Mai 28 2010

L’Ossuaire de Douaumont

Publié par kuhnmanon dans 1ère guerre mondiale, Articles, Douaumont, Voyage Strasbourg      

 A l’approche de l’Ossuaire de Douaumont, c’est l’architecture de celui-ci qui me marqua en premier. C’est un bâtiment relativement imposant, tout d’abord par la taille de son cloître long de 137 mètres mais aussi par la hauteur de sa tour haute de 46 mètres. L’Ossuaire n’est pas impressionnant que par sa taille, il l’est aussi par sa forme. Le bâtiment représente entre autre une épée qu’on aurait enfoncée dans la terre jusqu’à la garde. La forme de la tour a elle aussi une symbolique importante. En y prêtant plus attention, on remarque que la tour a la forme singulière d’un obus. Si la tour à cette forme ci, c’est surement pour que personne n’oublie le nombre d’obus bombardés lors de la bataille de Verdun : 26.000.000 obus tirés soit 6 obus au m². Ce nombre fait froid dans le dos, tout comme le nombre de restes de soldats reposant dans les tombeaux du cloître : 130.000 soldats inconnus, Français et Allemands.

Ce qui m’a le plus impressionné, c’est le cloître justement. Lorsque l’on entre à l’intérieur… cette émotion qui nous envahie… je ne sais comment la décrire. On se tient là, debout, au milieu de tous ces tombeaux, de tous ces morts… Le cloître est avant tout un endroit pour se recueillir. Les familles des morts peuvent y venir s’y recueillir et prier. Mais le cloître sert aussi à rendre hommage aux victimes de la bataille que ce soit du côté Français comme du côté Allemand. L’atmosphère y est pesante et le silence régnant dans l’enceinte du bâtiment y rajoute un certain poids. L’ensemble des pierres du bâtiment sont gravées : au dos des tombeaux sont gravés le nom des lieux où les soldats sont morts au combat, et sur la voûte, chaque pierre porte le nom d’un soldat disparu ou d’une association d’anciens combattants (quelques pierres portent aussi le nom de combattants de la 2nd guerre mondiale et d’autre de la guerre d’Indochine ou encore de la guerre d’Algérie). Un sentiment d’injustice m’oppressait le cœur. Ce n’est pas normal de devoir compter autant de morts, autant de blessés qui défendaient une même cause. C’est en se tenant debout, à l’intérieur du cloître que l’on prend conscience de l’importance de ce qu’il s’est passé, que l’on prend conscience de l’horreur qu’a été la guerre. C’est grâce à tous ce qui ce sont battus en ce temps là, que la France et l’Allemagne sont ce qu’elles sont aujourd’hui. Et pour cela, ils méritent que l’on se souvienne d’eux et qu’on se remémore à jamais ce qu’il s’est passé. L’émotion me gagnât.

On trouve également dans l’Ossuaire de Douaumont, une chapelle qui permet aux familles des morts ou aux victimes de venir s’y recueillir et un musée qui se situe au premier étage du bâtiment. Ce musée est un musée de guerre dans lequel on peut y voir des reliques des villages détruits ou encore des armes qui ont servis lors de la bataille. Au sous-sol se trouve une salle audiovisuelle dans laquelle est projeté un film s’intitulant « l’Héroïsme du Combattant de Verdun » qui relate la vie d’un poilu pendant la bataille de Verdun. En haut de la tour de l’Ossuaire se trouve un phare rayonnant sur le champ de bataille et une cloche que l’on appel « le Bourdon de la Victoire » qui résonne les jours d’importantes cérémonies.

Devant le bâtiment de l’Ossuaire de Douaumont se trouve la nécropole nationale de Verdun. Sur une dalle surplombant la nécropole, on peut lire sur une plaque : « Sur ce cimetière militaire français, se sont rencontrés le 22 septembre 1984, pour la première fois dans l’histoire des deux peuples, le Président de la République française et le Chancelier allemand, avec une pensée commune pour les morts des deux guerres mondiales. Ils ont déposé des couronnes et déclaré : « Nous nous sommes réconciliés, nous nous sommes compris, nous sommes devenus amis. » (François Mitterrand, Helmut Kohl) ». Cette plaque symbolise la réconciliation de la France et de l’Allemagne, 70 ans après le début de la guerre. Elle se situe à l’endroit même ou les deux hommes s’étaient serrés la main pour sceller la réconciliation. Face à moi sont érigées 15.000 tombes. Comment ne pas se sentir tout petit au milieu de toutes ces sépultures? … En descendant dans les allées, quelque chose me frappa : certaines des tombes étaient blanches et d’autres noires! La raison de cette différence, c’est qu’elle permet de différencier, les Français (tombes blanches) qui sont les vainqueurs, des Allemands (tombes noires) qui sont les vaincus. La nécropole paraît interminable… Il y a tellement de sépultures, tellement d’allées. Le cimetière est immense… C’est un lieu d’où se dégage une très forte émotion. Le nombre de tombes dressées ici est si impressionnant mais ce n’est malheureusement qu’une infime partie des personnes qui ont disparus lors de cette bataille. A côté des tombes françaises et allemandes, je distingue un carré de tombes un peu à l’écart. Il s’agit du carré musulman. A cet endroit se tiennent 592 sépultures érigées en mémoire aux soldats musulmans « morts pour la France ». Toutes ces sépultures sont tournées vers la Mecque. La forme de ces tombes n’est pas la même que celle des tombes françaises ou allemandes. Chaque sépulture est faite avec une stèle dite « musulmane » sur laquelle on peut lire en arabe le nom du défunt ainsi que l’inscription « ci-gît ». Un monument en l’honneur des soldats musulmans fut aussi érigé à côté de la nécropole.

Un peu plus bas, à quelques mètres de la nécropole, on peut apercevoir une partie du champ de bataille qui est resté intacte depuis la bataille. Certes à l’époque, le terrain n’était fait que de terre et de boue et aujourd’hui seule l’herbe a repoussé mais le terrain est resté le même. Cela fait un sacré choc de voir ce terrain complètement déformé. Il y a des trous partout, des plus gros comme des moins gros, des « bosses », comme des petites collines… Enfin, en gros, c’est un terrain complètement détruit devant lequel je me tenais debout. Le terrain que je regardais était en fait le résultat des bombardements d’obus, ce sont les trous d’obus qui ont transformé le terrain en ce qu’il est aujourd’hui. C’est en voyant la proximité des creux que l’on se rend compte a quel point les bombardements d’obus étaient importants en nombre comme en dégâts. Ca m’a fichu une sacrée claque, une importante prise de conscience.

La visite de l’Ossuaire de Douaumont ainsi que de la nécropole nationale de Verdun, permet de voir concrètement ce que la guerre à engendré. Ce que l’on lit dans les livres d’histoire ou les récits que l’on peut nous en faire n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir sur place. On dit qu’il y a eu énormément de morts …etc. mais cela prend toute sa dimension lorsque l’on marche au milieu de toutes les sépultures ou encore que l’on lève les yeux dans le cloître de l’Ossuaire et que l’on voit tous ces noms de disparus, tous ces lieux où ils sont tombés et où la guerre a fait des dégâts… Cela n’a rien à voir l’Histoire qu’on apprend dans les livres et l’Histoire que l’on a en face de nos yeux et que l’on se prend en pleine tête !


Mai 20 2010

Ossuaire de Douaumont

Publié par mistouflet dans 1ère guerre mondiale, Articles, Douaumont, Verdun, Voyage Strasbourg      

La création de la nécropole nationale, dans la Meuse, de Douaumont est liée à celle de l’Ossuaire: il n’exista en effet jamais ici de cimetière du front au cours de la Première Guerre mondiale. Elle fut inaugurée le 23 juin 1929, en présence de Gaston Doumergue, président de la République. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1949, on y déposa des corps relevés dans l’ancien cimetière de la Batterie de l’Hôpital. Un monument aux musulmans « morts pour la France » est érigé en 1959. Sur les 1781 sépultures musulmanes réparties dans seize des nécropoles où elles sont disposées en carrés ou en rangées, les plus grands carrés sont celui de Douaumont avec 592 tombes. Chaque sépulture est garnie d’une stèle dite musulmane où est gravée en arabe l’inscription « ci-gît », suivie du nom du défunt.

L’Ossuaire quant à lui fut érigé car il s’avéra impossible d’attribuer une identité, voire une nationalité, à des centaines de milliers d’ossements retrouvés épars dans le secteur de Verdun.
C’est pourquoi, sur la commune de Fleury, fut construit ce gigantesque monument qui recueillit les restes mortels d’environ 130 000 combattants français et allemands inconnus.
La première pierre de l’édifice est posée le 20 août 1920 par le maréchal Pétain, président d’honneur du Comité de l’Ossuaire. Le transfert des ossements de l’Ossuaire provisoire à l’Ossuaire définitif a lieu en septembre 1927. Il est inauguré le 7 août 1932.



Mai 18 2010

Compte rendu du voyage de strasbourg 31/03 au 02/03

Publié par lochetbaptiste dans 1ère guerre mondiale, 2nde guerre mondiale, Articles, Douaumont, Verdun, Voyage Strasbourg      

Tout au long de ce compte rendu j’essairai de vous résumer du mieux possible l’ensemble des sites qui m’ont le plus interpelé et que nous avons eu la chance de visiter .

                                                                                          1er jour à verdun

Les tous premiers sites que nous avons visités,avant d’arriver à l’auberge furent pour commencer l’ossuaire de Douamont, une magnifique architecture dans laquelle étaient entassés les os d’environ 130 000 soldats inconnus Français et Allemands ,ce qui était trés impressionant de par déjà le terme <<soldat inconnu >> qui donc était non identifiable ,ce qui nous laisses imaginer l’état dans lequel il se trouvait ,de plus les os étaient visibles à l’oeil des visiteurs c’était troublant .A  l’intérieur de l’ossuaire en plus des os ,nous avons constatés qu’il était affiché de nombreuses photographies de soldats de la 1ere guerre mondiale et leurs voyages à leurs vieux jours ,ainsi que quelques gueules cassées. A quelques  pas de ce site le célébre cimetiére de Verdun , avec un coté français et un coté arabe  ,les croix  blanches étaient toutes parfaitement alignéés ,ce qui donnait une impression d’infini ,il était facile de se rendre compte pour n’importe qui ,du massacre que cela à du etre.

Suite à cette deuxiéme visite ,nous sommes partis marcher sur un champ de bataille surement l’un des plus tristements célébres de cette guerre ,le champ de Verdun ,la ou des milliers d’hommes se battérent pour leur patrie ,cette bataille eu lieu du 21 février au 19 décémbre  1916 ,opposant les armées françaises et ALlemandes ,c ‘est également sur ce champ que 300 000 hommes ont malheureusement (163000 francais 143000 allemands )nous avons par la suite éfféectué notre derniére visite de la journée avant de partir pour notre 1″ auberge  » , qui se trouvait à Metz  ,cette premiére journée ,fut surement en ce qui me concerne ,la plus interresante et la plus surprenante de ce séjour .


Mai 4 2010

L’ossuaire de Douaumont

Publié par dealmeida dans 1ère guerre mondiale, Douaumont, Voyage Strasbourg      

L’ossuaire de Douaumont abrite aujourd’hui les restes squelettiques de plus de 130000 soldats non-identifiés; morts sous la Première Guerre Mondiale, durant la bataille de Verdun. Ces corps sont ceux de soldats Français et Allemands, ennemis à la vie, s’accompagnant dans la mort.
L’intérieur de cet ossuaire est composé d’un hall gigantesque dans lequel chaque pierre de la vôute comporte le nom d’un disparu, à qui les restes sont sans doute éparpillés dans les 46 tombeaux de l’ossuaire.
Certains noms rendent hommage à des algériens, d’autres à certains soldats de la Seconde Guerre Mondiale.
Dans le cimetière annexe, des milliers de croix blanches sont placés côte à côte de façon très régulière. Sur chacune des croix, un nom de soldat est écrit.
Un autre cimetière, adjacent au premier, est dédié aux soldats algériens qui ont combattu pour la France et se sont sacrifiés pour elle. Ces soldats, pour la plupart musulmans, sont honorés par un monument juste à côté de leur cimetière.