Juin 9 2010

Photo d’un camp

Publié par moriceaua dans 2nde guerre mondiale, Articles, Jules Moriceau      

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Sur cette photo de 1938, on peut voir mon grand père Jules Moriceau en compagnie de son frère jumeau Ernest. Les deux hommes posent devant leur camp d’entrainement.


Juin 9 2010

Le Struthof

Publié par ouvrardameline dans 2nde guerre mondiale, Struthof, Voyage Strasbourg      

Le Struthof

Le Struthof est un ancien camp d’extermination et de concentration situé dans le département du Bas-Rhin. Le Struthof est le seul camp d’extermination et de concentration nazi installé durant la seconde guerre mondiale qui se trouve encore de nos jours sur le territoire français. Celui-ci fut aussi le premier camp nazi découvert par les alliés.

Il était constitué de 17 Baraquements en bois, qui étaient entourés de barbelés et de huit miradors.

Entrée du Sthrutof Le Struthof.

Himmler (un des hommes les plus puissants du Troisième Reich, créateur et dirigeant du Struthof) est à l’ origine de la création de ce camp, il voulait le créer près d’une carrière de granit afin d’avoir toutes les pierres nécessaires à la reconstruction de toutes les villes allemandes endommagées par la guerre. Le camp a été ouvert le 21 Avril 1941, celui-ci est sous la responsabilité d’à peu près 80 SS et 70 Kommandos. Il à été construit pour recevoir 2000 prisonniers mais très vite ce nombre initial est dépassé, comme à l’automne 1944 déjà 8000 prisonniers y sont.

Les prisonniers arrivaient en train à la gare de Rothau puis étaient pris en charge par les SS et devaient parcourir 8km à pied pour rejoindre le camp, c’est lors de ce trajet qu’ils recevaient les premiers coups des SS.

Arrivée au camp, les prisonniers recevaient une étoile selon leurs nationalités (juives, polonaises, françaises, hongroise, …). Les plus vieux et les plus jeunes qui n’étaient pas aptes à travailler étaient tués.

Puis les journées défilaient, celles-ci étaient rythmées par le travail interminable et très dur. Il y avait aussi de très nombreux appels qui duraient des heures : les prisonniers restaient debout sans pouvoir manger, boire ni même s’asseoir rien que 5 minutes. Lors de ces interminables appels le moindre prisonnier qui avait le malheur de ne pas répondre parce qu’il n’avait pas entendu son prénom était tué sur le champ devant tout le monde.

Pendant qu’ils travaillaient des SS ne cessaient de les épier et la moindre personne qui était affaiblie, qui ne travaillait pas assez vite à leur goût était fusillé. Il y a eu aussi des prisonniers qui ont été pendus. Cette mort était réservée à ceux qui manquaient de respect à l’un des Ss ou à l’un des Kommandos.  Mais contrairement aux personnes affaiblies ils n’étaient pas tués sur le champ mais lors des appels, de manière à faire comprendre a tout le monde que c’était les Ss qui faisaient la loi et que si les prisonniers se permettaient de faire la même chose voilà ce qu’ils les attendaient.

Après leur journée de travail, ils recevaient trois fois par jour un repas qui était toujours le même : c’est à a dire de la soupe (qui n’était presque que de l’eau) et un petit bout de pain. Ceci était bien trop peu pour leur survie et c’est ainsi qu’au fil des jours ils étaient de plus en plus affamés et donc affaiblis.

Après avoir été tués, les déportés sont amenés au four crématoire afin que leur corps y soient brûlés et ensuite que leurs cendres soient jetées dans la fosse de décantation.

Four crématoire Four crématoire.

Dans le camp, a été installée une salle d’opération d’expérimentation et d’autopsie. Celle-ci est consacrée :

–          aux recherches du professeur Hirt de l’institut Anatomique de Strasbourg et à son adjoint le professeur Wiener afin qu’ils puissent valider leur théories racistes. Ils y pratiquent donc des expériences par piqûres, injections, scarifications et opérations.

–          aux expériences de vaccination (notamment de typhus) du docteur Haagen, épidémiologiste. Celui-ci exerce ces expériences sur les « Häftlinge » (déportés).

–          aux recherches de traitement des gazés du docteur Bickenbach. Celui-ci en contrôle l’évolution et en observe les résultats.

Ces expériences entraînent la mutilation et la mort de nombreux déportés.

salle d'operation

Salle d’opération d’expérimentation et d’autopsie.

Dans l’enceinte du camp, il ya une salle des urnes funéraires, destinées à recueillir les cendres des détenues allemands. Les familles doivent payer entre 60 et 100 Reichmarks pour recevoir l’urne, sans certitude qu’il s’agisse bien des cendres de leur défunt.

Dans cette salle on peut aussi y trouver une urne contenant des cheveux et des poils prélevés sur des déportés, qui étaient envoyés en Allemagne dans une fabrique de feutres.

salles des urnes funéraires

Salle des urnes funéraires.

Parmi tous ces déportés, certains ont subis un régime particulièrement cruel. Ces déportés étaient appelés les NN : «  Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard).

Ce camp a commencé a être évacué vers la fin de la guerre (30 août 1944), puis totalement libéré le 23 novembre 1944 par l’armée française.

Durant son occupation, le Struthof a interné environ 52000 déportés notamment des juifs. Prés de la moitié de ces hommes, femmes et enfants sont morts à cause des conditions de travail et de détention inhumaines, de malnutrition, de pendaisons…

Après que la guerre soit finie, il devient un centre provisoire de détention pour des prisonniers de guerre et des collaborateurs condamnés par la justice française.

Aujourd’hui, le Struthof est un lieu de mémoire et de recueillement afin que ce massacre reste a jamais gravé dans l’histoire et qu’il soit transmis de génération en génération.


Juin 9 2010

Visite au camp du Struthof (sentiments et résumé)

Publié par delumea dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Quand nous sommes arrivés, je découvris qu’il faisait très froid (endroit situé sur les hauteurs), et la première réflexion était de me dire que les déportés n’ont pas dû connaître des jours très chaud, alors ce devait à mon avis être très dur dans ces conditions là. Puis, en entrant dans le camp, je me suis rendu compte qu’il était impossible de rentrer ou de sortir de ce camp du fait du nombre de fils barbelés et grillages à pics, on s’est donc vite senti emprisonné, enfermé.

Au commencement de cette visite, nous entrâmes dans ce qui était la baraque d’extermination et d’expérimentation. L’endroit était très glauque et froid. On y découvre ainsi à l’intérieur un four qui servait à bruler les déportés, et également une salle où les expérimentations s’effectuaient.

Table de dissection installée dans la salle des expérimentations médicales

Ainsi, il y séjournait aussi une chambre à gaz, servit pour gazer des milliers de déportés juifs et autres.

Chambre à gaz expérimentale du KL-Natweiler

Après, nous sommes allés dans a baraque qui se situait juste à côté. Celle-ci contenait des pièces fermés qui ne contenaient rien, et servaient d’endroits où des déportés logeaient, des-fois durant plusieurs jours avec une ration de nourriture minime: du pain et de l’eau seulement.

Certains, avaient seulement une planche de bois pour dormir et d’autres rien.

Il y avait également dans ce bâtiment des tout petits endroits fermés où ces hommes ne pouvaient ni se tenir debout, ni s’allongerdu fait de l’étroiteté, et ceux-ci devaient y loger pendant plusieurs jours.

Nous sommes ensuite ressorti pour nous diriger vers une sorte de symbole dans l’herbe qui représentait une pensée à tous les déportés morts dans ce camp de concentration.

Honneur et Patrie

Après ça, nous avons tous monté les grandes marches qui menaient au musée principal du camp, et j’ai remarqué que ces marches étaient affreusement dures et longues à monter, fatiguantes; et pour un homme, un déporté faible, malade et mal nourrit ce devait être encore plus dur, que certains devaient manquer de force pour réussir à les grimper.

Arrivés au musée, nous avons pris des notes et avons découvert énormément de choses sur les camps, notamment sur les personnages, les SS qui ont participé à toutes ces horreurs, le quotidien des déportés, les massacres et tout ce qu’il se passait dans ce camp de concentration et encore beaucoup d’autres choses horribles et impitoyables.


Juin 9 2010

Les ravages de la première et seconde guerre mondiale

Publié par moriceaua dans 1ère guerre mondiale, 2nde guerre mondiale, Articles      

Le village de Fleury

Fleury au cours de la 1ère guerre mondiale, fut intégralement détruit sous les bombardements des troupes allemandes comme huit autres villages (Ornes, Vaux, Douaumont…) à proximité de Verdun. Les allemants ont attaqués le hameau de Fleury car il permettait une avancée stratégique vers Verdun. Aujourd’hui il ne reste plus rien, seule une chapelle à été construite en mémoire de cette commune anéantie par la guerre.  Malgré le fait, qu’il n’y ait plus d’habitants et plus de bâtisses dans ce village, celui-ci possède un maire.

IMGP3019 Fleury avant les bombardements

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Aujourd’hui ce n’est plus qu’une forêt, où les anciennes rues sont signalées par des bornes blanches!!

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Dans ce village détruit, les anciennes rues sont signalées par des bornes blanches. Le long des sentiers on peut voir des blocs de pierre comme celui-ci, ils indiquent la présence d’un ancien édifice. Ce village « fantôme » et ce paysage meurtri, nous font bien prendre conscience de l’horreur et de la violence de cette guerre.

Oradour-sur-Glane

Le 10 Juin 1944 le petit village d’Oradour-sur-Glane, réputé calme et tranquille, est attaqué par une division SS. Comme Fleury, le village d’Oradour fut entièrement détruit, il compte de nombreux dégats matériels(328 constructions) mais ce n’est rien comparé au nombre de victimes, en quelques heures la fureur des hommes a anéantie 642 vies humaines.  Tout se passe très vite, les nazis encerclent le village, ils demandent aux habitants de rejoindre le Champs de Foire, ensuite les hommes et les femmes sont séparés. Les femmes accompagnées de leurs enfants sont conduites a l’église, les nazis les enferment à l’interieur puis libèrent une fumée asphyxiante, quelque temps après ils décident d’y mettre le feu. Les victimes ayant survécues au gaz asphyxiant, sont ainsi brûlées vives! On compte une seule et unique survivante de l’église d’Oradour. Quant aux hommes, ils sont emmenés dans différents endroits du village, où ils sont exécutés sous les coups des mittrailleuses. Encore une fois les nazis mettent feu aux lieux d’éxécutions, ils brûlent les corps. Cinq hommes sont parvenus à s’enfuir du brasier car ils n’ont pas été touchés pendant la fussilade, ils ont été dissimulés par des cadavres. Ces hommes et cette femme ne sont pas morts mais ils auront à jamais l’atroce souvenir de ce 10 Juin 1944.

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Oradour avant l’attaque SS

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De nos jours, il ne reste plus que des ruines et le souvenir!

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L’église, considerée comme un lieu sacré, s’est transformée ce 10 juin 1944 en véritable enfer!

L’exemple de ces villages martyres montrent bien toute l’attrocité des Hommes.


Juin 1 2010

La Seconde Guerre Mondiale et la Ligne Maginot.

Publié par baudouin dans 2nde guerre mondiale, Articles, Ligne Maginot, Voyage Strasbourg      

La Seconde Guerre Mondiale

Au début du XXème Siècle, la Première Guerre Mondiale, cette « Der des Der », qui avait réussi à traumatiser le monde entier par sa violence sans pareil, s’acheva le 11 novembre 1918.

La paix revenue, dans une Europe brisée en profondeur, bousculée par de violentes crises économiques et sociales, un homme, Adolf Hitler, débute une irrésistible ascension qui aboutit en septembre 1939, après de nombreux coups d’éclats, à l’invasion puis au partage de la Pologne par la « Grande Allemagne » et son nouvel allié, l’Union soviétique.

Ainsi débute la Seconde Guerre Mondiale, vingt ans après la « Der des Der », et ce, malgré des traités et des accords qui semblaient avoir résolu la majorité des difficultés et des points de frictions.

La Ligne Maginot, Fort du Hackenberg

A son achèvement en 1935, le fort du Hackenberg était considéré comme indestructible. Cela s’est effectivement vérifié en juin 1940 quand un déluge de feu de 3 000 bombes et obus s’abattit sur le site. Verrouillant énergiquement l’Alsace du nord, le fort du Hackenberg est celui de la Ligne Maginot qui a le plus combattu durant la Seconde Guerre Mondiale. Malgré les tirs de mortiers et le pilonnage de l’aviation allemande, l’ouvrage tiendra bon et permettre aux soldats de tenir jusqu’à l’armistice. L’équipage ne se rendit que le 1er juillet 1940, uniquement sur ordre du haut commandement français.

La visite de galeries, longues de plus de 3 kilomètres à 30 mètres sous terre, permet de mieux comprendre le fonctionnement du fort. Les équipements sont typiques de la Ligne Maginot avec des cuisines, une usine éléctrique, une infirmerie, les casernements… Les blocs de combat, les tourelles et le poste de commandement sont distants de 1 kilomètre des entrées. Au total le fort pouvait accueillir jusqu’à 650 hommes.


Mai 28 2010

Mes ressentis du voyage à Strasbourg

Publié par lanceleurm dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Lorsque nous sommes arrivés, le Jeudi 1er Avril, au petit matin au camp du Struhtof, il faisait déjà très froid : ce qui nous laissait imaginer l’horreur des prisonniers, attendant leur appel, dans la cour vêtus de leur frêle pyjama.

Même sans neige, l’atmosphère du camp demeure glaçiale : les barbelés, les sentiers que les prisonniers n’avaient pas le droit de déborder au péril de leur vie, et la potence. La potence qui semble nous toiser, qui culmine au milieu du camp, dans un  espace vide. On devine l’horreur que les prisonniers en passant devant.

Lorsque nous avons pénétré dans les « salles d’expérience », l’émotion nous étreint et l’on n’ose plus rien dire, jusqu’à ce que nous puissions sortir et échanger nos pensées avec nos amis, en imaginant l’horreur qu’on vécue les détenus et le supplie que des bourreaux infâmes leur ont infligés.

Le musée, quand à lui, est très « vivant ». Nous pouvons y observer des objets de torture, les pyjamas, des photos, des gravures..  Et tout ceci est vraiment émouvant, car c’est un retour dans le passé éprouvant, chargé d’émotions, qui montre à quel point l’homme a pu être horrible et cruel. Les salles d’expériences, la chambre à gaz, le four crématoire, les salles de torture et les prisons.. Comment une telle horreur à-t-elle pu exister durant 3 longues années ?

Ce fut donc une expérience très enrichissante, nous dévoilant à la fois l’horreur qu’on vécue les prisonniers et la cruauté de leurs bourreaux.

Pour que plus jamais une telle chose ne puisse se passer .

 » N’oublions jamais. »


Mai 28 2010

Compte rendu du voyage à Strasbourg

Publié par siegmund dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof      

J’ai décidé de faire ce compte rendu sur la visite du camp du Struthof à Natzweiler -qui fut le premier camp découvert par les Alliés- car c’est le lieu qui m’a le plus touché durant ces trois jours. Ce fut une dure prise de conscience. Avant d’y entrer, on se dit  que ce n’est pas possible , que tout ce que l’on nous a raconté durant les cours, tout ce que l’on a pu voir et entendre à la télé, ou lire dans les journaux et magazines n’a pas pu arriver…

Malheureusement, à l’entrée du camp, le premier choc eu lieu. Nous avons vu des potences destinées aux exécutions. Ce qui nous montre de suite l’horreur du lieu. Petit à petit, nous sommes descendus dans le camp. C’est en entrant dans chacune des « baraques » et en découvrant chacune des actions des nazis que nous avons réalisé l’atrocité de ce qui s’y était passé. Nous avons vu les cellules (ou « chambres ») des détenus ainsi que les minuscules cachots dans lesquels ils étaient parfois enfermés. Ils n’avaient pas d’autres choix que de s’y tenir assis, voire accroupis pendant plusieurs heures voire journées. Ce fut révoltant de voir une telle chose. Nous avons de suite réalisé la difficulté des conditions de vie qui étaient pour ainsi dire exécrable. Nous avons, en quelques sortes « visiter leur quotidien ». Entre autres, nous avons découvert que ce camp de concentration était aussi un camp d’expérimentation humaine qui abritait des médecins qui pratiquaient des expériences scientifiques des plus ignobles sur les prisonniers. Par exemple des vivisections (expériences douloureuses sans anesthésie), tel que des essais sur le gaz moutarde liquide qui a provoqué des brûlures très douloureuses et des morts. Il faut aussi créer un vaccin contre le typhus qui était expérimenté sur des tziganes provenant d’Auschwitz, ce qui eu pour conséquence de provoquer une épidémie de typhus dans le camp, en 1944. Par ailleurs, il y eut aussi des greffes de tissus cancéreux et des injections de peste ou de lèpre pour essayer des vaccins et des opérations de stérilisation volontaire ou forcée. Egalement, on nous a révélé que ce camp servait aussi de camp d’extermination. C’est pourquoi il contenait un four crématoire. Notre professeur d’histoire nous a expliqué que ce four servait aussi à faire chauffer l’eau : plus leurs bourreaux brûlaient de corps, plus eux -les prisonniers- avaient d’eau chaude.

Nous avons terminé la visite en allant dans un petit musée regorgeant d’informations. Nous avons donc pu approfondir ce que nous avions vu et entendu durant la visite du camp et apprendre d’autres choses encore. Comme par exemple que le taux de mortalité était de 40% et que le moindre « faux pas » était puni par une mort certaine. Nous pouvons donc en conclure que la mort était omniprésente dans le camp. Les Allemands avaient anticipé l’arrivée des Alliés en évacuant quelques prisonniers vers le camp de Dachau mais le camp du Struthof fut entièrement évacué le 23 novembre 1945.

Cette visite  fut particulièrement éprouvante émotionnellement parlant. Il régnait un silence morbide durant toute la visite. A chaque pas que je faisais, je me disais que des détenus avaient traversé les couloirs que je traversais au moment même, que je « marchais sur leurs pas ». A chaque pièce que je regardais, je me dis qu’ici et là, des hommes avaient été torturés. J’imaginais chaque scène, par rapport aux descriptions inscrites à l’entrée de chaque salle. Ce fut bouleversant. C’est d’ailleurs avec une boule au ventre, les larmes aux yeux et des frissons sur tout le corps que j’ai effectué cette visite.


Mai 28 2010

Visite du camp du Struthof

Publié par bouillem dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Le jeudi 1er avril 2010, je sortais avec mes camarades des classes de premières L/ES et L du bus qui venait de nous conduire au village de Natzwiller, en Alsace. D’après les fascicules de l’époque, c’était un lieu « rêvé », un « site charmant et tranquille » « situé au milieu de superbes forêts et de vastes prairies » à seulement 8 kilomètres de la gare de Rothau. Il était donc facile pour les allemands d’amener leurs victimes à l’intérieur du camp du Struthof qui tenait lieu dans cette commune française. A bord de camions ou bien à pieds, les juifs, les déportés politiques, de droits communs, les « asociaux » et les autres étaient conduits dans ce camp de travail qui servait aussi de camp d’extermination. Comme ces anciens condamnés, nous nous sommes dirigés vers son entrée. Le froid accentuait l’atmosphère dérangeante (austère) qui régnait dans ces lieux –ou l’inverse. Aucun doute possible. Si la belle vue qui s’offrait sous nos yeux avait pu nous faire croire un temps à un cadre agréable, l’immense porte barbelée sur lequel était accroché la pancarte « KONZENTRATIONSLAGER NATZWEILER-STRUTHOF » (camp de concentration Natzweiler-Struthof) nous ramenait tout de suite à la dure réalité.

La première chose que j’ai vu à l’intérieur de ce camp fût la potence qui servait à la pendaison. Elle m’a sauté aux yeux à vrai dire, là en plein milieu du camp. Évidemment, elle servait pour les exécutions à titre punitif et donc publiques. Quelques mètres devant elle, il y avait une plaque disant « A la mémoire de tous les déportés étrangers morts ici pour la liberté ». De quoi être encore plus refroidi. Nous avons tout de même poursuivi notre marche le long des hauts murs dressés de barbelés et des miradors pour descendre vers le fond du camp (vers la mort ?). Au milieu, il ne restait plus grand chose. J’imagine que c’était là qu’étaient les baraques du camp et qu’avait lieu l’interminable appel. Je me suis ensuite arrêté devant une sorte de parterre en forme de croix que surplombait une vraie croix blanche près d’un petit muret. On pouvait lire les mots « Honneur et Patrie », « Ossa  humilita » (les ossements humiliés) et « A la mémoire de… » sur les 19 plaques commémoratives pour les résistants français martyrs, les républicains espagnols, les citoyens soviétiques et pour les autres. Sur une plaque était même inscrit : « Ici reposent les cendres de martyrs inconnus victimes de nazis – 1944 ». Les cendres servaient autrefois d’engrais pour le potager de la villa du chef du camp.

A droite de ce monument au morts, se trouvait le bâtiment crématoire. A son entrée, le four crématoire qui se situait au dessus de la morgue. J’ai entendu dire que brûler les corps leur fournissait de l’eau chaude, ils s’arrangeaient donc pour en brûler un maximum, aussi horrible fusse ce geste.

Derrière ce four, on trouvait des petits crochets accrochés au plafond qui étaient destinés aux pendaisons rapides, hors de la vue des autres déportés. C’est avec une grimace que je me suis engagée dans le couloir avant de me stopper devant une pièce à ma gauche : La chambre d’exécutions. La fiche accrochée au mur m’a appris que les déportés étaient ici tués d’une balle dans la nuque -dans le dos, quelle belle preuve de courage !- et que, comme je m’en doutais, la grille au sol permettait l’écoulement du sang pour un lavage plus rapide. En face, la chambre des urnes. Cette chambre contenait les urnes destinées à recueillir les cendres des incinérés au four crématoire. Pour récupérer ces urnes, les familles des défunts devaient verser une somme d’argent sans avoir la certitude qu’ils recevraient bien les cendres de l’un des leurs. En effet, certains témoignages affirmaient qu’elles étaient remplies avec n’importe quelles cendres. Il m’est impensable de me dire que les allemands se faisaient de l’argent sur le dos de ces pauvres familles. Au bout de se couloir se trouvait la chambre des cobayes qui constituait la partie « médicale » du bâtiment. Certains déportés, principalement Juifs et Tziganes, étaient enfermés dans cette chambre et soumis aux expériences que leur affligeaient les médecins et professeurs nazis. Ils pouvaient ainsi subir la stérilisation, l’application d’ypérite liquide, la scarification au bras avec des germes virulents de typhus ou encore des expériences au gaz de phosphore. Quelles qu’elles soient, ces expériences entraînaient la mort des cobayes dans d’atroces souffrances. Qui n’a pas eu envie de vomir en lisant ces mots ? Je suis retournée sur mes pas pour me diriger vers la sortie et j’ai aperçu les plaques commémoratives à l’entrée du bâtiment dont l’une était destinée à quatre femmes britanniques et françaises, membres du Special Operations Exucutive, parachutées en France puis exécutées dans ce camp.
Je me rappelle avoir apprécié le vent frais à la sortie de ce bâtiment, comme s’il m’avait permis de « digérer » ces horreurs, du moins un temps. Nous avons continué en nous dirigeant vers un autre bâtiment voisin, le Bunker, où les allemands avaient aménagé des cellules. Les cellules étaient différentes selon le degrés de peine : le premier degré consistait à enfermer un -voire plusieurs- déporté dans une cellule avec couchette en bois et pain et eau pendant trois jours, le second degré consistait à la même peine allant jusqu’à quarante-deux jours cette fois-ci, et le troisième degré consistait à enfermer un détenu dans une cellule où il ne pouvait ni s’assoir ni s’allonger, nourri au pain et à l’eau durant les trois jours précédant son exécution. Il y avait également, dans la première pièce à droite en entrant, un chevalet à bastonnade ou Prügelbock. Les déportés y étaient attachés contre les lattes, les pieds pris à l’intérieur d’une planche afin de recevoir entre dix et cinquante coups de triques sur les reins. Pour accentuer un peu plus ce supplice, ils devaient compter les coups eux-même. Bien souvent, les déportés s’évanouissaient ou mouraient avant la fin de cette torture. Quand à ceux qui avaient la chance d’y survivre, ils en gardaient les cicatrices à vie.
Nouveau besoin d’air, c’était trop dérangeant d’être à l’intérieur de ces bâtiments. Je m’apprêtais à faire le chemin inverse pour remonter vers l’entrée du camp mais je me suis arrêté devant une sorte de monument. Du fond du camp, on avait une meilleure vue sur celui-ci. Il se composait d’une croix et d’une plaque avec en arrière plan un grand bloc de pierre me semblait-il.

Comme je l’avais fait plusieurs minutes plus tôt en sens inverse, j’ai remonté le chemin vers la partie supérieure du camp avant d’entrer dans le musée.
C’est là que pendant environ une heure nous avons tenté de remplir le questionnaire donné. Ce travail nous a permis d’en apprendre plus sur la vie difficile que menaient les déportés et sur la déportation en général. J’ai pu lire ou voir de nombreuses fiches et dessins sur l’histoire des camps, les conditions de vie des camps, les violences, le travail des déportés, la faim, la « déshumanisation ». J’ai également vu un film qui retraçait l’évolution du site du Struthof, autrefois cadre agréable de ski, en camp de l’horreur. Il y avait des vitrines contenant des objets du quotidien, des uniformes… des reconstitutions, de chambres par exemple.

Je pense qu’il est important pour les nouvelles générations comme la notre de connaître l’histoire de ces hommes. Il est du devoir de l’humanité de faire un travail de mémoire en hommage à toutes ces victimes innocentes, à tous ces hommes qui se sont battus au prix de leur vie pour les défendre et pour la liberté. Même s’il est difficile de marcher sur les pas de ces défunts, que l’idée que ces fantômes nous on précédé sur ce site est plus qu’inquiétante, ce fut une expérience intéressante et bénéfique. Malgré le cadre paisible autour du camp, il règne à l’intérieur de celui-ci un climat angoissant. La vue magnifique qui baigne le Struthof n’accentue qu’un peu plus le côté dramatique du site et je trouve cela bien dommage d’avoir transformé un si bel endroit en lieu de souffrances et d’inhumanité.
Tout ce que nous pouvons faire aujourd’hui, c’est continuer de visiter ces camps, de parler de ces horreurs afin de briser l’affirmation d’Elie Wiesel : « le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli ».


Mai 25 2010

« Un combattant muté au Stalag VI J »

Publié par plardpamela dans 2nde guerre mondiale, Articles, Lettre      

Ich bin in das Stalag VI J

Postsendungen ohne Angabe der Kriegsgefandenen-Nr. gehen als unzustellbar zurück.                                                            Les envois postaux sans indication du matricule du P.G, seront retournés comme inadmissibles.

 

Kriegsgefanfenenlager                                                                                                                                                                                  Camp des prisonniers

Datum:    dimanche 7. 2.43

 

Ma petite femme temp aimée.

Je vient te donner de mes nouvelles qui sont bonnes.  J’éspère que ma carte te trouverra de même ainssi que mes chers petits.  Aussi ma chérie je n’est pas encore de tes nouvelles que je  trouve le temp long. Enfin il faut patienter et enduré tout sela. Enfin ma chérie soit courageuse. Bientôt je serait dans tes bras est pour toujours. Donc ma petite Georgette en attendant se grand jour recoie de cherie qui ne toublie pas ses plus tendres caresses.

Ton Jean qui t’aime.

 

 

 

Kriegsgefangenenlager                                                                                                                                                                                  camp des prisonnier

Datum: dimanche 24.4.43

Ma petite femme temp aimée.

Je t’envoie de mes nouvelles qui sont toujour bonnes et j’éspère que ma carte te trouverra de même. Je n’est pas encore recue de tes nouvelles ni colio. Je trouve le temp bien long.  Enfin sa commence a arriver. J’espère en avoir cette semaine, car je n’est plus rien. Enfin ma cherie soit toujour bien courageuse bientôt je serais dans tes bras. Donc je termine en t’embrassant bien . . . ( la suite n’est pas lisible )


Mai 25 2010

Monsieur Maginot et Son projet

Publié par Guillaume dans 2nde guerre mondiale, Articles, Ligne Maginot      

André Maginot est né le 17 février 1877                                     Andre_maginot 1

André Maginot est élu député en 1910. puis il fut nommé plusieurs fois secrétaire d’Etat et ministre, il fut egalement officier durant La Grande Guerre

En tant que ministre de la Guerre de 1922 à 1924 et de 1929 à 1932, il active la réalisation du programme de fortifications. Le 28 décembre 1929,il propose donc aux députés son projet de défense, le 14 janvier 1930 ils  accordent sur cinq ans 2 900 millions de francs pour la défense terrestre des frontières. Par des additifs, le total des crédits s’élève à 3 442 millions à la fin de 1930 avec cette répartition en coûts de travaux : 55 % pour la Lorraine, 26 % pour l’Alsace, 10 % pour les Alpes.

Le système défensif est terminé en 1936, et est baptisé par la suite  » la  ligne Maginot  » ,cette installation aura donc couté plus de 5 milliards de francs alors que selon  les specialistes cette ligne de defence fut inutile aux Francais elle  servit même aux  Allemands durant l’occupation.

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Il meurt en 1932 de la typhoide.