La barrique… de pétrole
On est plus habitué à entendre parler des barrils de pétrole, mais on a appris, il y a quelques jours, qu’un trader qui avait trop bu (cela rappelle une vieille expression: il a pris un coup de pied de… barrique de whisky sûrement ) a acheté de manière déraisonnable des barrils de pétrole (voir ici).
R
ésultat: le prix du barril a augmenté de 2$, la société du trader trop imbibé a subi des pertes substancielles et le trader a perdu….son emploi. Un financier expérimenté, donc qui a de la …bouteille, n’est pas à l’abri de grosses bévues.
Un optimiste dira que cette anomalie de marché a été corrigée rapidement. La société et le trader ont été sanctionnés.
Une lecture plus pessimiste (plus objective?) peut être faite. Cette affaire montre que l’appât du gain a donné beaucoup de pouvoirs à ceux qui interviennent sur les marchés (on le sait au$$i à la Société générale avec J kerviel) et on peut être inquiet, si des attaques concertées sur une monnaie ou sur des matières premières sont lancées à des fins de profits à court terme. Par exemple, quand le cours du pétrole s’est enflammé (aux alentours de 150$), ce n’était pas que pour des raisons économiques objectives (demande chinoise etc…). C’est encore plus choquant quand la spéculation touche des produits alimentaires de première nécessité (on peut lire ici un point de vue d’ATTAC).
La crise des subprimes rappelle aussi qu’une régulation financière internationale est nécessaire, mais est-elle assez énergique après les promesses faites lors des G20, ou comme Ch Chavagneux, sans naïveté, faut-il se réjouir des premiers progrès constatés (voir ici)?
Publié par maule64 le 10 juillet 2010 dans Eco...nnerie lue ou entendue
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