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	<title>Commentaires sur : Blague 10   L&#8217;économie: une science inexacte?</title>
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	<description>Un blog qui s\&#039;adresse à à tous ceux qui veulent mieux comprendre les questions économiques, mais de manière ludique, en s’appuyant sur l’humour.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 21:37:23 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Mél</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/maule64/2009/10/25/blague-10-leconomie-une-science-inexacte/#comment-162</link>
		<dc:creator>Mél</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 21:59:54 +0000</pubDate>
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		<description>Bonsoir,

Je voulais réagir au commentaire précédent qui me semble excessif sur de nombreux points. Effectivement la main invisible de Smith est enseigné comme point central de la théorie des classiques, du &quot;père de l&#039;économie politique&quot; au lycée. De ce fait, c&#039;est sans doute par facilité pédagogique, et c&#039;est exactement les souvenirs que j&#039;ai de mes cours d&#039;économie en lycée (en STT, ex-G et aujourd&#039;hui STG !). Toutefois à l&#039;université, dans un enseignement qui s&#039;intitule Histoire de l&#039;analyse économique, on étudie plus en profondeur Smith et son ouvrage la RDN, et l&#039;on insiste non pas sur la main invisible (partie effectivement infime) mais sur son principe pourrait-on dire de gravitation. Par ailleurs, il est assez réducteur de dire que ce sont les anti-libéraux qui font de la main invisible le point central de l&#039;ouvrage. Il ne faut pas exagérer, même les &quot;keynésiens, néo-keynésiens ou post-keynésiens&quot; reconnaissent l&#039;importance de l&#039;oeuvre de Smith. Rappelons peut-être que Smith déjà en 1776, parlait de &quot;demande effective&quot;, comble de l&#039;ironie non ?!

Savoir que la RDN est vente libre me parait extrêmement intéressant pour tous les étudiants ou individus qui souhaitent s&#039;enrichir intellectuellement, surtout s&#039;il s&#039;agit de l&#039;édition avec la préface de Dockès (que je possède !).

Concernant le terme &quot;libéralisme&quot;, je pense que comme beaucoup de mots aujourd&#039;hui, ce dernier est polysémique. Il revêt plusieurs sens. En effet, le libéralisme au sens politique dans la lignée de Locke (et cie) expose l&#039;idée d&#039;une société fondée sur les libertés individuelles et &quot;encadrée&quot; par un &quot;Etat de droit&quot; comme peut être le fédéralisme américain. Par contre, le libéralisme économique au sens de Milton Friedman (chef de file des monétaristes) c&#039;est bien la confiance en une auto-régulation du marché qu&#039;il défend. Rappelons pour preuve qu&#039;un des économistes libérales français en la personne de  Pascal Salin, a récemment déclaré que l&#039;aggravation de la crise actuelle était due à l&#039;intervention des banques centrales... (ce qui pose la question de l&#039;intervention de la banques centrales &quot;pompier-pyromane&quot; et des limites de la politique expansionniste).

La question soulevée par le commentaire précédent correspond donc au choix de notre mode d&#039;organisation entre &quot;l&#039;Etat providence&quot; et &quot;l&#039;Etat régalien&quot;. Question très intéressante et beaucoup complexe qu&#039;on le croit. Poser en doxa l&#039;affirmation que le libéralisme se réalise dans une société avec &quot;des règles bien établies, mais ni excessivement contraignantes, ni arbitraires&quot; c&#039;est oublier deux éléments contradictoires essentiels :

1- l&#039;un des principes sur lequel repose l&#039;économie est la concurrence. Celle-ci peut permettre l&#039;innovation, le progrès technique à la manière d&#039;un Schumpeter et de son fameux entrepreneur. Sauf que la concurrence engendre les situations de  &quot;concurrence monopolistique&quot; ou encore de marchés oligopolistiques. En ce sens, la contrainte est inhérente et arbitraire comme peuvent l&#039;être des barrières d&#039;accès à l&#039;entrée d&#039;un marché...etc. Bref, le paradoxe même de la concurrence suppose des contraintes et des inégalités.

2- A la lecture proposée de Smith, je propose à l&#039;auteur du commentaire précédent de lire la &quot;fable des abeilles&quot; de Mandeville.  Repris par Smith (à son insu) il développe l&#039;idée que &quot;le vice est vertu de l&#039;intérêt public&quot;, en outre que l&#039;opulence, la recherche de son propre intérêt constitue la RDN (une rûche dans la fable), et la découverte de ces vices, de l&#039;égoïsme rend la société (la rûche) saine d&#039;un point de vue moral et éthique mais pauvre... Bref, pour en revenir a ce qui a été dit, &quot;tout individu peut utiliser au maximum son potentiel&quot; il s&#039;agit ici du mythe du &quot;self made man&quot;.  Il faudrait, à cet instant se référer aux sociologues afin de se désenchanter sur l&#039;idée que &quot;tout individu peut réussir&quot;, c&#039;est nier la socialisation antérieure qui est différenciée selon le milieu social de l&#039;individu, c&#039;est nier les structures normatives comme l&#039;école qui induit une forme de &quot;reproduction sociale&quot;, sans être pro-bourdieusienne, comment peut-on ne pas voir cela... 

Enfin, voilà quelques petites réflexions concernant le commentaire précédent. Concernant le billet, je suis assez d&#039;accord, les deux lauréats de cette année sont surprenants, sauf pour Williamson qui n&#039;est que la continuité de Coase.  

Au plaisir de vous lire, 

Mél</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir,</p>
<p>Je voulais réagir au commentaire précédent qui me semble excessif sur de nombreux points. Effectivement la main invisible de Smith est enseigné comme point central de la théorie des classiques, du &laquo;&nbsp;père de l&#8217;économie politique&nbsp;&raquo; au lycée. De ce fait, c&#8217;est sans doute par facilité pédagogique, et c&#8217;est exactement les souvenirs que j&#8217;ai de mes cours d&#8217;économie en lycée (en STT, ex-G et aujourd&#8217;hui STG !). Toutefois à l&#8217;université, dans un enseignement qui s&#8217;intitule Histoire de l&#8217;analyse économique, on étudie plus en profondeur Smith et son ouvrage la RDN, et l&#8217;on insiste non pas sur la main invisible (partie effectivement infime) mais sur son principe pourrait-on dire de gravitation. Par ailleurs, il est assez réducteur de dire que ce sont les anti-libéraux qui font de la main invisible le point central de l&#8217;ouvrage. Il ne faut pas exagérer, même les &laquo;&nbsp;keynésiens, néo-keynésiens ou post-keynésiens&nbsp;&raquo; reconnaissent l&#8217;importance de l&#8217;oeuvre de Smith. Rappelons peut-être que Smith déjà en 1776, parlait de &laquo;&nbsp;demande effective&nbsp;&raquo;, comble de l&#8217;ironie non ?!</p>
<p>Savoir que la RDN est vente libre me parait extrêmement intéressant pour tous les étudiants ou individus qui souhaitent s&#8217;enrichir intellectuellement, surtout s&#8217;il s&#8217;agit de l&#8217;édition avec la préface de Dockès (que je possède !).</p>
<p>Concernant le terme &laquo;&nbsp;libéralisme&nbsp;&raquo;, je pense que comme beaucoup de mots aujourd&#8217;hui, ce dernier est polysémique. Il revêt plusieurs sens. En effet, le libéralisme au sens politique dans la lignée de Locke (et cie) expose l&#8217;idée d&#8217;une société fondée sur les libertés individuelles et &laquo;&nbsp;encadrée&nbsp;&raquo; par un &laquo;&nbsp;Etat de droit&nbsp;&raquo; comme peut être le fédéralisme américain. Par contre, le libéralisme économique au sens de Milton Friedman (chef de file des monétaristes) c&#8217;est bien la confiance en une auto-régulation du marché qu&#8217;il défend. Rappelons pour preuve qu&#8217;un des économistes libérales français en la personne de  Pascal Salin, a récemment déclaré que l&#8217;aggravation de la crise actuelle était due à l&#8217;intervention des banques centrales&#8230; (ce qui pose la question de l&#8217;intervention de la banques centrales &laquo;&nbsp;pompier-pyromane&nbsp;&raquo; et des limites de la politique expansionniste).</p>
<p>La question soulevée par le commentaire précédent correspond donc au choix de notre mode d&#8217;organisation entre &laquo;&nbsp;l&#8217;Etat providence&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;l&#8217;Etat régalien&nbsp;&raquo;. Question très intéressante et beaucoup complexe qu&#8217;on le croit. Poser en doxa l&#8217;affirmation que le libéralisme se réalise dans une société avec &laquo;&nbsp;des règles bien établies, mais ni excessivement contraignantes, ni arbitraires&nbsp;&raquo; c&#8217;est oublier deux éléments contradictoires essentiels :</p>
<p>1- l&#8217;un des principes sur lequel repose l&#8217;économie est la concurrence. Celle-ci peut permettre l&#8217;innovation, le progrès technique à la manière d&#8217;un Schumpeter et de son fameux entrepreneur. Sauf que la concurrence engendre les situations de  &laquo;&nbsp;concurrence monopolistique&nbsp;&raquo; ou encore de marchés oligopolistiques. En ce sens, la contrainte est inhérente et arbitraire comme peuvent l&#8217;être des barrières d&#8217;accès à l&#8217;entrée d&#8217;un marché&#8230;etc. Bref, le paradoxe même de la concurrence suppose des contraintes et des inégalités.</p>
<p>2- A la lecture proposée de Smith, je propose à l&#8217;auteur du commentaire précédent de lire la &laquo;&nbsp;fable des abeilles&nbsp;&raquo; de Mandeville.  Repris par Smith (à son insu) il développe l&#8217;idée que &laquo;&nbsp;le vice est vertu de l&#8217;intérêt public&nbsp;&raquo;, en outre que l&#8217;opulence, la recherche de son propre intérêt constitue la RDN (une rûche dans la fable), et la découverte de ces vices, de l&#8217;égoïsme rend la société (la rûche) saine d&#8217;un point de vue moral et éthique mais pauvre&#8230; Bref, pour en revenir a ce qui a été dit, &laquo;&nbsp;tout individu peut utiliser au maximum son potentiel&nbsp;&raquo; il s&#8217;agit ici du mythe du &laquo;&nbsp;self made man&nbsp;&raquo;.  Il faudrait, à cet instant se référer aux sociologues afin de se désenchanter sur l&#8217;idée que &laquo;&nbsp;tout individu peut réussir&nbsp;&raquo;, c&#8217;est nier la socialisation antérieure qui est différenciée selon le milieu social de l&#8217;individu, c&#8217;est nier les structures normatives comme l&#8217;école qui induit une forme de &laquo;&nbsp;reproduction sociale&nbsp;&raquo;, sans être pro-bourdieusienne, comment peut-on ne pas voir cela&#8230; </p>
<p>Enfin, voilà quelques petites réflexions concernant le commentaire précédent. Concernant le billet, je suis assez d&#8217;accord, les deux lauréats de cette année sont surprenants, sauf pour Williamson qui n&#8217;est que la continuité de Coase.  </p>
<p>Au plaisir de vous lire, </p>
<p>Mél</p>
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		<title>Par : petit fute</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/maule64/2009/10/25/blague-10-leconomie-une-science-inexacte/#comment-82</link>
		<dc:creator>petit fute</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 22:54:32 +0000</pubDate>
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		<description>le libéralisme n&#039;a rien à voir avec une &quot;excessive confiance dans l’autorégulation des marché&quot; lol !!!

Relisez Adam Smith !!! (ou lisez le). Le coup de la &quot;main invisible&quot;, c&#039;est une toute petite partie d&#039;un tout petit chapitre (&quot;des entraves à l&#039;importation&quot;) d&#039;un de ces ouvrages (&quot;Recherche sur la nature et les causes de la RDN&quot;). Les anti-libéraux ont voulu faire croire à tout le monde que c&#039;était le point central de sa théorie, mais c&#039;est faux. Et oui, je sais lire et j&#039;ai lu toute l&#039;oeuvre qui malheureusement pour vous est en vente libre.

Le libéralisme , c&#039;est le fait de croire que tout individu peut utiliser au maximum son potentiel au profit de la société toute entière. Cela n&#039;est possible que dans une société de liberté avec des règles bien établies (l&#039;Etat de droit), mais ni excessivement contraignantes, ni arbitraires.

le libéralisme, c&#039;est le triomphe de l&#039;individu, de l&#039;Homme sur les structures. C&#039;est le triomphe de la liberté créatrice, de l&#039;innovation permanente, de la raison reine, la possibilité de s&#039;en sortir grâce à ses propres forces sans rien devoir à une quelconque aristocratie, nomenklatura ou autre caste.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>le libéralisme n&#8217;a rien à voir avec une &laquo;&nbsp;excessive confiance dans l’autorégulation des marché&nbsp;&raquo; lol !!!</p>
<p>Relisez Adam Smith !!! (ou lisez le). Le coup de la &laquo;&nbsp;main invisible&nbsp;&raquo;, c&#8217;est une toute petite partie d&#8217;un tout petit chapitre (&laquo;&nbsp;des entraves à l&#8217;importation&nbsp;&raquo;) d&#8217;un de ces ouvrages (&laquo;&nbsp;Recherche sur la nature et les causes de la RDN&nbsp;&raquo;). Les anti-libéraux ont voulu faire croire à tout le monde que c&#8217;était le point central de sa théorie, mais c&#8217;est faux. Et oui, je sais lire et j&#8217;ai lu toute l&#8217;oeuvre qui malheureusement pour vous est en vente libre.</p>
<p>Le libéralisme , c&#8217;est le fait de croire que tout individu peut utiliser au maximum son potentiel au profit de la société toute entière. Cela n&#8217;est possible que dans une société de liberté avec des règles bien établies (l&#8217;Etat de droit), mais ni excessivement contraignantes, ni arbitraires.</p>
<p>le libéralisme, c&#8217;est le triomphe de l&#8217;individu, de l&#8217;Homme sur les structures. C&#8217;est le triomphe de la liberté créatrice, de l&#8217;innovation permanente, de la raison reine, la possibilité de s&#8217;en sortir grâce à ses propres forces sans rien devoir à une quelconque aristocratie, nomenklatura ou autre caste.</p>
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