Juin 9 2010

Le Struthof

Publié par ouvrardameline dans 2nde guerre mondiale, Struthof, Voyage Strasbourg      

Le Struthof

Le Struthof est un ancien camp d’extermination et de concentration situé dans le département du Bas-Rhin. Le Struthof est le seul camp d’extermination et de concentration nazi installé durant la seconde guerre mondiale qui se trouve encore de nos jours sur le territoire français. Celui-ci fut aussi le premier camp nazi découvert par les alliés.

Il était constitué de 17 Baraquements en bois, qui étaient entourés de barbelés et de huit miradors.

Entrée du Sthrutof Le Struthof.

Himmler (un des hommes les plus puissants du Troisième Reich, créateur et dirigeant du Struthof) est à l’ origine de la création de ce camp, il voulait le créer près d’une carrière de granit afin d’avoir toutes les pierres nécessaires à la reconstruction de toutes les villes allemandes endommagées par la guerre. Le camp a été ouvert le 21 Avril 1941, celui-ci est sous la responsabilité d’à peu près 80 SS et 70 Kommandos. Il à été construit pour recevoir 2000 prisonniers mais très vite ce nombre initial est dépassé, comme à l’automne 1944 déjà 8000 prisonniers y sont.

Les prisonniers arrivaient en train à la gare de Rothau puis étaient pris en charge par les SS et devaient parcourir 8km à pied pour rejoindre le camp, c’est lors de ce trajet qu’ils recevaient les premiers coups des SS.

Arrivée au camp, les prisonniers recevaient une étoile selon leurs nationalités (juives, polonaises, françaises, hongroise, …). Les plus vieux et les plus jeunes qui n’étaient pas aptes à travailler étaient tués.

Puis les journées défilaient, celles-ci étaient rythmées par le travail interminable et très dur. Il y avait aussi de très nombreux appels qui duraient des heures : les prisonniers restaient debout sans pouvoir manger, boire ni même s’asseoir rien que 5 minutes. Lors de ces interminables appels le moindre prisonnier qui avait le malheur de ne pas répondre parce qu’il n’avait pas entendu son prénom était tué sur le champ devant tout le monde.

Pendant qu’ils travaillaient des SS ne cessaient de les épier et la moindre personne qui était affaiblie, qui ne travaillait pas assez vite à leur goût était fusillé. Il y a eu aussi des prisonniers qui ont été pendus. Cette mort était réservée à ceux qui manquaient de respect à l’un des Ss ou à l’un des Kommandos.  Mais contrairement aux personnes affaiblies ils n’étaient pas tués sur le champ mais lors des appels, de manière à faire comprendre a tout le monde que c’était les Ss qui faisaient la loi et que si les prisonniers se permettaient de faire la même chose voilà ce qu’ils les attendaient.

Après leur journée de travail, ils recevaient trois fois par jour un repas qui était toujours le même : c’est à a dire de la soupe (qui n’était presque que de l’eau) et un petit bout de pain. Ceci était bien trop peu pour leur survie et c’est ainsi qu’au fil des jours ils étaient de plus en plus affamés et donc affaiblis.

Après avoir été tués, les déportés sont amenés au four crématoire afin que leur corps y soient brûlés et ensuite que leurs cendres soient jetées dans la fosse de décantation.

Four crématoire Four crématoire.

Dans le camp, a été installée une salle d’opération d’expérimentation et d’autopsie. Celle-ci est consacrée :

–          aux recherches du professeur Hirt de l’institut Anatomique de Strasbourg et à son adjoint le professeur Wiener afin qu’ils puissent valider leur théories racistes. Ils y pratiquent donc des expériences par piqûres, injections, scarifications et opérations.

–          aux expériences de vaccination (notamment de typhus) du docteur Haagen, épidémiologiste. Celui-ci exerce ces expériences sur les « Häftlinge » (déportés).

–          aux recherches de traitement des gazés du docteur Bickenbach. Celui-ci en contrôle l’évolution et en observe les résultats.

Ces expériences entraînent la mutilation et la mort de nombreux déportés.

salle d'operation

Salle d’opération d’expérimentation et d’autopsie.

Dans l’enceinte du camp, il ya une salle des urnes funéraires, destinées à recueillir les cendres des détenues allemands. Les familles doivent payer entre 60 et 100 Reichmarks pour recevoir l’urne, sans certitude qu’il s’agisse bien des cendres de leur défunt.

Dans cette salle on peut aussi y trouver une urne contenant des cheveux et des poils prélevés sur des déportés, qui étaient envoyés en Allemagne dans une fabrique de feutres.

salles des urnes funéraires

Salle des urnes funéraires.

Parmi tous ces déportés, certains ont subis un régime particulièrement cruel. Ces déportés étaient appelés les NN : «  Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard).

Ce camp a commencé a être évacué vers la fin de la guerre (30 août 1944), puis totalement libéré le 23 novembre 1944 par l’armée française.

Durant son occupation, le Struthof a interné environ 52000 déportés notamment des juifs. Prés de la moitié de ces hommes, femmes et enfants sont morts à cause des conditions de travail et de détention inhumaines, de malnutrition, de pendaisons…

Après que la guerre soit finie, il devient un centre provisoire de détention pour des prisonniers de guerre et des collaborateurs condamnés par la justice française.

Aujourd’hui, le Struthof est un lieu de mémoire et de recueillement afin que ce massacre reste a jamais gravé dans l’histoire et qu’il soit transmis de génération en génération.


Juin 9 2010

Visite au camp du Struthof (sentiments et résumé)

Publié par delumea dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Quand nous sommes arrivés, je découvris qu’il faisait très froid (endroit situé sur les hauteurs), et la première réflexion était de me dire que les déportés n’ont pas dû connaître des jours très chaud, alors ce devait à mon avis être très dur dans ces conditions là. Puis, en entrant dans le camp, je me suis rendu compte qu’il était impossible de rentrer ou de sortir de ce camp du fait du nombre de fils barbelés et grillages à pics, on s’est donc vite senti emprisonné, enfermé.

Au commencement de cette visite, nous entrâmes dans ce qui était la baraque d’extermination et d’expérimentation. L’endroit était très glauque et froid. On y découvre ainsi à l’intérieur un four qui servait à bruler les déportés, et également une salle où les expérimentations s’effectuaient.

Table de dissection installée dans la salle des expérimentations médicales

Ainsi, il y séjournait aussi une chambre à gaz, servit pour gazer des milliers de déportés juifs et autres.

Chambre à gaz expérimentale du KL-Natweiler

Après, nous sommes allés dans a baraque qui se situait juste à côté. Celle-ci contenait des pièces fermés qui ne contenaient rien, et servaient d’endroits où des déportés logeaient, des-fois durant plusieurs jours avec une ration de nourriture minime: du pain et de l’eau seulement.

Certains, avaient seulement une planche de bois pour dormir et d’autres rien.

Il y avait également dans ce bâtiment des tout petits endroits fermés où ces hommes ne pouvaient ni se tenir debout, ni s’allongerdu fait de l’étroiteté, et ceux-ci devaient y loger pendant plusieurs jours.

Nous sommes ensuite ressorti pour nous diriger vers une sorte de symbole dans l’herbe qui représentait une pensée à tous les déportés morts dans ce camp de concentration.

Honneur et Patrie

Après ça, nous avons tous monté les grandes marches qui menaient au musée principal du camp, et j’ai remarqué que ces marches étaient affreusement dures et longues à monter, fatiguantes; et pour un homme, un déporté faible, malade et mal nourrit ce devait être encore plus dur, que certains devaient manquer de force pour réussir à les grimper.

Arrivés au musée, nous avons pris des notes et avons découvert énormément de choses sur les camps, notamment sur les personnages, les SS qui ont participé à toutes ces horreurs, le quotidien des déportés, les massacres et tout ce qu’il se passait dans ce camp de concentration et encore beaucoup d’autres choses horribles et impitoyables.


Mai 28 2010

Mes ressentis du voyage à Strasbourg

Publié par lanceleurm dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Lorsque nous sommes arrivés, le Jeudi 1er Avril, au petit matin au camp du Struhtof, il faisait déjà très froid : ce qui nous laissait imaginer l’horreur des prisonniers, attendant leur appel, dans la cour vêtus de leur frêle pyjama.

Même sans neige, l’atmosphère du camp demeure glaçiale : les barbelés, les sentiers que les prisonniers n’avaient pas le droit de déborder au péril de leur vie, et la potence. La potence qui semble nous toiser, qui culmine au milieu du camp, dans un  espace vide. On devine l’horreur que les prisonniers en passant devant.

Lorsque nous avons pénétré dans les « salles d’expérience », l’émotion nous étreint et l’on n’ose plus rien dire, jusqu’à ce que nous puissions sortir et échanger nos pensées avec nos amis, en imaginant l’horreur qu’on vécue les détenus et le supplie que des bourreaux infâmes leur ont infligés.

Le musée, quand à lui, est très « vivant ». Nous pouvons y observer des objets de torture, les pyjamas, des photos, des gravures..  Et tout ceci est vraiment émouvant, car c’est un retour dans le passé éprouvant, chargé d’émotions, qui montre à quel point l’homme a pu être horrible et cruel. Les salles d’expériences, la chambre à gaz, le four crématoire, les salles de torture et les prisons.. Comment une telle horreur à-t-elle pu exister durant 3 longues années ?

Ce fut donc une expérience très enrichissante, nous dévoilant à la fois l’horreur qu’on vécue les prisonniers et la cruauté de leurs bourreaux.

Pour que plus jamais une telle chose ne puisse se passer .

 » N’oublions jamais. »


Mai 28 2010

Compte rendu du voyage à Strasbourg

Publié par siegmund dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof      

J’ai décidé de faire ce compte rendu sur la visite du camp du Struthof à Natzweiler -qui fut le premier camp découvert par les Alliés- car c’est le lieu qui m’a le plus touché durant ces trois jours. Ce fut une dure prise de conscience. Avant d’y entrer, on se dit  que ce n’est pas possible , que tout ce que l’on nous a raconté durant les cours, tout ce que l’on a pu voir et entendre à la télé, ou lire dans les journaux et magazines n’a pas pu arriver…

Malheureusement, à l’entrée du camp, le premier choc eu lieu. Nous avons vu des potences destinées aux exécutions. Ce qui nous montre de suite l’horreur du lieu. Petit à petit, nous sommes descendus dans le camp. C’est en entrant dans chacune des « baraques » et en découvrant chacune des actions des nazis que nous avons réalisé l’atrocité de ce qui s’y était passé. Nous avons vu les cellules (ou « chambres ») des détenus ainsi que les minuscules cachots dans lesquels ils étaient parfois enfermés. Ils n’avaient pas d’autres choix que de s’y tenir assis, voire accroupis pendant plusieurs heures voire journées. Ce fut révoltant de voir une telle chose. Nous avons de suite réalisé la difficulté des conditions de vie qui étaient pour ainsi dire exécrable. Nous avons, en quelques sortes « visiter leur quotidien ». Entre autres, nous avons découvert que ce camp de concentration était aussi un camp d’expérimentation humaine qui abritait des médecins qui pratiquaient des expériences scientifiques des plus ignobles sur les prisonniers. Par exemple des vivisections (expériences douloureuses sans anesthésie), tel que des essais sur le gaz moutarde liquide qui a provoqué des brûlures très douloureuses et des morts. Il faut aussi créer un vaccin contre le typhus qui était expérimenté sur des tziganes provenant d’Auschwitz, ce qui eu pour conséquence de provoquer une épidémie de typhus dans le camp, en 1944. Par ailleurs, il y eut aussi des greffes de tissus cancéreux et des injections de peste ou de lèpre pour essayer des vaccins et des opérations de stérilisation volontaire ou forcée. Egalement, on nous a révélé que ce camp servait aussi de camp d’extermination. C’est pourquoi il contenait un four crématoire. Notre professeur d’histoire nous a expliqué que ce four servait aussi à faire chauffer l’eau : plus leurs bourreaux brûlaient de corps, plus eux -les prisonniers- avaient d’eau chaude.

Nous avons terminé la visite en allant dans un petit musée regorgeant d’informations. Nous avons donc pu approfondir ce que nous avions vu et entendu durant la visite du camp et apprendre d’autres choses encore. Comme par exemple que le taux de mortalité était de 40% et que le moindre « faux pas » était puni par une mort certaine. Nous pouvons donc en conclure que la mort était omniprésente dans le camp. Les Allemands avaient anticipé l’arrivée des Alliés en évacuant quelques prisonniers vers le camp de Dachau mais le camp du Struthof fut entièrement évacué le 23 novembre 1945.

Cette visite  fut particulièrement éprouvante émotionnellement parlant. Il régnait un silence morbide durant toute la visite. A chaque pas que je faisais, je me disais que des détenus avaient traversé les couloirs que je traversais au moment même, que je « marchais sur leurs pas ». A chaque pièce que je regardais, je me dis qu’ici et là, des hommes avaient été torturés. J’imaginais chaque scène, par rapport aux descriptions inscrites à l’entrée de chaque salle. Ce fut bouleversant. C’est d’ailleurs avec une boule au ventre, les larmes aux yeux et des frissons sur tout le corps que j’ai effectué cette visite.


Mai 28 2010

Visite du camp du Struthof

Publié par bouillem dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Le jeudi 1er avril 2010, je sortais avec mes camarades des classes de premières L/ES et L du bus qui venait de nous conduire au village de Natzwiller, en Alsace. D’après les fascicules de l’époque, c’était un lieu « rêvé », un « site charmant et tranquille » « situé au milieu de superbes forêts et de vastes prairies » à seulement 8 kilomètres de la gare de Rothau. Il était donc facile pour les allemands d’amener leurs victimes à l’intérieur du camp du Struthof qui tenait lieu dans cette commune française. A bord de camions ou bien à pieds, les juifs, les déportés politiques, de droits communs, les « asociaux » et les autres étaient conduits dans ce camp de travail qui servait aussi de camp d’extermination. Comme ces anciens condamnés, nous nous sommes dirigés vers son entrée. Le froid accentuait l’atmosphère dérangeante (austère) qui régnait dans ces lieux –ou l’inverse. Aucun doute possible. Si la belle vue qui s’offrait sous nos yeux avait pu nous faire croire un temps à un cadre agréable, l’immense porte barbelée sur lequel était accroché la pancarte « KONZENTRATIONSLAGER NATZWEILER-STRUTHOF » (camp de concentration Natzweiler-Struthof) nous ramenait tout de suite à la dure réalité.

La première chose que j’ai vu à l’intérieur de ce camp fût la potence qui servait à la pendaison. Elle m’a sauté aux yeux à vrai dire, là en plein milieu du camp. Évidemment, elle servait pour les exécutions à titre punitif et donc publiques. Quelques mètres devant elle, il y avait une plaque disant « A la mémoire de tous les déportés étrangers morts ici pour la liberté ». De quoi être encore plus refroidi. Nous avons tout de même poursuivi notre marche le long des hauts murs dressés de barbelés et des miradors pour descendre vers le fond du camp (vers la mort ?). Au milieu, il ne restait plus grand chose. J’imagine que c’était là qu’étaient les baraques du camp et qu’avait lieu l’interminable appel. Je me suis ensuite arrêté devant une sorte de parterre en forme de croix que surplombait une vraie croix blanche près d’un petit muret. On pouvait lire les mots « Honneur et Patrie », « Ossa  humilita » (les ossements humiliés) et « A la mémoire de… » sur les 19 plaques commémoratives pour les résistants français martyrs, les républicains espagnols, les citoyens soviétiques et pour les autres. Sur une plaque était même inscrit : « Ici reposent les cendres de martyrs inconnus victimes de nazis – 1944 ». Les cendres servaient autrefois d’engrais pour le potager de la villa du chef du camp.

A droite de ce monument au morts, se trouvait le bâtiment crématoire. A son entrée, le four crématoire qui se situait au dessus de la morgue. J’ai entendu dire que brûler les corps leur fournissait de l’eau chaude, ils s’arrangeaient donc pour en brûler un maximum, aussi horrible fusse ce geste.

Derrière ce four, on trouvait des petits crochets accrochés au plafond qui étaient destinés aux pendaisons rapides, hors de la vue des autres déportés. C’est avec une grimace que je me suis engagée dans le couloir avant de me stopper devant une pièce à ma gauche : La chambre d’exécutions. La fiche accrochée au mur m’a appris que les déportés étaient ici tués d’une balle dans la nuque -dans le dos, quelle belle preuve de courage !- et que, comme je m’en doutais, la grille au sol permettait l’écoulement du sang pour un lavage plus rapide. En face, la chambre des urnes. Cette chambre contenait les urnes destinées à recueillir les cendres des incinérés au four crématoire. Pour récupérer ces urnes, les familles des défunts devaient verser une somme d’argent sans avoir la certitude qu’ils recevraient bien les cendres de l’un des leurs. En effet, certains témoignages affirmaient qu’elles étaient remplies avec n’importe quelles cendres. Il m’est impensable de me dire que les allemands se faisaient de l’argent sur le dos de ces pauvres familles. Au bout de se couloir se trouvait la chambre des cobayes qui constituait la partie « médicale » du bâtiment. Certains déportés, principalement Juifs et Tziganes, étaient enfermés dans cette chambre et soumis aux expériences que leur affligeaient les médecins et professeurs nazis. Ils pouvaient ainsi subir la stérilisation, l’application d’ypérite liquide, la scarification au bras avec des germes virulents de typhus ou encore des expériences au gaz de phosphore. Quelles qu’elles soient, ces expériences entraînaient la mort des cobayes dans d’atroces souffrances. Qui n’a pas eu envie de vomir en lisant ces mots ? Je suis retournée sur mes pas pour me diriger vers la sortie et j’ai aperçu les plaques commémoratives à l’entrée du bâtiment dont l’une était destinée à quatre femmes britanniques et françaises, membres du Special Operations Exucutive, parachutées en France puis exécutées dans ce camp.
Je me rappelle avoir apprécié le vent frais à la sortie de ce bâtiment, comme s’il m’avait permis de « digérer » ces horreurs, du moins un temps. Nous avons continué en nous dirigeant vers un autre bâtiment voisin, le Bunker, où les allemands avaient aménagé des cellules. Les cellules étaient différentes selon le degrés de peine : le premier degré consistait à enfermer un -voire plusieurs- déporté dans une cellule avec couchette en bois et pain et eau pendant trois jours, le second degré consistait à la même peine allant jusqu’à quarante-deux jours cette fois-ci, et le troisième degré consistait à enfermer un détenu dans une cellule où il ne pouvait ni s’assoir ni s’allonger, nourri au pain et à l’eau durant les trois jours précédant son exécution. Il y avait également, dans la première pièce à droite en entrant, un chevalet à bastonnade ou Prügelbock. Les déportés y étaient attachés contre les lattes, les pieds pris à l’intérieur d’une planche afin de recevoir entre dix et cinquante coups de triques sur les reins. Pour accentuer un peu plus ce supplice, ils devaient compter les coups eux-même. Bien souvent, les déportés s’évanouissaient ou mouraient avant la fin de cette torture. Quand à ceux qui avaient la chance d’y survivre, ils en gardaient les cicatrices à vie.
Nouveau besoin d’air, c’était trop dérangeant d’être à l’intérieur de ces bâtiments. Je m’apprêtais à faire le chemin inverse pour remonter vers l’entrée du camp mais je me suis arrêté devant une sorte de monument. Du fond du camp, on avait une meilleure vue sur celui-ci. Il se composait d’une croix et d’une plaque avec en arrière plan un grand bloc de pierre me semblait-il.

Comme je l’avais fait plusieurs minutes plus tôt en sens inverse, j’ai remonté le chemin vers la partie supérieure du camp avant d’entrer dans le musée.
C’est là que pendant environ une heure nous avons tenté de remplir le questionnaire donné. Ce travail nous a permis d’en apprendre plus sur la vie difficile que menaient les déportés et sur la déportation en général. J’ai pu lire ou voir de nombreuses fiches et dessins sur l’histoire des camps, les conditions de vie des camps, les violences, le travail des déportés, la faim, la « déshumanisation ». J’ai également vu un film qui retraçait l’évolution du site du Struthof, autrefois cadre agréable de ski, en camp de l’horreur. Il y avait des vitrines contenant des objets du quotidien, des uniformes… des reconstitutions, de chambres par exemple.

Je pense qu’il est important pour les nouvelles générations comme la notre de connaître l’histoire de ces hommes. Il est du devoir de l’humanité de faire un travail de mémoire en hommage à toutes ces victimes innocentes, à tous ces hommes qui se sont battus au prix de leur vie pour les défendre et pour la liberté. Même s’il est difficile de marcher sur les pas de ces défunts, que l’idée que ces fantômes nous on précédé sur ce site est plus qu’inquiétante, ce fut une expérience intéressante et bénéfique. Malgré le cadre paisible autour du camp, il règne à l’intérieur de celui-ci un climat angoissant. La vue magnifique qui baigne le Struthof n’accentue qu’un peu plus le côté dramatique du site et je trouve cela bien dommage d’avoir transformé un si bel endroit en lieu de souffrances et d’inhumanité.
Tout ce que nous pouvons faire aujourd’hui, c’est continuer de visiter ces camps, de parler de ces horreurs afin de briser l’affirmation d’Elie Wiesel : « le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli ».


Mai 18 2010

Visite Strasbourg camp de concentration et d’extermination Struhtof.

Publié par anzue dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

 

Compte rendu du camp de concentration et d’extermination.

C’est au Struthof qu’a été installé durant la Seconde guerre mondial le seul camp de concentration et d’extermination nazi qui se trouve aujourd’hui sur le territoire français : le KL-Natzweiler.

Sous le nom de « KL-Natzweiler », le camp est officiellement ouvert le 21 avril 1941. Environ 80 SS en assurent l’encadrement et l’administration. Prévu initialement pour recevoir un total de 2 000 prisonniers, le camp-souche du KZ en compte près de 7 000 à la fin du mois d’août 1944.Le nombre total de déportés qui ont été internés dans le camp même ou l’un de ses kommandos est estimé à environ 52 000. Ils sont en majorité originaires de Pologne, d’Union soviétique puis de France, des Pays-Bas, d’Allemagne et de Norvége. Des milliers de Juifs, pour la plupart originaires de Hongrie et des ghettos de Pologne, sont internés à partir de 1944 dans des kommandos extérieurs au camp-souche.

L’arrivée dans se camp de concentration a été un choc pour chacun de nous. En regardant le camp de l’extérieur nous avons pu voir les circonstance dans les quelles vivaient les déportés, afin de ne laisser aucune chance de fuite. En visitant ce camp nous avons pût admirer et comprendre la froideur, et le manque d’humanisme des nazis qui les traitaient comme des chiens.

J’ai choisi le camp de concentration de struthof car pour ma part c’était la visite la plus intéressante, au-delà de l’histoire nous avons put grâce a cet visite se faire une idée visuelle d’un camp de concentration, violente en émotion et stupéfaction.

Les sévices, les maladies, l’épuisement et la mort représentaient le quotidien des déportés. Ils souffraient de blessures dues aux coups que leur donnaient les Kapos et les SS, ainsi que des morsures des chiens dressés pour les attaquer. Ils pouvaient également être punis et condamnés à des coups de fouet sur le chevalet de bastonnade ou à une peine d’enfermement dans le bunker situé dans le bas du camp. Squelettiques, épuisés, blessés, malades, sans soins,ils finissaient tous par mourir. Ensuite finissaient dans le four crématoire ce qui servaient de chauffe eau ou encore de radiateur pour les SS. Les déportés qui tentaient de s’évader risquaient la peine de mort.


Mai 18 2010

Konzentrationslager Natzweiler-Struthof

Publié par desmarres dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Avant d’arriver à la porte principale du camp, nous n’imaginons pas encore assez l’horreur des évènements qui ont pu s’y passer, encore en train d’apprécier la vue et de rigoler, nous avançons doucement. Quelques pas de plus, et nous entrons.

C’est une entrée silencieuse que nous faisons là, certainement déjà happés par l’horreur du si grand et beau portail, qui en fait, n’est fait que de barbelés, mêlés et entremêlés. Un portail gigantesque, où l’on peut lire « Konzentrationslager Natzweiler-Struthof » et constitué de deux grandes portes pour les véhicules et de deux petites portes pour plus de sécurité. A notre droite un premier mirador.

Première avancée à l’intérieur du camp. Nous sommes bien couverts, pourtant, la neige autour de nous et le silence imprégné dans chaque mur, chaque marche, chaque endroit du camp nous donne des frissons. Partout, les barbelés empêchent qui que ce soit de sortir.

La paysage est magnifique au loin, au camp la vue y est belle. A l’intérieur, tout est figé. Nous avançons vers la grande pente du camp et passons à côté d’un gigantesque monument où est sculptée l’ombre d’un corps de déporté. La pente est faite de pavés, elle est plutôt raide et glissante, nous allons vers les seuls bâtiments qu’il reste du camp, car les baraques ont été enlevées.

Nous arrivons face à un premier bâtiment, le four crématoire. Après la lecture de plusieurs panneaux en mémoires aux soldats massacrés dans la nuit du 1er Septembre 1944, aux quatre femmes exécutées dans le camp et aux trente trois membres du groupe mobile Alsace-Vosges, nous smomes face à un four crématoire, où les allemands glissaient les corps des déportés à l’aide d’une glissière métallique pour les transformer en cendres, après avoir préalablement enlevé dents en or et en argent. Les corps étaient montés jusqu’à cette pièce à l’aide du monte charge à notre droite. La chaleur de ce four permettrait de chauffer l’eau du ballon scellé au dessus. Derrière le four, il y a des crochets, servant aux pendaisons rapides et discrètes. Dans ce bâtiment se trouvaient également les bureaux des médecins SS, les secrétariats, la chambre des cobayes, la salle des exécutions et la salle des urnes funéraires. Au fond du couloir, il y a la salle d’autopsie, par la porte, nous pouvons voir la table sur laquelle les opérations avaient lieu, une table avec de petites rigoles qui conduisaient le sang jusqu’à un lavabo. Une salle qui ne manque pas de nous laisser imaginer les effroyables choses qui ont pu s’y produire.

Nous marchons à présent vers le deuxième bâtiment restant, le bloc cellulaire dit « bunker ». Chaque camp possède sa prison. A l’intérieur, il y a 20 cellules et 8 réduits cachots. Un panneau nous apprend qu’il y avait un premier degré de punition, 3 jours de prison, avec couchette en bois, pain et eau, un second degré, 42 jours de prison, avec couchette en bois, pain et eau, puis un troisième degré, jusqu’à l’exécution, et pendant les trois jours qui précèdent, aucune possibilité de s’allonger ou de s’asseoir, avec pain et eau. Ce bâtiment n’a jamais été chauffé par les SS. Plus loin, nous pouvons voir le chevalet de bastonnade, les déportés y étaient attachés et recevaient plusieurs dizaines de coups de nerf de boeuf, et devaient compter eux-mêmes. Beaucoup en mourraient, d’autres étaient fortement marqués ou gravement blessés.

En poursuivant notre visite dans les deux musées situés dans les blocks cuisine, nous apprenons que le 23 novembre 1944, les Alliés découvrent le site évacué par les nazis depuis septembre. Pour certains déportés des camps annexes, le calvvaire se prolonge au cours du printemps 1945 par les marches de la mort, ce qui fera environ 5 000 morts. Nous pouvons aussi voir que les déportés n’étaient vêtus que d’une chemise, d’un pantalon, une veste, une paire de claquettes en bois (les habits ressemblaient à des pyjamas rayés).


Mai 18 2010

Le camp du Struthof par Mathieu Delfolie

Publié par delfoliem dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Lors de notre voyage à Strasbourg, nous avons visité le camp de Struthof. La visite de ce site fut très intéressante mais aussi surprenante car je n’avais encore jamais vu de camp de concentration. Le camp de Struthof fut l’unique camp d’extermination en France, celui-ci est situé près du village de Natzweiler. Arrivé au camp nous avons visité sur la première plate-forme le musée de l’Histoire de la déportation, avec la potence, le four crématoire, la prison et la fosse aux cendres. Le mémorial de la déportation fut inauguré par le Général de Gaulle le 23 juillet 1960, il symbolise la flamme de la liberté par une spirale de béton de 40.50 m de haut, et signale de loin l’emplacement du camp. Sur le site, est présente la nécropole nationale avec 1120 tombes de déportés,  il y a aussi la chambre à gaz avant l’entrée du camp et la carrière à quelques kilomètres du site. En conclusion, la visite de ce site fut impressionante et c’est pour cela que je conseille aux gens d’aller le visiter.


Mai 18 2010

Compte-rendu sur le camp de Struthof

Publié par bouchercl dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof, Voyage Strasbourg      

Durant notre voyage à Strasbourg, le 31 mars 2010, notre classe de 1erLES avons visité plusieurs sites historiques, concernant la 1er et 2nd Guerre Mondiale. L’ un de ces sites, le camps de concentration du Struthof nous a beaucoup marqués. En effet, ce site, que j’ai eu la chance de découvrir, a été un camp de concentration parmi des milliers qui existaient sous le pouvoir hitlérien. Il a également servi comme camp expérimental d’extermination. Il est difficilement imaginable qu’à une cinquantaine de kilomètres de Strasbourg, près de Schirmeck, sur le site de la belle vallée de la Bruche, en plein massif vosgien, les meurtriers nazis ont sévi dans toute l’horreur de leur projet infâme. Le but premier du camp était de fournir des pierres nécessaires à la reconstruction des villes allemandes détruitent durant la guerre. A la base, le camp ne pouvait recevoir que 2000 prisonniers, or le nombres de prisonniers était de 7000 à la fin du mois d’août 1944. le camp était organisé de tel sorte qu’il était quasi impossible d’y échaper.

 

Des miradors de surveillances étaient disposés tout au tour du camp et 2 ligne de babelés entouraient le camp. Celle-ci étaient disposées à quelques mêtres d’ intervale. De plus des soldats armés et en compagnis de chiens de chasses tournaient sans cesse autour du camp.  Ainsi, il était quasi impossible d’en échaper. 

   

Plusieurs méthodes d’exécutions étaient misent en oeuvre pour assassiner les déportés. La potence en premier lieu et surtout les chambre à gaz. Certains mourrait aussi de faim, de fatigue ou d’une hygiène de vie déplorable.

  

 


Mai 10 2010

Le camp du Struthof

Publié par lanceleurm dans 2nde guerre mondiale, Articles, Struthof      

Le camp du Struthof fut un camp de concentration parmi les nombreux autres existant sous le pouvoir hitlérien. Il fut également utilisé en tant que centre d’expériences sur les déportés. Les meurtriers nazis ont sévi dans toute l’horreur de leur projet infâme jusqu’en 1944.
                A son apogée, ce camp comprenait 17 baraquements en bois, où les hommes étaient entassés à n’en plus pouvoir respirer. Pour illustrer ces faits, le camp avait une capacité de contenir 2000 détenus, cependant quatre fois plus d’hommes y furent envoyés.
   En cas d’une possible évasion, un double réseau de barbelés entourait le camp ( toujours présent aujourd’hui, comme nous l’avons vu lors du voyage) ainsi que 8 tours permettant aux nazis de surveiller les prisonniers .
            De nos jours, le Struthof demeure un lieu de mémoire afin que personne n’oublie jamais les 12000 victimes que le camp a conduit tout droit à la mort.