Le Struthof

Le Struthof

Le Struthof est un ancien camp d’extermination et de concentration situé dans le département du Bas-Rhin. Le Struthof est le seul camp d’extermination et de concentration nazi installé durant la seconde guerre mondiale qui se trouve encore de nos jours sur le territoire français. Celui-ci fut aussi le premier camp nazi découvert par les alliés.

Il était constitué de 17 Baraquements en bois, qui étaient entourés de barbelés et de huit miradors.

Entrée du Sthrutof Le Struthof.

Himmler (un des hommes les plus puissants du Troisième Reich, créateur et dirigeant du Struthof) est à l’ origine de la création de ce camp, il voulait le créer près d’une carrière de granit afin d’avoir toutes les pierres nécessaires à la reconstruction de toutes les villes allemandes endommagées par la guerre. Le camp a été ouvert le 21 Avril 1941, celui-ci est sous la responsabilité d’à peu près 80 SS et 70 Kommandos. Il à été construit pour recevoir 2000 prisonniers mais très vite ce nombre initial est dépassé, comme à l’automne 1944 déjà 8000 prisonniers y sont.

Les prisonniers arrivaient en train à la gare de Rothau puis étaient pris en charge par les SS et devaient parcourir 8km à pied pour rejoindre le camp, c’est lors de ce trajet qu’ils recevaient les premiers coups des SS.

Arrivée au camp, les prisonniers recevaient une étoile selon leurs nationalités (juives, polonaises, françaises, hongroise, …). Les plus vieux et les plus jeunes qui n’étaient pas aptes à travailler étaient tués.

Puis les journées défilaient, celles-ci étaient rythmées par le travail interminable et très dur. Il y avait aussi de très nombreux appels qui duraient des heures : les prisonniers restaient debout sans pouvoir manger, boire ni même s’asseoir rien que 5 minutes. Lors de ces interminables appels le moindre prisonnier qui avait le malheur de ne pas répondre parce qu’il n’avait pas entendu son prénom était tué sur le champ devant tout le monde.

Pendant qu’ils travaillaient des SS ne cessaient de les épier et la moindre personne qui était affaiblie, qui ne travaillait pas assez vite à leur goût était fusillé. Il y a eu aussi des prisonniers qui ont été pendus. Cette mort était réservée à ceux qui manquaient de respect à l’un des Ss ou à l’un des Kommandos.  Mais contrairement aux personnes affaiblies ils n’étaient pas tués sur le champ mais lors des appels, de manière à faire comprendre a tout le monde que c’était les Ss qui faisaient la loi et que si les prisonniers se permettaient de faire la même chose voilà ce qu’ils les attendaient.

Après leur journée de travail, ils recevaient trois fois par jour un repas qui était toujours le même : c’est à a dire de la soupe (qui n’était presque que de l’eau) et un petit bout de pain. Ceci était bien trop peu pour leur survie et c’est ainsi qu’au fil des jours ils étaient de plus en plus affamés et donc affaiblis.

Après avoir été tués, les déportés sont amenés au four crématoire afin que leur corps y soient brûlés et ensuite que leurs cendres soient jetées dans la fosse de décantation.

Four crématoire Four crématoire.

Dans le camp, a été installée une salle d’opération d’expérimentation et d’autopsie. Celle-ci est consacrée :

–          aux recherches du professeur Hirt de l’institut Anatomique de Strasbourg et à son adjoint le professeur Wiener afin qu’ils puissent valider leur théories racistes. Ils y pratiquent donc des expériences par piqûres, injections, scarifications et opérations.

–          aux expériences de vaccination (notamment de typhus) du docteur Haagen, épidémiologiste. Celui-ci exerce ces expériences sur les « Häftlinge » (déportés).

–          aux recherches de traitement des gazés du docteur Bickenbach. Celui-ci en contrôle l’évolution et en observe les résultats.

Ces expériences entraînent la mutilation et la mort de nombreux déportés.

salle d'operation

Salle d’opération d’expérimentation et d’autopsie.

Dans l’enceinte du camp, il ya une salle des urnes funéraires, destinées à recueillir les cendres des détenues allemands. Les familles doivent payer entre 60 et 100 Reichmarks pour recevoir l’urne, sans certitude qu’il s’agisse bien des cendres de leur défunt.

Dans cette salle on peut aussi y trouver une urne contenant des cheveux et des poils prélevés sur des déportés, qui étaient envoyés en Allemagne dans une fabrique de feutres.

salles des urnes funéraires

Salle des urnes funéraires.

Parmi tous ces déportés, certains ont subis un régime particulièrement cruel. Ces déportés étaient appelés les NN : «  Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard).

Ce camp a commencé a être évacué vers la fin de la guerre (30 août 1944), puis totalement libéré le 23 novembre 1944 par l’armée française.

Durant son occupation, le Struthof a interné environ 52000 déportés notamment des juifs. Prés de la moitié de ces hommes, femmes et enfants sont morts à cause des conditions de travail et de détention inhumaines, de malnutrition, de pendaisons…

Après que la guerre soit finie, il devient un centre provisoire de détention pour des prisonniers de guerre et des collaborateurs condamnés par la justice française.

Aujourd’hui, le Struthof est un lieu de mémoire et de recueillement afin que ce massacre reste a jamais gravé dans l’histoire et qu’il soit transmis de génération en génération.


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