ECONOMIE et HUMOUR
Un blog qui s\'adresse à à tous ceux qui veulent mieux comprendre les questions économiques, mais de manière ludique, en s’appuyant sur l’humour.

Pronostic économique et footballistique

Afficher l'image en taille réelleAvant la coupe du monde (et au début), on a entendu parler des pronostics d’un économiste.

Wladimir Andreff a expliqué notamment à France Inter (voir ici) sa méthode de pronostic. Il tient compte du PIB/ Habitant, de la population des pays, du continent sur lequel jouent les équipes et des résultats précédents. Avec sa méthode, il pronostiquait en demi finale: Le Brésil, l’Allemagne, l’Italie et…la France.

Ne nous gaussons pas trop d’un économiste estimable qui semble-t-il avait obtenu pour les Jeux Olympiques de bons résultats avec son modèle prédictif. Pas trop, mais on peut quand même égratigner un peu ce type d’estimation. C’est vrai que compte tenu de leur population Monaco ou le Luxembourg ont peu de chances de bien figurer en football (et le Vatican en phase finale, ce n’est pas pour bientôt), mais ne se laisse-t-on pas abuser par ce type de modèle?

Faut-il vraiment mettre de l’économie pour penser que le Brésil toujours favori de la compétititon, et l’Allemagne toujours en demi finale (mais peut-être pas cette fois) depuis 7 ou 8 coupes du monde d’affilée peuvent être dans le dernier »carré »?

Enfin, si l’Italie 4 fois championne du monde et la France finaliste la dernière fois sont dans ce pronostic, ce n’était pas lié à leur niveau de jeu actuel , mais au choix des variables retenues dans ce modèle et à la sur estimation ou pondération excessive de certains facteurs (comme les résultats précédents).

Afficher l'image en taille réelleC’est ce type de méthode qui conduisait à estimer que la  croissance économique serait forte en 1974 /1975 et qu’on n’a pas vu arriver la crise des subprimes. La prévision doit être très modeste en économie. Ce n’est pas de l’astronomie. L’économiste, même s’il utilise des modèles économétriques très sophistiqués, n’est pas armé pour faire face à des chocs imprévus. Mais ce qui est plus critiquable, c’est que trop souvent il ne tient pas beaucoup compte des faiblesses systémiques. Par exemple, ces dernières années on a sous-estimé  l’endettement déraisonnable, le pouvoir incontrôlé des banques et autres hedges funds,  ce qui revient à cautionner un système qui peut connaître de sérieux problèmes.

Pour terminer sur une note plus positive, on se montrera plus intéressé par la proposition de W Andreff reprise par B de  Galzain sur France inter:

 

« Wladimir Andreff travaille également sur un autre thème de recherche dans le sport, la création d’une taxe dite « CouberTobin », la contraction de Pierre de Coubertin, le créateur des JO modernes et de James Tobin, le prix Nobel d’Economie qui voulait taxer les transactions monétaires internationales. L’idée de l’économiste est de taxer les transferts de joueurs venus du tiers monde (d’Afrique souvent), une taxe d’ 1%, pour freiner l’exode des muscles vers l’Europe notamment. En instaurant cette taxe, c’est aussi le scandale des transferts de mineurs – c’est illégal – qui pourrait être réglé ! »

Enfin, un dernier mot: la prévision à la mode Domenech n’est guère plus convaincante.

 


Publié le 30 juin 2010 par maule64 dans Eco...nnerie lue ou entendue
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Blague 16 Les pauvres peuvent payer

 

Il faut prendre l’argent là où il est, c’est-à-dire chez les pauvres. Ils n’en ont pas beaucoup, mais il y a beaucoup de pauvres .

Citation approximative d’Alphonse Allais

Quand un pays a des problèmes financiers (déficits et dettes) , il peut difficilement éviter d’augmenter ses recettes.

Deux approches plus complémentaires qu’opposées sont possibles:

D’abord la technique des robins des bois qui a la faveur de la Gauche, de l’extrême-gauche. On prend aux riches pour donner aux pauvres.

Il y a aussi la technique du large rateau. On prend un peu à tout le monde y compris les pauvres ce qui finit par faire beaucoup. Par exemple, en augmentant le taux de TVA d’un point, ce sont plusieurs milliards qui entrent dans les caisses de l’Etat.

 

La 1ère technique est sûtrement la plus juste, mais il faut déjà s’entendre sur qui est riche (pour un essai de définition voir ici), et sauf à prélever énormément, cela risque de ne pas rapporter assez, sachant qu’en plus les plus aisés savent par leurs élus se protéger et menacent de faire fuir leurs capitaux du pays.

On est donc souvent tentés, en particulier en France, par la 2ème technique. C’est encore plus vrai pour un gouvernement de Droite qui inspiré par les thèses libérales ne veut pas trop taxer l’épargne et n’aime pas augmenter l’impôt (progressif) sur le revenu. Il est pourtant considéré comme  l’impôt le plus juste socialement.

Si on opte pour le rateau qui ratisse les petits revenus, il faut quand même demander un effort aux plus aisés, et surtout convaincre l’opinion publique que les efforts demandés sont répartis équitablement. On peut en douter si on en croit les syndicats à propos de la réforme des retraites (voir ici). Et comme le montre cette réforme, si les pauvres n’ont pas assez, on peut aussi leur redonner… moins, c’est ce qui se profile avec cette réforme  de la retraite.

Trouvé dans « Google+images »


Publié le 19 juin 2010 par maule64 dans Blagues commentées
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Charité – impôts = « enfoirée »?

On a appris il y a peu grâce au Canard Enchaîné que Michèle Laroque, compagne du Minsitre du budget F Baroin, allait à nouveau se domicilier fiscalement en France. Autrement dit, qu’elle va payer ses impôts en France au lieu de déclarer une bonne partie de ses revenus à Las Vegas.

On comprend que sa situation n’aurait pas été longtemps tenable, mais rappelons nous aussi que Michèle Laroque est un des piliers du spectacle annuel des enfoirés au profit des restos du coeur.

Elle veut aider les pauvres, leur consacrer du temps, mais la première des aides à leur apporter est de payer ses impôts pour que la collectivité  aide les plus démunis.

 

Un des grands progrès du 20 ème siècle sur le 19ème a été de passer de la charité paroisssiale et du paternalisme, à la mise en place d’une protection sociale ambitieuse et collective.

Auparavant, on aidait le pauvre …bon chrétien. Certains patrons ont financé des projets éducatifs, des logements, un certain accès aux soins  mais aussi pour veiller à la bonne moralité des ouvriers.

Avec la sécurité sociale dont un des fondateurs appartiendrait à la famille de M. Laroque (Pierre Laroque), on a estimé que la dignité humaine appelait qu’on aide les gens tout simplement parce qu’ils appartiennent à notre collectivité, parce qu’il sont des citoyens à part entière.

 

Payer ses impôts, c’est déjà aider les moins bien lotis. Et comme l’Etat ne peut pas tout faire et manque de plus en plus de moyens, il est bien que des initiatives telles que les restos du coeur viennnent en complément de l’aide sociale,  générer de l’aide privée.

Se défiler devant l’impôt, est-ce le comportement d’enfoiré(e) comme le disait Coluche? Il est facile de remplir la sébile du mendiant si par ailleurs, on cherche de manière égoïste (par l’évasion fiscale) à diminuer les moyens de l’Etat pour qu’il combatte la pauvreté  pas simplement de manière cosmétique. Comme dans le dessin, l’argent qu’on fait tinter ne doit pas faire oublier celui qui s’est évaporé.

Les mauvais esprits, nous diraient que finalement participer à des oeuvres caritatives, cela peut coûter un peu de temps, mais peut se révéler être bon pour le porte-monnaie comme l’a montré l’attitude Sarah Ferguson (voir ici), récompensée pour son engagement auprès des enfants démunis et qui quelques jours avant, proposait contre un gros chèque, de faire jouer ses relations.

La charité et le business peuvent facilement cohabiter est-on tenté de dire, mais  nous sommes sûrement  médisants comme S. Guillon (voir sa vidéo)


Publié le 8 juin 2010 par maule64 dans Dessin et Dessein
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Le déficit: la constitution un barrage illusoire

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On sait que les déficits en Europe se sont creusé de manière très spectaculaire. Les chiffres d’Eurostat le démontrent (a): La moyenne pour la zone euro est d’un déficit de 6,3% en 2009, mais pour la Grèce, on se situe à plus de  13,5%    ; l’Espagne est à 11.2%  et la France à  plus de 7,5%     ; La Grande-Bretagne (hors zone euro) avec ses  11,5 % ne doit pas pavoiser.

Comment endiguer cette marée noire, cettte déferlante de mauvais chiffres? Le président français semble privilégier comme barrage la Constitution. Il souhaiterait que figure  dans ce texte fondamental  l’interdiction ou du moins un chiffre à ne pas dépasser en matière de déficit public. Il  prend exemple sur l’Allemagne qui depuis 2009 prévoit un déficit structurel (1) dans sa constitution de 0,35%. Il est rare que l’importation sans imagination d’un modèle soit très efficace.

D’ailleurs, pour que cette disposition passe il faudra réunir un congrès à Versailles (pour faire des économies?) et que sénateurs et députés votent à la majorité qualifiée cette modification de la Constitution.

On peut se demander si cette initiative n’est pas surtout un coup politique qui pourrait avoir du mal à dépasser le stade de l’intention. Ne se prive-ton pas d’un moyen de faire face à une crise exceptionnelle en pouvant augmenter dépenses et déficits?  Et si le texte est assez creux ([1] attention l’Allemagne est moins exigeante avec elle-même qu’on le dit) pour ne pas insulter l’avenir à quoi bon se lancer dans ce projet censé convaincre les français qu’on va gérer désormais rigoureuseùment les finances publiques?

On sait avec un  post précédent qu’il n’y a pas beaucoup de solutions. Quand le pétrole coule à flots, il finit par échouer sur les rivages et il faut se retrousser les manches pour nettoyer les dégâts.

De même, quand les déficits s’accumulent, il faudra passer un mauvais moment pour les éponger. Il faudra limiter les dépenses, mais aussi augmenter les impôts ce que le défenseur acharné du bouclier fiscal (trop rigide pour absorber les dettes) veut retarder le plus longtemps possible.

BP et Sarkozy proclament haut et fort qu’ils font colmater énergiquement, eficacement les brèches, on attend de voir.

 

(1) Attention cela doit s’appliquer progressivement des exceptions ont prévues (catastrophes naturelles, forte récession) et quand on dit déficit structurel cela laisse la place à bien des interprétations. Faut-il inclure les dépenses d’éducation, tous les investissements etc… L’Allemagne s’apprête à être moins vertueuse qu’on le dit, en schématisant.


Publié le 3 juin 2010 par maule64 dans Dessin et Dessein
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