteur fixé au plafond, un tableau blanc interactif (TBI) et une connexion internet haut débit.

 

Matériel mis à ma disposition dans ma salle de classe

 

Le vidéoprojecteur projète sur le TBI l’écran de l’ordinateur : les élèves voient donc tout ce que je fais sur celui-ci.

Un cours se déroule de la manière suivante.

1) Je vidéoprojète un document attractif pour accrocher les élèves, susciter leur intérêt, et poser une problématique afin d’introduire le cours. C’est souvent une image ou un diaporama, et de plus en plus une séquence vidéo de quelques minutes.

Ainsi, pour introduire la leçon sur les Hébreux (niveau sixième, histoire), je montre une diapositive PowerPoint présentant un extrait vidéo puis je lance cette séquence.

 

Diapositive annonçant une séquence vidéo

6H3-Arte-6.03.2007-Histoire du peuple juif-Ecriture de la Bible.mpg

 

2) Je distribue une première feuille d’exercices (réalisée avec mes bons soins, pour coller au plus prêt à ma vision de la leçon). Je vidéoprojète cette feuille d’exercices, que j’appelle un TD, en ouvrant le logiciel Microsoft Word. Un TD est constitué de documents (images, cartes, graphiques, textes…), de questions portant sur les documents, et d’espaces pour noter les réponses.

 

Un TD
6H3-TD 1

 

3) Les élèves travaillent les exercices : l’un d’eux lit une question puis le document sur lequel elle porte ; de mon côté, je clique sur le document concerné afin de l’ouvrir en plein écran, grâce au logiciel Microsoft PowerPoint. Les élèves voient ainsi le document en couleurs et sur toute la surface du TBI. S’engage un dialogue qui permet de faire émerger une réponse juste, complète et bien formulée. Les réponses aux questions sont écrites dans les espaces prévus à cet effet sur le TD.

 

 

 

6H3-TD1-Doc.1.ppt
6H3-TD1-Doc.1.ppt

 

 

 

4) Enfin, les élèves prennent en note la trace écrite. Je leur distribue une fiche de résumé, qu’ils vont compléter à la fin de chaque exercice. Egalement vidéoprojetée, elle est complétée de manière interactive : je pose des questions simples sur ce qui vient d’être vu en exercice, les élèves me dictent les réponses, que je saisis sur l’ordinateur et les élèves recopient cette trace écrite.

 

6H3-Résumé
6H3-Début du résumé

La plupart du temps, j’ai anticipé les réponses des élèves et prévu des liens hypertextes qui ouvrent des documents supplémentaires. Ainsi, un texte sera relié à une image, une carte, un diaporama, une séquence vidéo, permettant de visualiser ce qui a été dit et de l’approfondir.

 

6H3-T
6H3-TD1-Doc.3.ppt : texte évoquant l’esclavage des Hébreux

 

6H3-Les Hébreux réduits en esclavage
6H3-Les Hébreux réduits en esclavage : image évoquant le texte

 

Certaines questions des exercices portent sur des documents ne figurant pas sur le TD pour des raisons techniques : diaporamas, séquences vidéos, sons…

 

Les usages du Tableau Blanc Interactif

 

Le TBI fournit à l’enseignant des outils bien utiles.

L’outil Projecteur permet d’attirer l’attention des élèves sur un élément d’un document.

 

 

Outil projecteur
L’outil Projecteur du TBI

 

L’outil Stylet permet d’écrire ou de surligner, de tracer des traits, des formes (rectangles, cercles…) et d’en modifier la couleur.

 

 

Lors des exercices des TD, les questions posées appellent plusieurs types de réponses :

- réponses orales,

- réponses rédigées par écrit,

- travail écrit sur des documents.

 

Dans les deux derniers cas, un élève est appelé à venir travailler sur le TBI :

 

- pour rédiger une phrase,

 

Phrase écrite par un élève
Phrase écrite par un élève sur le TBI avec l’outil Stylet

 

 

- pour annoter un document (surligner des mots dans un texte ou annoter une image par exemple),

 

 

Outil stylet
Un élève a écrit et surligné Tables de la loi avec l’outil Stylet

 

- pour compléter une carte,

 

 

Compléter une carte
Un élève a complété une carte

 

Ici, l’outil Triangle a permis de dessiner un triangle afin de symboliser le mont Sinaï. L’outil Stylet a permis de tracer une flèche rose de l’Egypte au Pays de Canaan, d’écrire « Mont Sinaï » sur la carte et de compléter la légende. L’outil Rectangle avait permis de tracer les carrés de légende et de les colorier.

- pour compléter un plan,

 

 

Compléter un plan
Un élève complète un plan

Sous PowerPoint, avec la quadruple flèche, l’élève peut déplacer des zones de texte pour les placer au bon endroit. Cela permet de travailler rapidement.

- pour compléter une flèche chronologique,

 

 

Compléter une flèche chronologique
Un élève complète une flèche chronologique

 

Sous PowerPoint, l’élève peut modifier la couleur d’une forme : ici le bout de la flèche sera rempli de rose. Puis, il peut créer un carré de légende avec l’outil Rectangle du logiciel PowerPoint et le remplir le rose. Enfin, il peut écrire Dispersés (Diaspora) avec l’outil Stylet de l’interface du TBI.

- pour faire une recherche sur internet,

 

 

 

Faire une recherche sur internet
Un élève fait une recherche sur internet

 

Si un élève pose une question pertinente sur le sujet étudié, il peut être envoyé au TBI afin de chercher la réponse sur internet. Exemple : « A quelle altitude culmine le Mont Sinaï ? » Il lance un navigateur, ici Mozilla, et il utilise l’outil Clavier visuel, qui permet de taper du texte comme sur un clavier d’ordinateur.

 Pour les internautes qui ont suivi les échanges que j’ai eus avec M.Galiana (voir les commentaires à cet article), voilà sa réponse :

Réponse de M.Galiana

 

 

 

 

 

9 commentaires pour “Méthodes d’enseignement”

  1. tice dit :

    itachi Software lance un tableau interactif original : le FX-Duo laisse tous les autres modèles du marché loin derrière car il intègre tous leurs avantages et bien plus encore.

    Le tableau interactif FX-DUO de Hitachi impressionne car on peut écrire dessus soit avec son doigt, soit avec un stylo électronique (alors qu’auparavant les utilisateurs n’avaient qu’un seul choix)… et même avec une baguette ! De plus, sa surface est solide et très résistante, contrairement à celle d’autres modèles composée d’une toile souple facilement endommageable.

    Les utilisateurs seront agréablement surpris par la possibilité de travailler simultanément à deux sur le tableau. Les activités d’une salle de classe, les sessions de brainstorming, les jeux collectifs, mais aussi les conférences s’en trouvent très enrichies.

    Avec le FX-Duo, par de simples mouvements de mains, ils peuvent faire tourner, zoomer et redimensionner des objets graphiques (texte, dessin, photo, diagrammes…).

    Le FX-Duo combine toutes les fonctionnalités existantes des tableaux interactifs actuels, regroupées dans un même matériel.

    La technologie unique du FX-Duo permet de travailler dans n’importe quelles conditions grâce à sa surface pouvant supporter les aléas de l’usage collectif (coup de cutter, marqueur indélébile…).

    Connectez-vous maintenant sur le site Web timmbow-interactif.com pour plus de détails. Le FX-DUO est vendu tout compris au tarif de 1950 € HT. Des réductions sont prévues pour l’éducation nationale et les utilisateurs handicapés.

  2. Galiana dit :

    Bonjour,
    Cours techniquement correct mais historiquement archi-faux. J’en sais quelque chose, je faisais le même avant de constater que rien n’était juste. De la carte du déplacement des Hébreux, au Temple de Salomon, en passant par l’utilisation du présent de l’indicatif quand des événements divins surviennent, tout y est et tout est faux; désolé de vous le dire.
    Allez jeter un coup d’oeil au site d’histoire de l’académie d’Aix-Marseille, rubrique “enseigner le fait religieux”, vous y trouverez des commentaires éclairants.
    Bonne continuation,
    M.Galiana, prof d’hist-gé en collège.

  3. Marie Desmares dit :

    Bonjour cher collègue,
    Je vous remercie de formuler des critiques constructives sur mon cours.
    Cependant c’est la première fois que je reçois un commentaire aussi dur.
    Je suis allée sur le site que vous m’avez conseillé, mais je n’ai pas compris en quoi mon cours était “archi-faux”.
    Pouvez-vous m’indiquer précisément en quoi la carte du déplacement des Hébreux et le plan du Temple de Salomon sont faux, en citant vos sources ?
    Quant au présent de l’indicatif, je l’utilise après avoir annoncé : “Les Hébreux racontent que…” ou en citant la Bible. J’attache évidemment une grande importance à la liberté de conscience des élèves (…).
    De mon côté, je fonde mon cours essentiellement sur la Bible conformément à la première partie des instructions officielles (”On étudie les Hébreux à partir de la Bible, document historique majeur et livre fondateur de la première religion de l’Antiquité”) et essaie de contrebalancer cette vision par les apports archéologiques, comme l’indique la deuxième partie des instructions officielles (”et des sources archéologiques.”), par oral.
    Trois heures pour étudier cette leçon, c’est court et il faut faire des choix. Je préfère insister sur des compétences : tirer des informations de documents, compléter une carte, une flèche chronologique; maîtriser les logiciels de traitement de texte, de présentation et du TBI.
    Dans l’attente de votre réponse,
    Cordialement.

    Pour les internautes qui souhaitent se forger leur propre avis, voilà le site dont M. Galiana parle : http://histgeo.ac-aix-marseille.fr/a/nlo/d001.htm

  4. Marie Desmares dit :

    Avec l’autorisation de M. Galiana, je publie ci-dessous sa réponse :

    “Bonjour,
    Je suis désolé de vous paraître dur mais pour moi, il n’était pas question de sentiment. Je ne vous connais pas, je n’ai pas à être dur ou pas avec vous. Je suis prof d’hist-géo et j’écris à un prof d’hist-géo sur un cours particulier, je ne remets pas en cause vos compétences générales. J’avais de plus précisé que le cours sur les Hébreux basé exclusivement sur la Bible, je l’ai fait aussi et puis un jour, je me suis dit que cela n’allait pas et qu’il fallait que je m’y penche très sérieusement.
    Je vous recommande la lecture du livre de deux historiens: Isrel Finkelstein et Neil Asher Silberman, “La Bible dévoilée”, Folio histoire, N°127, 2002. Texte passionnant, limpide, éclairant, qui peut être contesté mais qui a eu le mérite de remettre en cause profondément ma problématique. Au lieu de se demander quelle histoire des Hébreux raconte la Bible, il semblait plus intéressant de se demander pourquoi la Bible raconte cette histoire. Voilà ce qui m’a guidé.
    Je me permets en fichier joint de développer mes commentaires sur ce que vous proposez (pardonnez-moi, je suis un peu parfois ironique) et de vous exposer ma version (qui n’est que ma version).
    Je vous souhaite une bonne continuation et me tiens à votre disposition pour toute info complémentaire.
    Cordialement,
    M.Galiana”

    Le fichier joint est téléchargeable à la fin de l’article.

  5. M.Galiana dit :

    Bonsoir,

    Je voulais saluer votre décision de publier mes articles et réponse à votre cours sur les Hébreux. Cela démontre une grande honnêteté intellectuelle ce qui n’est pas une mince qualité.
    Je vous souhaite une très bonne continuation, vous avez l’air d’aimer votre métier et vos élèves, cela n’est pas non plus une mince qualité.
    Cordialement,

    M.Galiana

  6. achardgilles dit :

    Bravo pour votre travail. Je suis moi-même professeur d’histoire & géographie en Auvergne. Votre travail est remarquable et je vais même l’expérimenter avec une classe de troisième sur les relations internationales depuis 1945.
    Malheureusement je n’ai pas de tableau interactif, mais je vais improviser.

  7. Matthieu dit :

    Bonjour…
    sur les conseils d’un collègue, je viens de parcourir rapidement votre blog. Prof d’histoire-géo débutant (T1), je découvre cette année les programmes de 5e et 3e. Ne souhaitant pas tomber dans la facilité, je tâche, laborieusement, de réaliser d’abord seul la construction de mes cours… Manquant encore de recul et certainement d’expérience, je dois dire, et ce sans faire de commentaires aussi approfondis, pointilleux et réferencés que ceux Mme Galiana, que votre travail m’impressionne. Où trouvez vous le temps de réaliser tout ce travail qui, bon ou mauvais, nécessite un gros investissement et surtout au bout de combien d’années de pratique vous êtes vous lancée… ?
    Je venais à votre blog dans l’idée de m’en inspirer… je vais d’abord retourner à mes deux ou trois manuels… certainement à bientôt et merci pour cette mise à disposition
    P.S. Quel est le manuel sur lequel travaillent vos élèves ? Auriez vous quelques références internet de ressources en lignes simples et faciliment adaptables pour la construction de cours ?

  8. Marie Desmares dit :

    Bonjour,
    L’élaboration de mes cours me prend en effet beaucoup de temps. Environ 10 heures de préparation pour une heure de cours pour les anciens programmes, c’est-à-dire avec tous les manuels sous la main… Je me suis lancée dans la conception de cours vidéoprojetés en 2003 il me semble, mais cela s’est fait en fait progressivement : j’ai d’abord conçu mes TD sur ordinateur (sous Word) pour les imprimer sur transparent pour rétroprojecteur. Je n’ai aucun mérite puisque je me suis très fortement inspirée du travail du professeur que je remplaçais à l’époque, en poussant à fond sa démarche, afin de disposer de tous mes cours sur transparent et ainsi être opérationnelle dès la première heure de mes remplacements. Je ne remercierai jamais assez ce professeur, qui m’a lancée dans ma première année d’enseignement (en 1996).
    Lorsque j’ai pu disposer d’un vidéoprojecteur, j’aurai pu me contenter de vidéoprojeter ces TD sous Word, mais il m’a semblé intéressant de créer des présentations PowerPoint pour chaque document afin de le vidéoprojeter en plein écran. Enfin, j’ai dû créer des milliers de liens entre les TD et les présentations PowerPoint.
    Ensuite j’ai enrichi petit à petit ces présentations, ajouté des fichiers mulitmédia, puis propres au TBI.
    Je travaille désormais sur les nouveaux programmes (en sixième), et cela me prend encore davantage de temps, car les manuels n’ont pas encore paru. Je trouve l’essentiel de la documentation sur internet et dans les anciens manuels, mais je suis bloquée pour certaines leçons.
    Pour la question du temps, j’ai pu profiter de mes longues périodes sans remplacement pour préparer mes cours. Depuis que je suis sur poste fixe, mon emploi du temps, aménagé en raison d’un handicap, m’aide grandement.
    Concernant le manuel, je n’en utilise pas. Je ne me sers que de mes cours.
    Enfin, je n’ai malheureusement pas de ressources en ligne à vous conseiller. Mais l’ami Google fait des miracles dans ce domaine !
    Cordialement.

  9. Matthieu dit :

    Merci pour votre réactivité… Je discutais de votre travail avec un ami jeune enseignant également hier soir, lui exprimant mes doutes sur la qualité de mes cours après avoir découvert les votres… Finalement l’expérience y est certainement pour une part, sans nier vos évidentes compétences… Votre travail, bien qu’impressionnant, est encourageant pour un débutant et prouve que le CAPES n’est qu’un sésame…
    cordialement, Matthieu

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