Mai 4 2010

Les grades dans l’armée allemande.

Publié par legriffonsimon dans 1ère guerre mondiale, 2nde guerre mondiale, Articles, Grades      

Les grades dans l’armée allemande

pendant la première guerre mondiale

Comme toutes les armées et sans doute d’une façon plus stricte, l’armée impériale allemande dispose d’une organisation hiérarchique très précise qui se traduit par l’attribution de grades. En voici la liste complète, du sommet de la pyramide hiérarchique à sa base. Pour chacun, nous donnons un essai de correspondance avec les grades français ainsi que, si besoin est, quelques mots d’explication.

General-Feldmarschall : équivalent du Maréchal de France

General-Oberst : général d’armée

General : général de corps d’armée

Suivant l’arme de l’intéressé, celui-ci peut être appelé General der Infanterie, Artillerie ou Cavallerie

General-Leutnant : général de division

General-Major : général de brigade

Offiziere : officiers

Oberst : colonel

Oberst-Leutnant : lieutenant-colonel

Major : commandant

Le terme « Major » est unique pour toutes les armes ; il équivaut donc aux grades français de chef de bataillon, chef d’escadron et chef d’escadrons.

Rittmeister : capitaine

Le grade de Rittmeister ne s’emploie que pour les capitaines de cavalerie ou du train des équipages

Hauptmann : capitaine

Le capitaine est le « Père » de sa compagnie. Le grade de Hauptmann est attribué aux officiers n’appartenant ni à la cavalerie, ni au train. Comme en France, le grade de capitaine a connu une importante évolution avec la guerre. Alors qu’en 1914, un capitaine commandait une compagnie (dans l’infanterie) ou une batterie (d’artillerie), la pénurie d’officiers supérieurs leur a donné très vite des commandements de bataillon ou de groupe d’artillerie. Au pluriel, le mot Hauptmann se dit Hauptleute.

Oberleutant : lieutenant ou lieutenant en premier

L’armée allemande du temps de paix comportait peu d’Oberleutnants. Un officier y servait en moyenne 8 années comme Leutnant (2 ans seulement, en France), 4 années comme Oberleutnants et 10 à 12 années comme Hauptmann. Pendant la guerre, si beaucoup d’Oberleutants sont devenus Hauptleute, peu de Leutnants ont été promus Oberleutnants, car ils ne disposaient pas de l’ancienneté suffisante pour cela. Cet état de fait a encore raréfié les possesseurs de ce grade. Contrairement à l’armée française, dans laquelle un lieutenant exerce généralement un commandement (une section, un peloton voire, pendant la guerre, une compagnie), les Oberleutnants occupaient souvent l’emploi d’Adjudant de leur bataillon ou régiment, c’est-à-dire d’adjoints du chef de bataillon ou de corps.

Leutnant : sous-lieutenant, lieutenant en second

Comme pour les Hauptleute, les Leutnants voient la nature de leur commandement évoluer avec la guerre. En 1914, ils commandaient une section d’infanterie ou d’artillerie, ou un peloton de cavalerie. Au fil de la guerre, il est devenu très fréquent, sinon généralisé, qu’une compagnie soit commandée par un Leutnant.

Unteroffiziere : sous-officiers

Fänrich : aspirant

Comme en France, le grade d’aspirant est un grade de transition entre le corps des sous-officiers et celui des officiers. Il est attribué à un homme qui à suivi des stages de formation pour les officiers et qui est en train de faire son apprentissage comme chef de section.

Feldwebel : équivalent du sergent-major ou, le cas échéant, de l’adjudant

Il s’agit du sous-officier le plus ancien d’une compagnie, d’une batterie, ou d’un escadron. Il est considéré comme la « Mère » de sa troupe, alors que le Hauptmann en est le « Père ».

Wachtmeister : équivalent du maréchal des logis chef ou, le cas échéant, de l’adjudant

Grade équivalent à celui de Feldwebel, le Wachtmeister est un sous-officier de cavalerie ou d’artillerie. Ce mot s’orthographie « Warchmeister » en Saxe et « Wachtmeister » dans le reste de l’Empire.

Vize-Feldwebel : vice-adjudant

Ce grade est un compromis entre celui de sergent-chef et celui d’adjudant d’infanterie. Au cours de la guerre, la plupart des Vize-Feldwebel deviennent chefs de section, commandement normalement attribué à un Leutnant.

Vize-Wachtmeister : vice-adjudant de cavalerie ou d’artillerie

Équivalent du Vize-Feldwebel pour l’artillerie ou la cavalerie. Le Vize-Wachtmeister est en quelque sorte maréchal des logis chef. En Saxe, ce grade est dit « Unterwachmeister ».

Sergeant : sergent rengagé ou sergent-chef

On trouve peu de Sergeanten dans l’infanterie. La plupart des porteurs de ce grade sont de vieux sous-officiers de cavalerie ou d’artillerie, affectés aux services d’arrière. En temps de paix, les Sergeanten étaient des Unteroffiziere qui, bien que disposant de l’ancienneté nécessaire pour être promus Vize-Feldwebel, ne l’étaient pas car aucun poste n’était vacant. En principe, un escadron de cavalerie possède 4 Sergeanten.

Oberjäger : caporal-chef ou sergent

Ce grade est particulier aux Jäger (chasseurs à pied).

Unteroffizier : équivalent du caporal-chef ou du sergent français

L’Unteroffizier commande une Korporalschaft, c’est à dire une demi-section d’infanterie. C’est le premier grade des sous-officiers. Le simple soldat doit saluer un Unteroffizier comme un officier et de ne lui adresser la parole qu’en l’appelant « HerrUnteroffizier » (« Monsieur le sergent« ). Dans la cavalerie, l’Unteroffizier est équivalent au maréchal des logis français par la tenue et les prérogatives, mais au brigadier par les fonctions.

Mannschaften : hommes de troupe

Gefreiter : appointé

Le Gefreiter est un compromis entre le soldat de première classe et le caporal. Seul le Gefreiter rengagé peut devenir Unteroffizier.

Gemeine : simples soldats

Selon leur arme ou service d’appartenance et selon les traditions de leur régiment, les simples soldats peuvent être appelés Musketier, Grenadier, Jäger, Kanonier, Reiter, etc.